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vendredi, octobre 31, 2008

Moscow Belgium Notes de Production

Un portrait de femme
MOSCOW, BELGIUM est une comédie sur une femme de 41 ans et sur les heurs et malheurs de
sa vie. «Mon mari est en pleine crise de milieu de vie, ma fille aînée fait sa crise d’adolescence, ma fille cadette pense qu’elle fait sa crise d’adolescence et mon fils n’arrive pas à commencer la sienne. Et ma voiture doit être réparée. Ma vie est faite de bleus et de bosses» déclare dans le film le personnage de Matty. C’est l’actrice Barbara Sarafian qui interprète le rôle. «Quand j’ai lu le scénario, je n’ai pas hésité une seconde», raconte-t-elle, «Matty est une femme, non seulement déchirée par le choix qu’elle doit faire entre deux hommes, mais aussi par sa propre vie. Je pense que toutes les femmes portent une part de Matty en elles».

«Tout le monde a bien connu, dans sa propre famille ou dans son cercle d’amis, des situations similaires» explique le réalisateur Christophe van Rompaey. Et en effet, depuis que le monde est monde et que les couples existent, les situations décrites dans MOSCOW, BELGIUM sont bien connues: la crise de la quarantaine, un homme marié qui a une liaison et une mère de famille qui découvre soudain qu’elle peut à nouveau être amoureuse. Mais, une des qualités principales du film est d’avoir su rendre authentique et touchante l’histoire de Matty. Le choix des comédiens s’est donc avéré primordial pour pouvoir convaincre les spectateurs que les drames, les rires et les amours des personnages étaient vrais.


Le choix des acteurs
Volontairement, Christophe van Rompaey n’a pas choisi les acteurs flamands les plus connus. Barbara Sarafian avait mis sa carrière au ralenti afin de pouvoir s’occuper de son fils Julian qui interprète Peter, le fils de Matty dans le film. Quant aux deux autres comédiens principaux, Jurgen Delnaet et Johan Heldenbergh, ils sont surtout connus pour leur carrière au théâtre. «Avant le tournage, nous avons beaucoup répété», raconte Barbara, «mais sur le plateau, Christophe nous a laissé libres, en fonction de notre intuition ou de notre expérience. Comme réalisateur, il n’affectionne d’ailleurs pas les mouvements de caméra compliqués ou les prises de vue alambiquées. Il se concentrait sur nous, les acteurs, et sur l’histoire». «Les scènes intimes entre Johnny et Matty me rendaient un peu nerveuses» enchaîne Jurgen Delnaet. «Mais Christophe est parvenu à créer une atmosphère calme et juste, et à nous faire sentir de manière exacte les sentiments des personnages. Ce que j’apprécie surtout dans le caractère de Matty, ce sont ses sautes d’humeur constantes. En une minute, d’ange, elle devient démon et Johnny ne sait pas trop comment réagir. C’est tellement vrai, c’est tellement comme dans la vie».

Mixité sociale et différence d’âge
Matty et Johnny ne sont pas les seuls à vivre une histoire d’amour. Werner, le mari de Matty, a quitté le domicile familial pour s’installer avec une de ses anciennes élèves. Mais, ce professeur de dessin à l’Académie de Gand est empêtré dans une culpabilité qui l’empêche de se séparer définitivement de sa femme. Il vit d’ailleurs mal la liaison de Matty avec Johnny et a une réaction de mari jaloux quand il l’apprend. D’autant qu’en plus, tout sépare cet intellectuel quarantenaire et le jeune camionneur mal dégrossi. L’autre histoire du film est bien sûr celle de la fille de 17 ans de Matty. Véra est irritée par le comportement de ses parents. Son père est amoureux d’une jolie jeune femme de 22 ans qui pourrait être sa soeur aînée et sa mère aime un jeune conducteur de poids lourds couvert de tatouages. Moqueuse et cynique, Véra refuse d’être le témoin silencieux des tribulations sentimentales de ses parents. Mais l’adolescente rebelle osera-t-elle leur présenter son nouvel amour et surtout, seront-ils prêts à l’accepter ?

L’universalité du sujet
Les acteurs, comme les membres de l’équipe technique, ont tous un lien avec Moscou, le quartier ouvrier de Gand où a été tourné le film. Cette proximité a encore renforcé l’authenticité du film. Barbara Sarafian habite près du lieu du tournage. Johan Heldenberg a passé son adolescence dans un des appartements où vit Matty, tout comme Jean-Claude van Rijckegem, le producteur, qui lui y a grandi. Tous les acteurs du film sont Gantois de souche et sont à même de parler le dialecte gantois. «Pourtant, ce n’est pas un film sur la vie dans les quartiers ouvriers des faubourgs de Gand», explique Jean-Claude van Rijckeghem, «C’est une histoire qui pourrait se passer n’importe où. Le thème, l’amour et ses rebondissements, est universel».

Le tournage
MOSCOW, BELGIUM a donc été tourné dans un quartier populaire de Gand, dans l’ordre chronologique, pendant seulement vingt jours en août et septembre 2007. L’appartement de Matty est une HLM des années 70, un vrai logement, et non un décor, où les comédiens comme l’équipe technique, une trentaine de personnes, ont passé près de deux semaines. Le bâtiment se trouve à côté des bretelles d’une autoroute de sorte que le flux incessant des voitures et leur bourdonnement constituait un fond sonore continu. «Dans cet appartement, je me sentais comme une vraie mère» explique Barbara Sarafian. «C’était ma famille et c’est ce que j’ai voulu montrer. Il y avait pas mal de scènes de repas, j’appelais donc les enfants pour passer à table, comme une vraie maman. Et, je n’arrêtais pas de leur dire de ne pas jouer avec leurs couverts ou de ne pas cogner le pied de leur chaise contre la table. Et cela marchait ! Les enfants étaient fantastiques». Bien sûr, tourner dans un vrai appartement, avec de vrais voisins de chaque côté du mur, avec des séquences de nuit, n’était pas une sinécure et demandait un effort de discipline constant pour tous. Mais, cela a permis d’accentuer le réalisme du film. «Quand nous tournions la nuit, nous étions tous en chaussettes pour ne pas faire de bruit et ne pas déranger les voisins»
raconte le producteur exécutif Dries Phlypo.

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