Asia Argento, Harry Belafonte, Michèle Bernier, Bernard Blancan, Nick Cannon, Amira Casar, Marion Cotillard, Audrey Dana, Emma de Caunes, Faye Dunaway, Robert Duvall, Song Fang, Jane Fonda, Maud Fontenoy, Sara Forestier, Raisa Gichaeva, Esther Gorintin, Marina Hands, Catherine Jacob, Mathieu Kassovitz, Doutzen Kroes, Marc Labrèche, Bernadette Lafont, Jude Law, Salomé Lelouch, Noémie Lenoir, Dolph Lundgren, Michael Madsen, Eva Mendes, Roxane Mesquida, Jonny Lee Miller, Machiko Ono, Alysson Paradis, Krzysztof Penderecki, Marija Petronijevic, Joaquin Phoenix, Dominique Pinon, Jocelyn Quivrin, Charlotte Rampling, Mickey Rourke, Kang-Ho Song, Shigeki Uda, Galina Vishnevskaya, Evan Rachel Wood, Xun Zhou, Armand Assante, Tolga Cayir, Lucas Huang, Simon Iteanu, Ana Katz, Dan Liu, Noémie Lvovsky, Alessandra Martines, Thomas Millet, Uros Milovanov, Carlos Portaluppi, Razvan Vasilescu, Makiko Watanabe, Naomi Watts.
La Journée de l’Europe
Le Festival de Cannes accueille la cinquième Journée de l’Europe, samedi 26 mai, réunissant les ministres européens de la culture et des personnalités du cinéma pour approfondir les réflexions de la rencontre
d’Ouverture et rechercher des solutions politiques aux mutations du paysage numérique.
Projection - Films en compétition
8.30 - 14.30 - 19.00 PROMISE ME THIS (2h10) (Promets-moi) de Emir Kusturica
Lauréat à deux reprises de la Palme d’Or pour Papa est en Voyage d’Affaires en 1985 et Underground en 1995, Emir Kusturica se lance à nouveau dans la Compétition avec ce film intitulé Promets-Moi. Comme le titre l’indique, l’histoire de ce long-métrage, dont l’action se déroule dans la campagne serbe, repose sur plusieurs promesses que Tsane (Uros Milovanovic) fait à son grand-père (Aleksandar Bercek) mourant : tout d’abord, celle de franchir les trois collines qui séparent leur village de la ville la plus proche pour vendre leur vache Cvetka au marché ; deuxièmement, d’acheter une icône et un souvenir avec l’argent récolté ; et troisièmement, tâche plus difficile, de trouver une épouse…
Promets-Moi raconte ainsi la promesse qu’un adolescent fait à son grand-père de devenir un homme à son retour du village. Venant enrichir l’œuvre de celui qui a été Président du Jury en 2005, ce nouveau conte excentrique sur les tribulations de la vie dans les Balkans invite le spectateur à découvrir un monde différent tout en abordant des thèmes universels.
12.00 - 22.30: MOGARI NO MORI 1h39 (The Mourning Forest / La Forêt de Mogari) de Naomi Kawase
Avec La Forêt de Mogari, la Japonaise Naomi Kawase revient à Cannes dix ans après avoir remporté la Caméra d’Or pour Moe No Suzaku et quatre ans après avoir présenté Shara en Compétition. Dans son nouveau long-métrage, la jeune cinéaste narre la relation complice d’un vieil homme avec son aide-soignante. Tous deux partagent un lourd secret : la perte d’un être cher. Le thème du deuil est au centre de La Forêt de Mogari. « Mogari » désigne en effet la période consacrée au deuil ou le lieu du deuil.
La réalisatrice Naomi Kawase évoque la relation entretenue par ses deux personnages principaux avant et après qu’ils aient pénétré dans la forêt de Mogari : « Ils partagent un lourd secret : la perte d’un être cher et le temps du deuil. C’est une grande empathie qui les lie l’un à l’autre et non un sentiment de tristesse. Ceux qui ont perdu un être cher sont souvent plus sensibles à la douleur des autres. Une fois que Shigeki et Machiko pénètrent dans la forêt, c’est cette dernière qui les protège et veille sur eux. La nature existe en soi, indépendamment de toute intervention de l’homme. On s’y sent protégé. (…) Quand je cherche à exprimer ce sentiment de sécurité que m’inspire une telle force invisible à l’œil nu, j’ai recours aux images. »
Hors Compétition
Quatre ans après son Prix du Scénario pour Les Invasions Barbares, Denys Arcand vient présenter, Hors Compétition et en clôture de cette 60e édition du Festival de Cannes, L’Age des Ténèbres. Dans cette satire de la société, le réalisateur québécois filme la lassitude de Jean-Marc, un homme banal, fonctionnaire sans conviction, père dépassé et rêveur patenté. Seuls ses songes, en effet, parviennent à le soulager de sa déprime chronique…
« Il y a un merveilleux dicton hollywoodien, raconte Denys Arcand, qui dit « si vous avez un message à envoyer, appelez Western Union ». Ce n’est pas que j’ai rien à dire sur la société, mais je raconte une histoire. Cette histoire a des côtés symboliques, certes, mais ce n’est pas un film à message. Je serais incapable de faire une tragédie d’un bout à l’autre, et je serais incapable de faire juste une comédie. Mes films oscillent toujours entre le comique, le grotesque, le tragique, le mélo… C’est pour ça que je fais des films et que je ne suis pas un militant politique, parce j’ai tendance à voir des avantages à la position adverse. »
Un Certain Regard
16.30: CALIFORNIA DREAMIN' (NESFARSIT) (2h35) (California dreamin' (sans fin)) de Cristian Nemescu
20.00: Clôture PALMARÈS ET PROJECTION DU FILM PRIMÉ
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