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Bob Dylan - Biographie

 

bob dylanL’influence de Bob Dylan sur la musique populaire est immense. En tant que compositeur, il a ouvert la voie à une multitude de courants et à quantité d’auteurs/compositeurs dans le monde. En tant que chanteur, il a fait voler en éclats les règles selon lesquelles un chanteur devait avoir ce qu’on appelle une belle voix pour prétendre au succès et a ainsi redéfini la place du chanteur dans la musique populaire américaine. En tant que musicien, il a fait naître différents styles de musique, y compris le folk rock, la country rock et le gospel rock. Et on est encore loin du compte. L’impact de Dylan était clair lorsqu’il a explosé dans les années 60 – le virage opéré par les Beatles, au milieu des années 60, vers un registre introspectif n’aurait jamais eu lieu sans lui – mais son influence s’est étendue aux générations suivantes. La plupart de ses chansons sont devenues des références mondiales, et ses meilleurs albums sont entrés au panthéon des classiques rock.

Avant de devenir un personnage d’une telle ampleur, Dylan est né Robert Zimmerman à Hibbing, petite ville minière du Minnesota, d’une famille modeste, dont le père tenait une quincaillerie. Dans son adolescence, il est fan de Little Richard et d’Elvis Presley, et il joue dans des groupes amateur de rock (« The Golden Chords ») En 1959, il s’inscrit à l’Université du Minnesota pour y suivre des cours d’art et découvre la chanson folk.

Il débarque en 1960 à New York et il se rend directement dans le quartier beatnik de Greenwich Village, où il se fait appeler Bob Dylan, en hommage au poète gallois Dylan Thomas et se réinvente en partie un passé. Il prend aussi modèle sur Woody Guthrie, l’icône du folk américain des années 40, et sympathise avec l’homme, au chevet duquel il se rendra à l’hôpital. Dylan commence à se produire dans les clubs folks, et son charisme rugueux finit par faire mouche. En avril 1961, il chante en première partie de John Lee Hooker, encore méconnu, au Gerde’s Folk City, un célèbre club du Village. Cinq mois plus tard, il donne un nouveau concert au même endroit et reçoit une élogieuse critique dans le « New York Times », qui lui permet peu après de signer un contrat avec Columbia Records.

Au fil de l’année 1962, Dylan commence à écrire une longue série de chansons originales, la plupart protestataires dans la veine de celles de ses contemporains de Greenwich Village. Son album « The Freewheelin’ Bob Dylan », entièrement composé de chansons originales, surprend dans la communauté folk et de nombreux chanteurs se mettent à en reprendre des titres.

L’une de ces plus célèbres reprises est celle de « Blowin’ in the Wind », par Peter, Paul et Mary, qui devient l’un des succès de l’été 1963, faisant ainsi de Dylan une valeur sûre et reconnue. Grâce à cette reprise, « The Freewhelin’ Bob Dylan » est classé à la 23e place du top album dès l’automne 1963. C’est à cette période que Bob Dylan et Joan Baez, star de la folk music tombent amoureux : elle le fait monter sur scène en première partie de ses concerts pour lui permettre de se faire connaître d’un vaste public, et se met à enregistrer ses chansons. Dylan écrit à une vitesse sidérante et se produit en concert des dizaines de fois par an. La même année, il est la vedette incontestée du Festival folk de Newport.

« Another Side of Bob Dylan » sort en 1964 et l’album déconcerte ses fans. Délaissant les sujets de société, il privilégie des chansons intimes où il évoque notamment son amertume envers les femmes. Ca n’est que le premier d’une suite de revirements de ton et de style, perçus par ses fans comme une trahison : on le verra successivement abandonner le militantisme pour l’intime, le rock pour la country, puis le Judaïsme pour le Christianisme « Born Again ». En 1965, il provoque un scandale au Festival folk de Newport, en montant sur scène avec des musiciens de blues électrique. L’année suivante, lors d’une célèbre tournée européenne (il se produit entre autres à Paris, sur la scène de l’Olympia), avec le groupe qui deviendra« The Band », il se fait traiter sur scène de Judas, lors de son passage en Angleterre.

La période rock du milieu des années 60 est volontiers exubérante, frénétique et hallucinée : « Bringing It All Back Home » et « Highway 61 Revisited » (1965) gardent des accents acoustiques mais il est évident que Dylan tourne le dos à la folk music. Le public reste pourtant au rendez-vous. Ses paroles sont un torrent d’images sauvages et poétiques, chantées avec un phrasé et un timbre qui n’appartiennent qu’à lui. « Like A Rolling Stone », sa chanson la plus connue des sixties, est une ode flamboyante à la liberté, longue de six minutes. Après avoir été, à son corps défendant, le porte-parole de toute une génération, Dylan devient, avec « Like A Rolling Stone », la star incontestée de la rock music. Elle est citée chanson numéro un de tous les temps par le magazine Rolling Stone en novembre 2004. En 1966, l’album « Blonde on Blonde » clôt en beauté sa « trilogie électrique » : ce premier double album de l’histoire du rock est considéré par beaucoup comme son chef-d’oeuvre.

