Le Bon, la brute et le cingle - Interviews
LE BON, LA BRUTE, LE CINGLEKIM JEE-WOON : Réalisateur"Ce sont toujours des moments de cinéma qui me donnent l'idée du film que je veux réaliser. Dans les westerns, c'est le vent du nord qui souffle dans le désert, l'homme au fusil qui marche seul, la détonation soudaine d'une arme… Ces clichés récurrents me séduisent à chaque fois.Après "A bittersweet life", j'ai voyagé et découvert les étendues et le ciel infini de la Mandchourie.Lors de l'occupation japonaise dans les années trente, la Mandchourie était sûrement un espace à exploiter, pour ceux qui n'avaient d'autre choix que de quitter leur pays d'origine. Ce film raconte l'histoire de trois hommes qui portent dans leur cœur leur pays natal, mais dont l'instinct les pousse à aller jusqu'au bout du désert.Je ne veux pas que mes héros soient catalogués comme le bon, la brute, ou le cinglé, car les personnages changent au gré des situations. Tous peuvent être tour à tour bons, brutes ou cinglés. La Mandchourie de cette époque, terrain de rivalité des grandes puissances, était composée de diverses cultures qui cohabitaient tant bien que mal dans ce chaos. La loi du plus fort y régnait.Dans cet environnement hostile, je me suis amusé à casser les codes du western.Je souhaite maintenant partager le plaisir de voir les courses-poursuites entre ces trois hommes qui courent après leur rêve."Kim Jee-woo
NOTES DE PRODUCTION
Le Western oriental
Il était a priori impensable que le western, genre le plus occidental qui soit, puisse être transposé en Corée. C'était compter sans l'imaginaire de Kim Jee-woon qui a vu le désir de se mesurer au genre, en s'inspirant des Coréens venus vivre dans la Mandchourie des années trente, dont il décide de faire trois personnages intrépides que rien ne peut arrêter, pas même le désert…La beauté de cette terre infinie, des cultures qui se croisent, et trois hors la loi asiatiques qui s'affrontent, tels sont les ingrédients de ce genre revisité : le western oriental.
Un trio de rêve
Réunir les trois acteurs les plus connus du cinéma coréen révélait de l'impossible. Mais l'idée de tourner un western inventé par Kim Jee-woon était irrésistible.Enchantés de tourner enfin ensemble, leur jubilation est palpable tout au long du film.
La Mandchourie des années trente
Le conflit d'intérêts des grandes puissances impérialistes atteint son apogée dans les années trente et la Mandchourie connaît une période difficile. Les chocs culturels et linguistiques entre les Russes, les Chinois, les Mandchous et les Coréens créent des situations potentiellement explosives. Kim Jee-woon s'est amusé à imaginer la Mandchourie multiculturelle et pluri-ethnique de cette époque. La fumerie d'opium, les plaines désertiques, le marché fantôme, les trafiquants d'armes et d'esclaves, les femmes envoutantes dans leur robes de soie. Avec son nouveau film, il nous invite à faire un voyage à travers un temps et un espace proches de la science-fiction.
Un défi à relever
"Le bon, la brute, le cinglé" est le film le plus attendu de l'histoire du cinéma coréen.Tout y contribue : le western (genre occidental par excellence), un budget pharaonique de dix-sept millions de dollars qui en fait le film le plus cher de l'histoire de Corée, les trois plus grands acteurs du cinéma coréen, les paysages majestueux de Mandchourie, des scènes d'action impressionnantes et l'imagination de Kim Jee-woon. Comme il le dit très simplement :"Ce film est fait pour offrir du plaisir au spectateur. Il n'a plus qu'à entrer dans la peau des personnages, à courir avec eux, à avoir peur pour eux, sans oublier de rire, avec eux et à cause d'eux…"
300 jours d'aventure extrême
Pendant les neuf mois de tournage, le film a été tourné sur le continent chinois, allant de Dunhuang, aux portes de la Route de la Soie, en bas du désert de Gobi jusqu'aux chemins de fer de Jia Yu Guan. Seule une infime partie a été tourné à Séoul et à Jeong-eup. Il était essentiel d'aller là-bas pour obtenir cet horizon de vastes plaines qu'on voit dans les westerns. Comme l'explique Kim Jee-woon :"En Chine, on a eu beaucoup plus de mal que prévu, mais on est reparti avec des images beaucoup plus fortes que prévu." Les quatre cent membres de l'équipe ont eu à s'adapter à la variation des température : 10° le matin et 40° l'après-midi, une météo imprévisible, des tempêtes de sable etc... Tout a concouru pour en faire un tournage infernal, parce qu'impossible à planifier."Dès qu'on trouvait le lieu idéal pour le tournage d'une scène, on découvrait aussi qu'aucune route n'était praticable pour y accéder en voiture. Avant le tournage, nous avons donc dû fabriquer une route de trente-trois kilomètres." Comme les personnages prêts à tout pour réaliser leur rêve, l'équipe technique s'est donné à fond dans cette aventure. Le résultat est à l'écran…
De l'action sans doublure
Il n'y a eu aucune doublure pour les scènes d'action. Les courses à cheval, la moto qui se lance dans l'explosion, le cheval qui prend peur et se rue vers la caméra… tout a été tourné "pour de vrai". Aucun effet visuel non plus. Aucun acteur, même les rôles principaux, n'a eu recours à une doublure pour les scènes d'action. Lee Byung-hun (La Brute) raconte : "J'étais excité, j'avais peur et j'avais les mains moites quand on disait "action!". J'étais angoissé et euphorique à la fois. Quand le cheval partait à toute vitesse, je me disais que je pourrais mourir si je tombais. Mais quand la prise était bonne et que la scène était forte, je ressentais à chaque fois une satisfaction incroyable".
