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Sont présents à Cannes :
Mathieu Amalric, Fanny Ardant, Asia Argento, Sabine Azéma, Bianca Balti, Zoe Bell, Amira Casar, Marion Cotillard, Audrey Dana, Rosario Dawson, Grace De Capitani, Hélène De Fougerolles, Faye Dunaway, Robert Duvall, Song Fang, Zoé Félix, Sara Forestier, Raisa Gichaeva, Marie Guillard, Catherine Jacob, Do-Yeon Jeon, Angelina Jolie, Adrien Jolivet, Gérard Jugnot, Mathieu Kassovitz, Miroslav Krobot, Doutzen Kroes, Tuncel Kurtiz, Marc Labrèche, Bernadette Lafont, Michel Leeb, Salomé Lelouch, Noémie Lenoir, Chiara Mastroianni, Rose McGowan, Eva Mendes, Roxane Mesquida, María Pankratz, Alysson Paradis, Krzysztof Penderecki, Joaquin Phoenix, Dominique Pinon, Brad Pitt, Jocelyn Quivrin, Sandrine Rigaud, Roberto Rodriguez, Stefania Rocca, Mickey Rourke, Hanna Schygulla, Emmanuelle Seigner, Kang-Ho Song, Tilda Swinton, Quentin Tarantino, Tracie Thoms, Miriam Toews, Galina Vishnevskaya, Cornelio Wall, Armand Assante, Vanessa Ferlito, Lucas Huang, Simon Iteanu, Ana Katz, Dan Liu, Noémie Lvovsky, Alessandra Martines, Thomas Millet, Carlos Portaluppi, Kurt Russell, César Troncoso, Razvan Vasilescu, Makiko Watanabe, Hippolyte Girardot, Patricia Kaas.
LES JOURNALISTES DOYENS DU FESTIVAL DE CANNES RÉCOMPENSÉS PAR LA MÉDAILLE DU 60E ANNIVERSAIRE
Le Festival de Cannes a décerné ce jeudi la médaille du 60e anniversaire à une trentaine de journalistes, qui couvrent cette manifestation depuis le plus longtemps, dont l’Italien Angelo Macario, un habitué de la Croisette dès 1946. Agé de 80 ans, ce journaliste doyen, toujours en activité, collabore aujourd'hui au mensuel italien Festival News. Autre récompensé : Mario Gurrieri, 71 ans, doyen des reporters-photographes de presse en activité, qui couvre le Festival de Cannes depuis 1959. En 1983, il avait été l'instigateur de la "grève des photographes" qui découlait du refus d’Isabelle Adjani d'assister à la conférence de presse et au photo-call prévus pour la sortie de L'Eté Meurtrier de Jean Becker.
"A l'occasion de notre anniversaire, nous avons souhaité rendre hommage à la presse internationale qui a contribué depuis toujours au succès du Festival", a souligné Gilles Jacob, remerciant les journalistes "pour leur fidélité et surtout leur amour inentamé du cinéma". Rappelant qu'il a lui-même été critique de cinéma, le Président du Festival de Cannes a ironisé sur "le jeu particulièrement savoureux" auquel la presse se livre : "Vous recherchez les films qui n'ont rien à faire en Compétition, les films des sections parallèles qui auraient dû s'y trouver, sans compter les films qui selon vous, bien selon vous, auraient dû figurer au palmarès", a ajouté Monsieur Jacob. "Un autre effet pervers de ces relations passionnelles vient aussi des fameuses prévisions qui sont comme une invite au Jury d'un vote conforme à l'avis général. Du coup, par réaction, le Jury emprunte un chemin buissonnier, ce qui ne manque pas alors de lui être reproché. On n'en sort pas... C'est l'un des charmes de l'exercice !", a ajouté le Président du Festival de Cannes.
Projection - Films en compétition
8.30 - 22.30: ALEXANDRA (1h32) de Alexander Sokurov
15.30: SECRET SUNSHINE (2h22) de Lee Chang-dong
Lee Chang-dong présente en Compétition Officielle Secret Sunshine, son quatrième long métrage. Le réalisateur sud-coréen s’était déjà rendu sur la Croisette en 2000 pour Peppermint Candy, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. Ce nouveau film nous invite à suivre le retour d’une veuve, interprétée par Do-yeon Jeon, dans la ville de province qui a vu naître son mari. Accompagnée de son fils, elle entame un travail de deuil tout en essayant maladroitement de s’intégrer à la population. Pianiste de formation, elle gagne sa vie en donnant des cours de piano. Tout bascule le jour où son enfant est kidnappé et tué…
Le cinéaste revient sur la longue gestation du film : « Je l’ai en tête depuis 2002, après la sortie d’Oasis, mais j’ai dû arrêter d’y réfléchir quand j’ai été appelé à servir aux fonctions de Ministre de la culture et du tourisme. Pendant cette période, il a fallu oublier le film, pour y retourner quand j’ai quitté ce poste. »
Hors compétition
11.00 - 19.30: OCEAN'S THIRTEEN 2h02 (Ocean’s 13) de Steven Soderbergh
Pour cette neuvième journée, le Festival de Cannes accueille une pléiade de stars, George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon en tête, pour la présentation Hors Compétition d’Ocean’s Thirteen, le nouveau film de Steven Soderbergh. Cette production hollywoodienne, suite d’Ocean’s Eleven et d’Ocean’s Twelve, nous raconte une douce vengeance sous le ciel de Las Vegas. Danny Ocean et sa bande ne pouvaient avoir qu’un seul motif pour tenter leur braquage le plus audacieux à ce jour : sauver un des leurs. Mais il vont se rendre compte que la chance ne suffit pas toujours lorsque l’on veut faire sauter « The Bank », alias Willy Bank, un cruel propriétaire de casino campé par Al Pacino… Hormis ce dernier, une nouvelle actrice, Ellen Barkin, s’est jointe à ce casting de luxe.