Peu après, Dylan est victime d’une fracture du cou suite à un accident de moto, ce qui marque un tournant décisif dans sa carrière. Il commence à vivre en reclus, calfeutré dans sa maison de Woodstock, où il élève ses enfants avec son épouse Sara. Il enregistre dans le sous-sol d’une maison, avec son groupe « The Band », une série de chansons surréalistes, drôles ou émouvantes. Elles seront connues plus tard comme les « Basement Tapes » et ne verront officiellement le jour que dix ans plus tard. Ce n’est qu’aujourd’hui en 2007 que la chanson la plus mythique de cette session « I’m not there » est dévoilée au public .

L’année suivante, Dylan enregistre « John Wesley Harding », son premier album après l’accident. Dylan y abandonne le rock pour un son plus personnel et apaisé. L’une des chansons, « All Along the Watchtower », sera reprise triomphalement, peu après, par Jimi Hendrix. La bande originale du film Pat Garret et Billy le Kid de Sam Peckinpah, qu’il compose en 1973, lui vaut d’avoir pour la première fois de sa vie un titre classé en tête du hit parade américain, avec « Knockin’ On Heaven’s Door ».

L’album « Blood on the Tracks », qui exprime sa forte détresse sentimentale au moment de son divorce avec son épouse Sara, remporte en 1975 un immense succès, suivi l’année suivante par « Desire ». En 1979, Dylan opère un nouveau revirement dans sa vie et sa
carrière, en se convertissant au courant « Born Again ». Il en résulte une série d’albums de gospel rock, dont l’Histoire retient surtout « Slow Train Coming ». En 1983, il revient au Judaïsme et « Biograph », un coffret de cinq disques, résume en 1988 la carrière du chanteur depuis les années 60.

Durant les années 80, Bob Dylan enchaîne un nombre hallucinant de concerts (dès 1988, il se lance dans le « Never Ending Tour », toujours d’actualité), avant de susciter un regain d’intérêt dans les années 90. La profession semble le redécouvrir et le couvre de récompenses : un Grammy Award en 1991 pour l’ensemble de son oeuvre, trois Grammy Award (dont celui de l’album de l’année) pour son album « Time Out of Mind » sorti en 1997, enfin le Golden Globe et l’Oscar de la meilleure chanson originale, « Things Have Changed », en 2001, composée pour le film Wonder Boys, de Curtis Hanson.

DES CHIFFRES ET DES ÊTRES

• Bob Dylan a écrit plus de 500 chansons, sorti 44 albums, vendu plus de 100 millions de disques dans le monde et fait l’objet de plus de 500 livres.
• Ses chansons ont été reprises par plus de 2000 artistes (notamment les Rolling Stones, Rod Steward, Guns N Roses, P.J. Harvey, Garth Brooks, Stevie Wonder, The O’jays, Rage Against the Machine, Pearl Jam, Neil Young, Tom Petty, Sheryl Crow, Duke Ellington, Buck Owens, Jimi Hendrix etc…)
• Phénomène de scène, Bob Dylan a bâti une bonne partie de sa réputation sur ses performances en concert : il y a eu les cafés de Greenwich Village dans les années 60, puis les stades géants dans les années 70, enfin, ses tournées mondiales en 2003. Depuis 1988, il s’est produit une centaine de fois par an (du Montana à Rio de Janeiro, de Melbourne à Singapour, face à des étudiants lors de la Fête du Jazz à la Nouvelle Orléans, et devant le Pape Jean-Paul II à Rome).
• Son dernier album, « Modern Times », récompensé aux Grammy Awards, fut un hit international, avec plus de 2 millions d’albums vendus dans le monde, et valut à Dylan d’être classé numéro un au top album américain, une première en trente ans de carrière.
• Ses mémoires « Chroniques – volume I », sorties en octobre 2004, furent un best-seller mondial et apparurent pendant 19 semaines dans le classement des best-sellers publié par le New York Times.

PETITES RÉCOMPENSES ENTRE AMIS
Entre autres prix et honneurs, Bob Dylan a notamment :
• Eté nommé en 1971 Docteur Honoris Causa de l’université de Princeton.
• Fait son entrée en 1982 dans le « Hall of Fame » des compositeurs.
• Fait son entrée en 1988 dans le « Hall of Fame » du Rock and Roll.
• Eté fait en 1990 Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres par la France.
• Reçu en 1991 un Grammy Award pour l’ensemble de son oeuvre.
• Reçu en 1997 la Médaille du Kennedy Center des mains du Président Clinton.
• Eté nommé chaque année depuis 2003 pour le Prix Nobel de Littérature.


 

 

 

 


 
 

 

      

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