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Présents à Cannes aujourd’hui
Yonathan Alster, Asia Argento, Claudine Auger, Edouard Baer, Alex Beaupain, Ramzy Bedia, Juliette Binoche, Jane Birkin, Anna Maria Cecilia Bonnevie, Elodie Bouchez, Michel Boujenah, Patrick Braoudé, Anne Caillon, Vincent Cassel, Sergio Castellitto, Alain Chabat, Chen Chang, Patrick Chesnais, François Cluzet, Faye Dunaway, Pascal Elbé, Sara Forestier, José Garcia, Louis Garrel, Hippolyte Girardot, Vlad Ivanov, Adrien Jolivet, Norah Jones, Eric Judor, Diane Kruger, Bernadette Lafont, Ringo Lam, Michèle Laroque, Konstantin Lavronenko, Jude Law, Salomé Lelouch, Gong Li, Andie MacDowell, Michael Madsen, Aïssa Maïga, Sophie Marceau, Olivier Marchal, AnaMaria Marinca, Helen Mirren, Julian Moore, Michael Moshonov, Carl Loong Ng, Gilles Paquet-Brenner, Melvil Poupaud, Johana Preiss, Shu Qi, Jocelyn Quivrin, Tsui Hark, Ludivine Sagnier, Alexander Siddig, Laura Vasiliu, LinDa Yuen, Javier Bardem, Zhang Zihi, Louise Blachère, Kerry Washington, Josh Brolin, Song Fang, Lucas Huang, Simon Iteanu, Tommy Lee Jones, Kristjan Kasearu, Ana Katz, Louis Koo, Ayanat Ksenbai, Mart Laisk, Dan Liu, Noémie Lvovsky, Kelly MacDonald, Ji-A Park, Hong Lei Sun, César Troncoso, Simon Yam, Cyrielle Claire, Jean Dujardin, Alexandra Lamy, Alice Taglioni, Vahina Giocante, Elisa Tovati.
Projection - Films en compétition
8.30 - 14.30 - 19.00 : LES CHANSONS D'AMOUR (1h35) de Christophe Honoré
Ayant présenté deux de ses précédents films à Cannes – 17 Fois Cécile Cassard (2002) dans la section Un Certain Regard et Dans Paris (2006) à la Quinzaine des Réalisateurs – le réalisateur français Christophe Honoré fait son retour sur la Croisette, mais cette fois-ci en Compétition, avec cette comédie musicale interprétée par Louis Garrel – déjà présent au casting de Ma Mère et Dans Paris – Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Clotilde Hesme et Grégoire Leprince-Ringuet. Premier film français en lice pour la Palme d’Or,LES CHANSONS D'AMOUR se concentre sur les errances d’un triangle amoureux composé d’Ismaël, Julie et Alice. Avec en fond musical, treize chansons originales interprétées par les comédiens eux-mêmes et écrites par Alex Beaupain.
Partant d’un matériau chanté préexistant pour écrire ce film, Christophe Honoré déclare : « la question de l’histoire ne s’est pas posée en fait, seulement l’idée de comment l’affronter sans être pétrifié, comment la raconter, la faire fonctionner dans une structure musicale qui rejaillisse sur l’ensemble du film. Les lieux, comme l’appartement des parents, reviennent comme des refrains, avec une tonalité changée selon ce qui s’est passé dans le couplet précédent. Et comme dans les chansons où certains instruments reviennent ou disparaissent pendant que d’autres s’ajoutent, les personnages secondaires viennent relancer la fiction et d’autres finissent par en être évacués. »
11.00 - 21.30: IZGNANIE (2h30) (The Banishment / Le Bannissement) de Andreï Zviaguintsev
Quatre ans après avoir remporté le Lion d’or à la Mostra de Venise avec Le Retour, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev débarque pour la première fois à Cannes en venant y présenter en Compétition son deuxième long-métrage, Le Bannissement. Ce drame, librement adapté de la nouvelle de William Saroyan, Matière à Rire, nous raconte comment l’annonce d’une naissance suffit à faire imploser une famille. Le cinéaste retrouve pour l’occasion Konstantin Lavronenko, qui incarnait le père dans Le Retour.
Interrogé sur le succès critique de son premier film, couvert de prix à travers le monde, et la pression qui s’exerce aujourd’hui sur lui avec Le Bannissement, le réalisateur affiche sérénité et détachement : « Le syndrome du deuxième film est un mythe et il faut s’en débarrasser. La seule chose qui puisse te rendre justice est ce que tu fais, c’est-à-dire le film. C’est très exactement pour cette raison que le film est un but – et non un moyen de prouver quelque chose. »
Hors compétition
00.30: BOARDING GATE 1h45 de Olivier Assayas
La présentation Hors Compétition de BOARDING GATE marque le retour sur la Croisette dOlivier Assayas, un grand habitué du Festival de Cannes qui a précédemment concouru pour la Palme d’Or avec ses films Les Destinées Sentimentales en 2000, Demonlover en 2002 et Clean en 2004. Bénéficiant d’un casting international – Asia Argento, Michael Madsen, Carl Loong Ng, Kelly Lin – ce thriller se penche sur le destin de Sandra, une jeune Italienne rebelle qui fuit à Hong Kong après la mort de son amant et qui se retrouve victime d’une sombre manipulation.
