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Sont aujourd’hui présents à Cannes :
Anouk Aimée, Matthieu Amalric, Fanny Ardant, Asia Argento, Ariane Ascaride, Blanca Balti, Misha Barton, Zoe Bell, Richard Berry, Manuela Binesci, Jane Birkin, Elodie Bouchez, Josh Brolin, Amira Casar, Cécile Cassel, Alain Chabat, Geraldine Chaplin, Patrick Chesnais, Marie-José Croze, Rosario Dawson, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Faye Dunaway, Song Fang, Zoé Félix, Sara Forestier, Julie Gayet, Marie Guillard, Limor Goldstein, Marina Hands, Irène Jacob, Angelina Jolie, Adrien Jolivet, Gérard Jugnot, Miroslav Krobot, Doutzen Kroes, Tuncel Kurtiz, Marc Labrèche, Bernadette Lafont, Samuel Le Bihan, Salomé Lelouch, Lucas Ling, Fabrice Luchini, Gian Luigi Rondi, Diego Luna, Taylor Momsen, Gabe Nevins, Ermanno Olmi, Maria Pankratz, Alysson Paradis, Brad Pitt, Jocelyn Quivrin, Natacha Regnier, Sandrine Rigaud, Stefania Rocca, Mickey Rourke, Claudia Schiffer, Hanna Schygulla, Emmanuelle Seigner, Tilda Swinton, Quentin Tarantino, Vittorio Taviani, Paolo Taviani, Tracie Thoms, Miriam Toews, Giuseppe Tornatore, Philippe Torreton,
Projection - Films en compétition
8.30 - 19.30: LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON (1h52) de Julian Schnabel
Présenté en Compétition de cette 60e édition du Festival de Cannes, Le Scaphandre et le Papillon est le troisième long-métrage de Julian Schnabel, après Basquiat (1996) et Before Night Falls (2000). Il s’agit de l’adaptation du roman de Jean-Dominique Bauby, dont la vie a basculé en 1995 à la suite d’un accident vasculaire brutal. Ce journaliste, père de deux enfants, s’est retrouvé plongé dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint d'un « locked-in syndrome » - littéralement : enfermé à l’intérieur de lui-même - , il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un cil bouge. Ce cil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie.
Julien Schnabel évoque ses intentions avec cette adaptation : « Avec son livre Le Scaphandre et le Papillon, Jean-Dominique Bauby s’adresse à nous autant qu’à lui-même. Faut-il subir un locked-in-syndrom pour éveiller la conscience d’un être humain, pour susciter l’empathie des autres ? Est-il nécessaire de tomber malade pour que les anges apparaissent et nous viennent en aide ? (…) C’est l’histoire de chacun d’entre nous, confrontés un jour à la maladie et à la mort. Mais il suffit de prêter attention pour trouver ici, sens et beauté à la vie. J’ai voulu que ce film soit un outil, comme son livre, une devise à appliquer pour s’aider soi-même, pour prendre en main sa propre mort. Voilà ce que j’espère, voilà ce que j’ai fait.»
11.30 - 22.30: DEATH PROOF (2h07) (Boulevard de la mort - un film grindhouse) de Quentin Tarantino
Avec la présentation en Compétition de Boulevard de la Mort – un film Grindhouse, le Festival de Cannes retrouve un fidèle parmi les fidèles en la personne de Quentin Tarantino. Après avoir été révélé avec Reservoir Dogs en 1992, remporté la Palme d’Or pour Pulp Fiction deux ans plus tard puis présenté son Kill Bill – volume 2 en 2004, l’année-même où il officiait comme Président du Jury, le réalisateur américain dévoile aujourd’hui son nouveau long métrage. Boulevard de la Mort – un film Grindhouse se veut un hommage aux séries B des années 70 et au système d’exploitation Grindhouse, ces salles de cinéma qui projetaient des doubles programmes déjantés entrecoupés de fausses bandes-annonces. Le film de Quentin Tarantino, un road-movie meurtrier emmené par Kurt Russell et Rosario Dawson, est complété par un film de zombies, intitulé Planète Terreur – un film Grindhouse, réalisé par son ami Robert Rodriguez. Aux Etats-Unis, les deux opus sont sortis en salles sous la forme d’un seul et unique programme entrecoupé de fausses bandes-annonces, dans la plus pure tradition des films Grindhouse. Rosario Dawson évoque avec un certain enthousiasme Boulevard de la Mort – un film Grindhouse : « Dans ce film, vous allez voir les courses poursuites les plus impressionnantes de votre vie, les nanas les plus délurées que vous ayez jamais vues, et le personnage de tueur psychopathe le plus effrayant auquel vous ayez jamais été confronté. Et en prime, vous allez vous marrer ! Quentin n’avait jamais fait un film pareil. »
16.00: STELLET LICHT 2h22 (Silent Light / Lumière Silencieuse) de Carlos Reygadas