Lauréat de la Palme d’Or 1989 pour Sexe, Mensonges et Vidéo, le réalisateur américain n’avait pas encore fini de travailler sur Ocean’s Twelve qu’il songeait déjà à Ocean’s Thirteen : « Alors que nous achevions tout juste le tournage d’Ocean’s Twelve, je me suis dit qu’il serait amusant de revenir à Las Vegas pour une nouvelle aventure. Ce troisième film est motivé en grande partie par notre désir de travailler à nouveau tous ensemble. » « Nous avions envie de retrouver ces ambiances. Vegas a un cachet particulier, c’est la capitale mondiale du jeu et une ville assez incroyable », poursuit le producteur Jerry Weintraub.
HORS COMPÉTITION – SÉANCE SPÉCIALE : « ROMAN DE GARE » DE CLAUDE LELOUCH
Claude Lelouch, Palme d’Or en 1966 avec Un Homme et une Femme, revient au Festival de Cannes pour présenter Hors Compétition Roman de Gare, son nouveau film. « J’espère, dit-il, que vous verrez dans ce film du drame, du mélodrame, de la comédie, du suspense, du road movie, du western, bref tous les genres de cinéma que j’ai toujours aimé par-dessus tout. » Judith Ralitzer, femme fatale, auteur à succès, est en quête de personnages pour son prochain best-seller. Un tueur en série vient de s'échapper de la prison de la santé ! Huguette, midinette, coiffeuse dans un grand salon parisien, va changer leur destin. Il y a des rencontres plus fatales que d’autres…
« Roman de Gare, explique Claude Lelouch, prolonge un peu cette réplique qui s’adresse à ceux qui aujourd’hui veulent pouvoir exprimer des choses personnelles, les transmettre au plus grand nombre, sans passer par des intermédiaires. A la fois livrer une création, exprimer une ambition et en demeurer fier. »
Un Certain Regard
11.00 - 22.00: DU LEVANDE 1h34 (You, The Living / Toi qui es vivant) de Roy Andersson
Lauréat du Prix du Jury en 2000 avec Chansons du Deuxième Etage, le réalisateur suédois Roy Andersson revient sur la croisette présenter dans la section Un Certain Regard Du Levande. « Ce film parle de l’Homme, explique-t-il, de sa grandeur et sa misère, sa joie et sa tristesse, sa confiance en soi et son anxiété. Un Homme dont l’on se moque mais qui nous fait aussi pleurer. C’est tout simplement une comédie tragique ou une tragédie comique dont nous sommes le sujet. »
Concernant sa méthode de travail atypique, il raconte : « Lorsque j’entreprends un film, je ne m’appuie pas sur un scénario classique mais plutôt sur une ligne thématique, un concept philosophique ou une atmosphère particulière. Pour Du Levande, j’ai conçu les tableaux de la vie quotidienne de mes personnages avec un grand souci du détail. L’assemblement de ces scènes reflète, en quelque sorte, le chaos structuré d’une place de marché bondée. Je souhaitais, avant tout, construire des situations qui laissaient la place à l’imprévisible et à la surprise pour les lier par des phrases et des situations récurrentes. »
16.30: MUNYURANGABO 1h37 de Lee Isaac Chung
Présenté dans la section Un Certain Regard, Munyurangabo est le premier film de Lee Isaac Chung, qui concourt également pour la Caméra d’Or. Le réalisateur de nationalité américaine revient sur le génocide rwandais et ses conséquences sur les nouvelles générations de la population.
Après le vol d’une machette sur le marché de Kigali, Munyurangabo et son ami Sangwa quittent la ville pour retourner en province. Munyurangabo réclame justice pour la mort de ses parents, tués au cours du génocide. Quant à Sangwa, il souhaite se rendre à la maison qu’il a abandonnée il y a des années. Alors qu’ils ne pensaient rester que quelques heures, les garçons restent plusieurs jours. Mais parce qu’issus de deux tribus différentes, leur amitié est mise à rude épreuve. Les parents de Sangwa, méfiants, réprouvent Munyurangabo et lancent comme avertissement que les Hutus et les Tutsis sont censés être ennemis.
« Munyurangabo est le premier long-métrage narratif jamais réalisé en langue Kinyarwanda, explique Lee Isaac Chung. Réaliser dans un pays étranger et dans une langue que je ne parle pas a été en fait un avantage, m’obligeant à travailler tel un « outsider ». Cela a empêché l’expression de toutes idées et vérités personnelles qui sont relativement secondaires, permettant plutôt une exploration des questions universelles qui peuvent rapprocher un Coréen-américain à un Rwandais. J’espère que cette relation, vous public, la ressentirez. »
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