1968
Expansions à la Tate Gallery de Londres,
à la Fondation Maeght de Saint-Paulde-
Vence, à la Galleria nazionale d’arte
moderna à Rome, au Palais des beaux-arts
de Bruxelles, au musée des Beaux-Arts de
Gand. Il réalise pour le Mobilier national
français et la Triennale de Milan une série
de sièges en mousse de polyuréthane en
collaboration avec la société Nobel Bozel
Plastique. Multiples condamnations du
sculpteur par les idéologues de Mai 1968,
en raison de ses réponses aux commandes
publiques et de sa notoriété médiatique.
1969
Installation du mât des couleurs du
Prytanée militaire de Saint-Cyr. Il se
compose d’un Poing en bronze de 2 mètres
de haut, et d’un mât de 25 mètres dont
la forme effilée rappelle celle d’un glaive.
César réalise une Expansion tricolore
monumentale pour le décor du ballet
Hopop, chorégraphié par Dirk Sanders et
créé à la Maison de la Culture d’Amiens.
1970
Inauguration à Marseille du Mémorial des
Rapatriés d’Algérie, sculpture de 9 mètres
de haut créée à partir d’une pale d’hélice de
bateau fondue en bronze maritime. César
est nommé professeur de sculpture et chef
d’atelier à l’École nationale supérieure
des beaux-arts de Paris où il enseignera
jusqu’en 1986. Premières Natures mortes
(objets écrasés sur panneau de bois),
un travail poursuivi dans le cadre des séries
Hommages à Morandi (à partir de 1989)
et Compressions murales Monaco (1994).
10e anniversaire des Nouveaux Réalistes à
Milan. Nouvel atelier au 10 bis, rue Roger,
à Paris.
1971
Premières Compressions acryliques et
Compressions de bijoux.
1973
Série d’autoportraits en pain produits avec
le concours du boulanger parisien Poilâne.
Les masques sont débités en tranches et
distribués aux visiteurs de l’exposition
Tête à tête à la galerie Creuzevault à Paris.
1974
Début de la série des Portraits de
Compressions ou Compressions-collages sur
panneaux, retouchés au crayon ou à la
mine de plomb.
1975
César conçoit les trophées de l’Académie
des Arts et Techniques du Cinéma,
décernés lors de la Nuit des César à partir de
1976. Il s’agit de parallélépipèdes en bronze
poli de 29 centimètres de haut, pesant 3,2 kg.
1976
Élargissement du champ « matériologique »
des Compressions, avec des créations
murales en carton, bois, tissus, papier et
textile. César est fait chevalier de la Légion
d’honneur.
1978
César entreprend de nouvelles pièces en
bronze soudé qui sont des réinterprétations
des premiers Fers. Ces oeuvres donnent
lieu à des tirages. Travaillant avec des
déchets de bronze, César, comme autrefois
avec le fer, retrouve un nouveau langage
dû à la matière.
1980
Il reçoit le Grand Prix national des Arts
pour la sculpture et le Grand Prix des Arts
de la Ville de Paris.
1981
Il réalise un Pouce de 6 mètres de haut pour
la ville de Djeddah, en Arabie Saoudite.
Un Pouce de mêmes dimensions sera créé
en 1988 pour le parc de sculptures des
Olympiades de Séoul, puis un autre pour
la ville de Marseille en 1994, tandis
qu’une version de 12 mètres sera installée
à La Défense la même année.
1982
César reçoit les insignes d’officier dans
l’Ordre national du Mérite.
1984
Exposition Les Fers de César à la Fondation
Cartier pour l’art contemporain, qui ouvre
alors ses portes à Jouy-en-Josas. Dans
le parc du château du Montcel, César
commence la construction de l’Hommage
à Eiffel, plaque de 18 mètres de haut et
de 500 tonnes créée à partir de poutrelles
issues de l’opération d’allégement de la
tour Eiffel. L’oeuvre sera achevée en1989.
Une plaque de 6 mètres de haut utilisant les
mêmes éléments de tour Eiffel sera installée
dans le parc de la Fondation Yoshii, au
Japon, en 1989. César est fait commandeur
des Arts et Lettres.
1985
César inaugure le Centaure-Hommage à
Picasso. Bronze soudé de 4,70 mètres de
haut installé place Michel-Debré, à Paris.
C’est une version à 1,45 mètre de haut qui
orne la sépulture du sculpteur au cimetière
du Montparnasse. Début de la série
des Championnes, Compressions réalisées
à partir d’épaves de Peugeot pilotées
en rallye par Ari Vatanen.
1986
Exposition Les Championnes de César à la
Fondation Cartier pour l’art contemporain
à Jouy-en-Josas.
1989
César rencontre Stéphanie Busuttil, qui
devient sa collaboratrice et sa dernière
compagne.
1990
César installe des tonnes de balles de papier
à La Défense. Il est promu commandeur
de l’Ordre national du Mérite.
1992
Installation du Flying Frenchman à Hong-
Kong (bronze de 5 mètres de haut et de
8 mètres d’envergure commandé par
la Fondation
Cartier et offert par Cartier
à la ville) et de L’Homme de la liberté à Lyon,
place Tolozan (bronze de 5,30 mètres
de haut et de 4 mètres d’envergure).
1993
Il se voit remettre la croix d’officier
de la Légion d’honneur.
1994
Inauguration du Pouce de 12 mètres
à La Défense.
1995
Lors de la 46e Biennale de Venise,
grâce à Catherine Millet qui en est le
commissaire français, César représente
la France et concrétise un projet voulu
dès le Salon de mai 1960 : un entassement
de Compressions d’automobiles de
7,40 mètres de haut, titré 520 tonnes,
et qui sature littéralement la première salle
du Pavillon français.
1996
À la Foire de Bâle, il installe cinq blocs
constitués de balles de papier compressé
pesant 960 tonnes et représentant un mois
de lecture des Bâlois. Il reçoit au Japon des
mains du frère de l’empereur le Praemium
Imperiale, distinction considérée comme
le « Nobel » des arts. Rétrospective César
au National Museum of Contemporary Art
de Séoul et au Taipei Fine Arts Museum.
1997
Rétrospective César à la Galerie nationale
du Jeu de Paume à Paris. La rétrospective
César poursuivra son itinérance en 1998
à la Konsthall de Malmö en Suède, au
Palazzo Reale à Milan et au Museo Rufino
Tamayo de Mexico City, et en 1999 au
Museu Brasileiro da Escultura de São Paulo
et au Museo Nacional de Artes Visuales
de Montevideo.
1998
Exposition de nouveaux bronzes soudés,
Portraits-Autoportraits, à la galerie Claude
Bernard à Paris. Exposition Mask, à la Gan
Gallery à Tokyo. Exposition à la Fondation
Mudima à Milan de la Suite milanaise,
ensemble de quinze Compressions
monochromes de coques de voitures Fiat
neuves, repeintes selon la gamme de
couleurs du constructeur.
Le 6 décembre, César décède chez lui, rue
de Grenelle, à Paris. Multiples hommages
posthumes, dont ceux du président Jacques
Chirac, d’hommes politiques, du monde
des arts, et du grand public.