Revenant sur la genèse deBOARDING GATE, le réalisateur français confie : « je m’étais intéressé à un fait divers qui m’avait semblé tout droit sorti de Demonlover, l’assassinat du financier Edouard Stern au terme d’une séance de SM. Sa maîtresse, la principale suspecte, avait aussitôt fui à l’autre bout du monde, en l’occurrence en Australie, avant de revenir en Europe après quelques jours. Je n’ai pas tellement approfondi la question, mais ça m’a donné le déclic d’une histoire de meurtre construite autour de relations sexuelles ambigües, avec pour sous-texte le monde de la finance moderne. Et puis la fuite d’une femme qui tente d’échapper à la fois à un meurtre, à l’Europe, au passé… »
Un Certain Regard
11.00 - 16.30: L'AVOCAT DE LA TERREUR 2h15 (The Terror's Advocate) de Barbet Schroeder
Présenté dans la section Un Certain Regard, Magnus est le premier film de Kadri Kõusaar, jeune réalisatrice estonienne de 27 ans. En lice pour la Caméra d’or, Magnus est surtout la toute première œuvre cinématographique à représenter son pays au Festival de Cannes. Dans ce drame, Kadri Kõusaar dépeint les relations compliquées entre un adolescent en proie à un désir de mort et son père, chantre de l’insouciance. Dans un ultime sursaut, ce dernier va tenter de lui redonner goût à la vie en l’entraînant dans une spirale de plaisirs et d’excès.
« Nous sommes tous des enfants, beaucoup d’entre nous sont aussi des parents », explique Kadri Kõusaar. « Magnus s’adresse aux deux. Que feriez-vous si votre fils vous disait qu’il souhaite mourir ? Ou inversement, que feriez-vous s’il vous semblait que personne n’a réellement besoin de vous ? Les personnages de Magnus sont contradictoires comme la vie. Ils sont sympathiques mais également capables de cruauté sous une apparente douceur décadente…. Quelle place reste-t-il à la famille dans cette époque si hédoniste et égoïste ? »
14.00 - 22.00: MAGNUS de Kadri Kõusaar
La Sélection Caméra d’Or
Comme chaque année, le Festival de Cannes souhaite distinguer un premier long métrage par la remise du Prix de la Caméra d’Or. Cette récompense sera décernée le dimanche 27 mai par un Jury présidé par Pavel Lounguine et composé de Julie Bertucelli, Clotilde Courau et Renato Berta, au meilleur premier film présenté non seulement parmi la Sélection Officielle – Compétition et Un Certain Regard – mais également parmi les sections parallèles : la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la Critique. Comme l’explique Thierry Frémaux, Délégué Artistique, « voir concourir, l’année du 60ème anniversaire de Cannes, pas moins de trente films pour la Caméra d’Or est le signe de la vitalité du cinéma d’aujourd’hui. Et la Sélection Officielle, la Semaine de la Critique, la Quinzaine des Réalisateurs ont la même profession de foi : sélectionner un film, c’est donner confiance à un cinéaste, c’est l’inscrire sur la carte géo-artistique mondiale ».
Dans la Sélection Officielle, les films en lice pour la Caméra d’Or sont : Persépolis de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (Compétition), Naissance des Pieuvres de Céline Sciamma (Un Certain Regard), Magnus de Kadri Kõusaar (Un Certain Regard), Bikur Hatizmoret d’Eran Kolirin (Un Certain Regard), El Baño Del Papa de Enrique Fernandez et César Charlone (Un Certain Regard), Calla Santa Fe de Carmen Castillo (Un Certain Regard), Et toi t’es sur qui ? de Lola Doillon (Un Certain Regard), Munyurangabo de Lee Isaac Chung (Un Certain Regard), California Dreamin’ (Nesfarsit) de Cristian Nemescu (Un Certain Regard), Boxes de Jane Birkin (Un Certain Regard), The 11th Hour de Leila Conners Petersen et Nadia Conners (Un Certain Regard).
Dans la Quinzaine des Réalisateurs, cette récompense est convoitée par : Control d’Anton Corbijn, Dai Nipponjin de Hitosi Matumoto, Gegenüber de Jan Bonny, La Influencia de Pedro Aguilera, Tout Est Pardonné de Mia Hansen-Love, Caramel de Nadine Labaki, Elle s’appelle Sabine de Sandrine Bonnaire, PVC-1 de Spiros Stathoulopoulos, Mutum de Sandra Kogut.
Côté Semaine Internationale de la Critique, les œuvres concourant pour la Caméra d’Or sont : Meduzot de Shira Geffen et Etgar Keret, XXY de Lucía Puenzo, Párpados Azules d’Ernesto Contreras, Voleurs de Chevaux de Micha Wald, Nos Retrouvailles de David Oelhoffen, Funukedomo, Kanashimi No Ai Wo Misero de Yoshida Daihachi, Héros de Bruno Merle, El Asaltante de Pablo Fendrik, Expired de Cecilia Miniucchi, A l’Intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo, El Orfanato de Juan Antonio Bayona, Malos Hábitos de Simón Bross et Déficit de Gael García Bernal, ce dernier connaissant bien le Festival pour avoir interprété de nombreux films présentés en Compétition comme Carnets de voyage (2004), La Mauvaise Education (2004) et Babel (2006).
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