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Pour
sa vingt-troisième édition,
le BIFFF proposera une fois encore un état
des lieux, le plus exhaustif possible, de
la production fantastique du moment. En
Asie, si Japon et Corée du Sud dominent
toujours la cinématographie de la
région, deux pays viennent cette
année s'installer aux places d'honneur
du podium : la Thaïlande, dont la production
est en train de connaître un boom
assez impressionnant, reflété
à travers un focus regroupant cinq
films de notre sélection, et Hong-Kong
qui revient sur le devant de la scène
avec le dernier opus des frères Pang
de retour au pays (Ab-Normal Beauty), le
dernier film de Stephen Show, Kung-Fu Hustle,
qui clôturera le Festival ou encore
le dernier blockbuster de Jackie
Chan, New Police Story.
La
production américaine navigue, elle,
entre un bel arrivage de productions hollywoodiennes
des plus attendues (The Ring Two, Boogeyman)
et des oeuvres délicieusement parodiques,
voire irrévérencieuses (Satan's
Little Helper, Team America).
En
Europe, enfin, la France offre un beau quarté
de films d'auteurs (Les Revenants, de Robin
Campillo, Innocence, de Lucille Hadzihallilovic,
Supernova, Expérience n°1, de
Pierre Vinour et Dancing, de Pierre Trividic),
tandis que l'Italie nous envoie des nouvelles
de ses petits maîtres, Dario Argento
(Do You Like Hitchcock ?) et Sergio Stivaletti
(Three faces of Terror). L'Espagne reste
elle aussi fidèle au poste avec notamment
le dernier film d'Alex de la Iglesia, Ferpect
Crime. L'Angleterre n'est pas en reste,
avec des films comme Creep de Christopher
Smith, Cold and Dark, d'Andrew Goth ou encore
Jelly Dolly, de Susannah Gent. Enfin, les
pays d'Europe Centrale s'éveillent
à la production fantastique, avec
des films en provenance de Hongrie, de la
République Tchèque, ou encore
de Russie. Sera ainsi programmé Night
Watch (Nochnoi Dozor), de Timur Beckmambetov,
sensation du box-office local.
FILMS D'OUVERTURE ET DE CLÔTURE.
Ouverture : WHITE NOISE A Geoffrey Sax film
screenplay : Niall Johnson ; cast : Michael
Keaton, Chandra West, Deborah Kara Unger,
Ian McNeice producer : Paul Brooks, Shaun
Williamson ; editing : Nick Arthurs ; photo
: Chris Seager ; version : O., Bil. St.
; country : Canada / UK / USA ; year : 2004
; running time : 101 min ; format : 35mm
distributed by : Independent Films Jonathan
Rivers n'a jamais pu faire le deuil de sa
femme, Anna, disparue dans des circonstances
mystérieuses quelque temps plus tôt.
Il délaisse presque totalement son
métier d'architecte et essaie tant
bien que mal d'élever seul son fils.
Un jour, un homme : Raymond, vient lui rendre
visite et lui annonce qu'il a intercepté
un message d'Anna, transmis par EVP (Electronic
Voice Phenomenon). Raymond étudie
depuis des années ce phénomène
- par lequel les morts semblent communiquer
avec le monde des vivants, à travers
les postes de télévision et
de radio - et réussit à convaincre
Jonathan de l'existence de ces messages.
Depuis, celui-ci passe la plupart de ses
nuits à enregistrer sur cassettes
la neige de la télé et les
fréquences libres de la radio. Jusqu'au
jour où il entre enfin en communication
avec l'au-delà, sur une ligne un
brin encombrée. Venu presque de nulle
part, White Noise fait partie des bonnes
surprises de ce début d'année.
Geoffrey Sax, metteur en scène issu
de la télévision, réalise
un film aux atmosphères déshumanisées,
assez proches de quelques références
nippones telles que Cure, Kaïro ou
Ring. Sans trop forcer sur les effets, Sax
réussit un film inquiétant
plus que réellement effrayant et
offre de beaux rôles aux trop rares
Michael Keaton (Batman, Multiplicity) et
Deborah Kara Unger (Crash, Fear X).
Clôture : KUNG-FU HUSTLE
a Stephen Chow film screenplay : Stephen
Chow, Tsang Kan Cheong, Chan Man Keung,
Lola Huo ; cast : Stephen Chow, Yuen Wah,
Yuen Qiu, Leung Siu Lung ; producer : Stephen
Chow, Jeffrey Lau, Po-Chu Chui ; production
designer : Oliver Wong ; editing : Angie
Lam ; music : Raymond Wong ; photo : Hang-Sang
Poon ; version : O., Bil. St. ; country
: China ; year : 2004 ; running time : 95
min. ; format : 35mm distributed by : Sony
Pictures Releasing Belgium. Quand on ne
sait pas faire grand-chose d'autre de ses
mains que de mettre des beignes à
plus faible que soi, les possibilités
d'emploi se réduisent sérieusement.
En fait, il n'y a qu'une seule voie qui
reste ouverte : gangster. Sauf que Sing,
qui vient d'embrasser la carrière
de porteur de borsalino, a même du
mal à se faire respecter par la plèbe
de la petite rue dont il doit retirer les
dividendes. Il faut dire qu'il a des circonstances
atténuantes : sous leurs guenilles,
les habitants de la Pig Sty Alley sont des
maîtres en arts martiaux qui protègent
la rue. Et Sing découvrira que c'est
plutôt de leur côté que
se trouve son destin. Grâce au succès
foudroyant de Shaolin Soccer, son précédent
film, Stephen Show est devenu la nouvelle
superstar du cinéma HK, égalant
voire surpassant en popularité Jackie
Chan. Et Kung-Fu Hustle - son dernier film
en date, sorti quasi simultanément
dans toute l'Asie du Sud-Est à Noël
dernier - ne fait que confirmer cet état
de fait : le film a battu tous les records
au box-office de la région. Remplaçant
Ching Siu-Tung à la chorégraphie
des combats, Yuen Woo-Ping (Matrix) offre
des combats encore plus impressionnants,
venant encore renforcer les effets spéciaux
digitaux eux aussi revus à la hausse.
Seule constante : l'humour, toujours omniprésent.
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