Le Western oriental
Il était a priori impensable que le western, genre le plus occidental qui soit, puisse être transposé en Corée. C'était compter sans l'imaginaire de Kim Jee-woon qui a vu le désir de se mesurer au genre, en s'inspirant des Coréens venus vivre dans la Mandchourie des années trente, dont il décide de faire trois personnages intrépides que rien ne peut arrêter, pas même le désert…La beauté de cette terre infinie, des cultures qui se croisent, et trois hors la loi asiatiques qui s'affrontent, tels sont les ingrédients de ce genre revisité : le western oriental.
Un trio de rêve
Réunir les trois acteurs les plus connus du cinéma coréen révélait de l'impossible. Mais l'idée de tourner un western inventé par Kim Jee-woon était irrésistible.Enchantés de tourner enfin ensemble, leur jubilation est palpable tout au long du film.
La Mandchourie des années trente
Le conflit d'intérêts des grandes puissances impérialistes atteint son apogée dans les années trente et la Mandchourie connaît une période difficile. Les chocs culturels et linguistiques entre les Russes, les Chinois, les Mandchous et les Coréens créent des situations potentiellement explosives. Kim Jee-woon s'est amusé à imaginer la Mandchourie multiculturelle et pluri-ethnique de cette époque. La fumerie d'opium, les plaines désertiques, le marché fantôme, les trafiquants d'armes et d'esclaves, les femmes envoutantes dans leur robes de soie. Avec son nouveau film, il nous invite à faire un voyage à travers un temps et un espace proches de la science-fiction.
Un défi à relever
"Le bon, la brute, le cinglé" est le film le plus attendu de l'histoire du cinéma coréen.Tout y contribue : le western (genre occidental par excellence), un budget pharaonique de dix-sept millions de dollars qui en fait le film le plus cher de l'histoire de Corée, les trois plus grands acteurs du cinéma coréen, les paysages majestueux de Mandchourie, des scènes d'action impressionnantes et l'imagination de Kim Jee-woon. Comme il le dit très simplement :"Ce film est fait pour offrir du plaisir au spectateur. Il n'a plus qu'à entrer dans la peau des personnages, à courir avec eux, à avoir peur pour eux, sans oublier de rire, avec eux et à cause d'eux…"
300 jours d'aventure extrême
Pendant les neuf mois de tournage, le film a été tourné sur le continent chinois, allant de Dunhuang, aux portes de la Route de la Soie, en bas du désert de Gobi jusqu'aux chemins de fer de Jia Yu Guan. Seule une infime partie a été tourné à Séoul et à Jeong-eup. Il était essentiel d'aller là-bas pour obtenir cet horizon de vastes plaines qu'on voit dans les westerns. Comme l'explique Kim Jee-woon :"En Chine, on a eu beaucoup plus de mal que prévu, mais on est reparti avec des images beaucoup plus fortes que prévu." Les quatre cent membres de l'équipe ont eu à s'adapter à la variation des température : 10° le matin et 40° l'après-midi, une météo imprévisible, des tempêtes de sable etc... Tout a concouru pour en faire un tournage infernal, parce qu'impossible à planifier."Dès qu'on trouvait le lieu idéal pour le tournage d'une scène, on découvrait aussi qu'aucune route n'était praticable pour y accéder en voiture. Avant le tournage, nous avons donc dû fabriquer une route de trente-trois kilomètres." Comme les personnages prêts à tout pour réaliser leur rêve, l'équipe technique s'est donné à fond dans cette aventure. Le résultat est à l'écran…
De l'action sans doublure
Il n'y a eu aucune doublure pour les scènes d'action. Les courses à cheval, la moto qui se lance dans l'explosion, le cheval qui prend peur et se rue vers la caméra… tout a été tourné "pour de vrai". Aucun effet visuel non plus. Aucun acteur, même les rôles principaux, n'a eu recours à une doublure pour les scènes d'action. Lee Byung-hun (La Brute) raconte : "J'étais excité, j'avais peur et j'avais les mains moites quand on disait "action!". J'étais angoissé et euphorique à la fois. Quand le cheval partait à toute vitesse, je me disais que je pourrais mourir si je tombais. Mais quand la prise était bonne et que la scène était forte, je ressentais à chaque fois une satisfaction incroyable".
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