La carrière du cinéaste mexicain Carlos Reygadas est indissociablement liée à l’histoire du Festival de Cannes. En 2002, son premier film, Japón, avait été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, et trois ans plus tard, Bataille dans le Ciel, son deuxième long-métrage, était sélectionné en Compétition à Cannes. Cette année, Carlos Reygadas concourt à nouveau pour la Palme d’Or avec son troisième opus intitulé Lumière Silencieuse. Le réalisateur y propose une plongée dans le monde des Mennonites, une communauté religieuse bien implantée au nord du Mexique et qui trouve ses racines dans une dissidence protestante « anabaptiste » apparue au XVIe siècle. Prônant le baptême comme un choix d’adulte et adeptes d’un pacifisme radical, les Mennonites, montrés dans le film, acceptent les voitures et la médecine scientifique, mais refusent encore les moyens de communication moderne comme le téléphone ou Internet. Lumière Silencieuse s’intéresse plus particulièrement à Johan, membre de cette communauté. Marié et père de famille, il va tomber amoureux d’une autre femme…
Cornelio Wall Fehr, qui interprète le personnage masculin principal, évoque la leçon qu’il a tirée de ce film : « Pendant le tournage, je ne comprenais pas l’histoire mais maintenant, je comprends mieux ce que sont l’amour et la trahison. C’est pourquoi je crois que grâce à ce film, les gens peuvent apprendre à aimer véritablement. Le film parle du monde tel qu’il est : un monde de trahisons où il est difficile de se laisser illuminer par l’amour. »
Un Certain Regard
11.00 - 16.30: CALLE SANTA FE 2h43 (Santa Fe Street / Rue Santa Fe) de Carmen Castillo
En lice pour la Caméra d’Or, Calle Santa Fe est le premier long-métrage de Carmen Castillo présenté dans la section Un Certain Regard. Militante du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR), elle s’est réfugiée en France dans les années 70 après avoir été expulsée du Chili. Elle a écrit des récits en français et a réalisé des documentaires pour la télévision. A la fin de la dictature en 1990, le Chili lui semble toujours un pays hostile, étranger. C’est à partir de 2002 qu’elle entreprend de raconter son histoire. Rue Santa Fe, le 5 octobre 1974, dans les faubourgs de Santiago du Chili, Carmen Castillo survit à son compagnon, Miguel Enriquez, chef du MIR et de la Résistance contre la dictature de Pinochet. C’est le point de départ de Calle Santa Fe, voyage sur les lieux du présent. Tous ces actes de résistance valaient-ils la peine ? Miguel est-il mort pour rien ?
« Je pense qu’on ne comprend jamais comment il est possible de survivre à la perte d’un grand amour, comment on survit à l’absence, confie Carmen Castillo. Et pourtant, ma mémoire est passée de l’horreur et du mal au bien. Pendant longtemps, il n’y a eu pour moi au Chili que des fascistes. Même si je savais qu’on trouvait encore de l’humain entre les prisonniers, dans les maisons de tortures et dans les camps, je n’avais qu’une seule perception, celle du mal et de la peur. (…) Je suis revenue filmer dans la rue Santa Fe comme une personne qui revient là où une vie a été brisée. Mais j’ai compris enfin cette manière d’être, cette façon de lutter d’un peuple qu’on n'avait jamais consulté, à qui on n’avait jamais demandé son opinion sur la dictature. (…) Du film centré sur une histoire personnelle, je passe à un film choral, celui des voix d’une génération de révolutionnaires. »
14.15 - 22.30: MISTER LONELY 1h52 de Harmony Korine
Pour la première fois dans sa carrière de réalisateur, Harmony Korine vient présenter un film dans la section Un Certain Regard. Mister Lonely, son troisième long-métrage après Gummo (1999) et Julien Donkey-Boy (2003), raconte l’histoire incroyable d’un sosie de Michael Jackson qui tombe amoureux d’une « Marilyn Monroe ». Ensemble, ils retrouvent une communauté de sosies vivant dans les Highlands écossais…
« J’ai commencé à penser en termes d’images qui n’avaient vraiment aucun lien avec rien, se souvient Harmony Korine. De simples images, rien de plus. Je me suis mis à rêver à des religieuses qui volaient, des religieuses qui tombaient d’avion, priant tout au long de leur chute et indemnes à l’arrivée. Puis j’ai commencé à être obsédé par d’autres images et d’autres personnages bien particuliers. Parmi eux, l’idée d’un sosie de Michael Jackson arpentant les rues de Paris. J’avais donc ces diverses images en tête et elles n’avaient vraiment aucun rapport entre elles. Mais je savais qu’il y avait dans tout ça quelque chose que j’essayais de faire surgir, une idée cohérente, même si je ne savais pas trop comment l’expliquer. »
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