les hélicoptères taxis
les hommes d'affaires délaissent les rues embouteillées pour prendre la voie des airs
ous le soleil de Mexico, la valse des hélicoptères donne le tournis. «Ce n'est pas une opération de police, mais nos dirigeants qui rentrent d'un rendez-vous», crie sous le vacarme des hélices le portier de l'une des tours du quartier d'affaires. Les cadres supérieurs mexicains volent pour éviter les embouteillages tentaculaires de cette mégalopole de plus de 20 millions d'habitants. Un marché porteur pour les professionnels du secteur, Eurocopter en tête.
Si certaines entreprises, comme Pepsi, Nestlé ou Telmex, possèdent leurs appareils, la plupart font appel à une quinzaine de compagnies spécialisées. Coût horaire de ces taxis aériens : entre 1 000 et 1 500 euros. «C'est un gain de temps et d'argent pour nos clients, qui mettaient des heures à traverser la capitale. Et une parade contre vols et enlèvements dans l'une des villes les plus dangereuses du monde», explique Ulises Oliveros, directeur commercial de Mercurio Helicôpteros.
Mais avec plus de 70 vols par jour, le ciel de la capitale s'encombre. «Il n'y a pas de limitation légale du trafic aérien», reconnaît José Gonzalez Diaz, porte-parole du ministère des Transports. Pis, la plupart des pilotes achètent leur brevet sans suivre de cours théoriques. Et si Eurocopter vient d'investir 6,5 millions d'euros dans une future école de pilotage, les accidents sont encore fréquents. En 2006, José Manuel Agudo Miller, fils du patron de l'entreprise de crédit Hipotecaria Su Casita, a trouvé la mort dans la chute d'un appareil en pleine rue. A Mexico, les piétons lèvent la tête avant de traverser...
Source http://www.challenges.fr
Libellés : Transport

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