les infideles
les infidèlesIls sont trois, Alban, Arthur, Basile. Des copains qui font les 400 coups à Paris. Ils veulent vivre libres, ne jamais s'attacher aux autres. Éviter l'amour qui enchaîne les êtres. Alban est prof de philo, c'est lui qui raconte. Ses cours ressemblent à sa vie. Un questionnement. Et puis, il y a Lena, qui a voulu un peu plus que la liberté. Lena l'amoureuse. Qui a voulu une vie à deux que n'a pas su lui donner Alban. Alors elle est partie. Depuis, Alban vit avec son absence. Les souvenirs des nuits partagées. Les nuits parisiennes où l'amitié, l'alcool et la cocaïne flirtent avec le désespoir. Et puis il y a la nymphette, Lucie, une élève d'Alban, mais malgré ses joues gourmandes d'adolescente, c'est toujours Lena qui l'obsède. Un roman introspectif où Charles Pépin parle de cette soif de liberté qui rend parfois les gens infidèles. Le livre pose des atmosphères et des musiques qui accompagnent la vie des personnages. Et, comme un parallèle à l'écriture, on entend les voix de Lou Reed, Iggy Pop ou Bowie. De vieux morceaux, échos du passé, celui d'Alban et de tous les infidèles.
« Les infidèles », Charles Pépin, éd. Flammarion ; 281 p., 16 E.
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Les infidèlesde Charles Pépin
critiqué par Nothingman, le 29 août 2002 (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 28 ans)
La note:
La perte du désirJe dois avouer que j'ai eu peur à l'entame de ce roman! Après une centaine de pages, je n'avais pas encore cerné la trâme et je me demandais en fait qui fait quoi dans cette histoire? Mais ne vous en faites pas, ce n'est que passager, ce roman se lit comme un puzzle et le style de cet auteur (par ailleurs critique pour l'émission "Cultures et dépendances" de Franz Olivier Giesbert) aide à passer ce premier cap ma foi angoissant de se dire qu'on n'y comprendra rien. C'est de la littérature bien enlevée.Ce roman est celui de deux amis, Arthur et Alban. Arthur vit une relation avec Pénélope et passe bourgeoisement sa vie entre Bruxelles et Auxerre. Alban , lui, est professeur de philosophie et vit avec Léna. Il est obligé de faire de fréquents allers-retours entre Paris et Cambrai pour dispenser son enseignement. Mais voilà, Pénélope quitte Arthur pour envisager une vie plus sûre qu'avec un trentenaire éternel adolescent.Arthur vient s'installer chez Alban et Léna. Mais Léna à son tour va quitter Alban.Je comparerais volontiers ce roman à un road-movie philosophique entre Paris et Cambrai.Un roman qui traite de l'usure des sentiments et de ces femmes qui aspirent à plus de sécurité au bout d'un certain temps. Ce roman éclaté comme un film de David Lynch montre combien l'esprit d'Alban est perturbé suite au départ de Léna. Au fil de ce roman, Alban va entamer sa petite introspection et découvrir pourquoi l'alchimie hommes-femmes est parfois si difficile à atteindre et à prolonger.Le style, quant à lui, est subtil, joli et frais. Je ne résiste d'ailleurs pas à la tentation de citer ce petit trait d'esprit: " Les filles nous demandent d'abord de les séduire, puis elles nous demandent de changer, et enfin elles nous quittent parce que nous avons accepté de retourner notre veste".A travers ce roman, c'est aussi l'occasion de réviser quelques notions philosophiques car le personnage d'Alban établit de fréquents parallélismes entre sa vie et son programme de philosophie. Bref un roman plaisant pour tout qui franchira l'écueuil des cents premières pages.
critiqué par Nothingman, le 29 août 2002 (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 28 ans)
La note:
La perte du désirJe dois avouer que j'ai eu peur à l'entame de ce roman! Après une centaine de pages, je n'avais pas encore cerné la trâme et je me demandais en fait qui fait quoi dans cette histoire? Mais ne vous en faites pas, ce n'est que passager, ce roman se lit comme un puzzle et le style de cet auteur (par ailleurs critique pour l'émission "Cultures et dépendances" de Franz Olivier Giesbert) aide à passer ce premier cap ma foi angoissant de se dire qu'on n'y comprendra rien. C'est de la littérature bien enlevée.Ce roman est celui de deux amis, Arthur et Alban. Arthur vit une relation avec Pénélope et passe bourgeoisement sa vie entre Bruxelles et Auxerre. Alban , lui, est professeur de philosophie et vit avec Léna. Il est obligé de faire de fréquents allers-retours entre Paris et Cambrai pour dispenser son enseignement. Mais voilà, Pénélope quitte Arthur pour envisager une vie plus sûre qu'avec un trentenaire éternel adolescent.Arthur vient s'installer chez Alban et Léna. Mais Léna à son tour va quitter Alban.Je comparerais volontiers ce roman à un road-movie philosophique entre Paris et Cambrai.Un roman qui traite de l'usure des sentiments et de ces femmes qui aspirent à plus de sécurité au bout d'un certain temps. Ce roman éclaté comme un film de David Lynch montre combien l'esprit d'Alban est perturbé suite au départ de Léna. Au fil de ce roman, Alban va entamer sa petite introspection et découvrir pourquoi l'alchimie hommes-femmes est parfois si difficile à atteindre et à prolonger.Le style, quant à lui, est subtil, joli et frais. Je ne résiste d'ailleurs pas à la tentation de citer ce petit trait d'esprit: " Les filles nous demandent d'abord de les séduire, puis elles nous demandent de changer, et enfin elles nous quittent parce que nous avons accepté de retourner notre veste".A travers ce roman, c'est aussi l'occasion de réviser quelques notions philosophiques car le personnage d'Alban établit de fréquents parallélismes entre sa vie et son programme de philosophie. Bref un roman plaisant pour tout qui franchira l'écueuil des cents premières pages.
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2 commentaires:
j'ai commencé votre livre"une semaine pour philosopher" que j'ai découvert dans philosophie magazine et je me permets de vous faire parvenir quelques remarques, particulièrement sur le thème du jeudi" qu'apprend-on vraiment à l'école".
Vous écrivez que l'école, il est vrai (donc vérité abolue et définitive)à vocation à égaliser ces conditions(citeés auparavent page 130).
pensez vous réellement que des enfants dont les familles n'appartiennent pas à la même classe socio-professionnelle(à ne pas confondre avec socio-culturelle)puissent être égaux face à l'éducation qu'is reçoivent à l'école sans aucun préjugé des enseignants compte tenu de la situation des parents?
je garde en mémoire les fameux tickets de cantine de différentes couleurs selon le quotient fiscal des parents: ticket bleu , vous etiez aisé / ticket rose ,pauvre et ticket jaune très pauvre.jamais discrimination (ou classement sociale) n'est apparue aussi flagrant et honteux. Heureusement les modalités de paiement ont évoluées en 1/4 de siécle.
Par ailleurs dès la maternelle, une fiche de renseignement comporte une rubrique"profession des parents". Au dela de tous préjugés cela ne s'apparente t-il pas à un étiquetage des enfants?
Dans quel souci? afin de mieux cerner le cercle familial et d'anticiper ou d'expliquer des problèmes de comportement ou de travail scolaire?
ou plus simplement de maintenir en vigueur le viel adage classes laborieuses=classes dangereuses?(adage que nos gouvernants actuels s'échinent à maintenir d'actualité).
l'école(publique bien sur) doit s'attacher à ce que les enfants soient tous égaux face au savoir qu'ils reçoivent. Je suis moins catégorique quant à la réalité effective.
Sincéres salutations philosophiques
en 2000 je passai un weekend en normandie avec un groupe d anciens eleves d hec, j avais suivi mon frere il me demandait de le proteger car il souffrait de psychose paranoiaque aigue. c est ainsi que je fis ainsi la connaissance de Charles Pepin une revelation! Un jeune chef de produit m avait tendu son livre, il tenait des propos incoherents, fanatiques et heurtés. la societe, les bonus de fin d annee, si je voulais m en debarasser il me fallait avoir lu Descente de Charles Pepin qui etait le chef des rebelles.
tout y etait ecrit disait il, la dechirure, l ennui et la fuite. J ai donc lu "Descente" de Charles Pepin car je m ennuyais fort. Comme je fus subjuguée par la descente aux enfers de mon idole, la cocaine, le mdma, les raves party !
Ce jeune auteur symbolise la subversion pour toute une generation d etudiants en ecole de commerce.
J ai lu qu il lui avait fallu 3 ans pour ecrire ce chef d oeuvre, je fus un peu surprise mais sans doute les penseurs de ce siecle ont il leurs raisons. que dis je les jouisseurs!
un bemol il m a semble relever une legere mauvaise conscience de l auteur, toute son oeuvre en est empreinte meme le titre, regardez moi, je me drogue je ne souffre par de descentes. ce doit etre psychosomatique. il faut se defaire de la mauvaise conscience c est une invention des cures pour vous domestiquer.
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