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film Au plus près du paradis =Dans "Au plus près du paradis", réalisé par
Tonie Marshall, Catherine Deneuve interprète Fanette, une femme romantique
qui court après le "fantôme" de son amour de jeunesse perdu.
Un mirage qui
risque de lui faire rater une vraie rencontre, peut-être sa dernière chance
de trouver l'amour. Mélange de comédie pétillante et de mélodrame émouvant,
ce film est une petite merveille.
En effet, on a l'impression d'être
confronté, non pas à un personnage de fiction, mais à une véritable personne,
avec son passé, ses regrets, ses rêves, ses doutes et ses espoirs. C'est
assez rare au cinéma, même dans les meilleurs films, et cela tient autant à
la qualité d'écriture et la richesse de ce portrait de femme, qu'à
l'extraordinaire interprétation de Catherine Deneuve. Tour à tour désemparée,
câline, autoritaire, vulnérable, maternelle, séductrice, mélancolique,
taquine, troublée, râleuse, rieuse, l'actrice déploie toute la gamme des
émotions et met en valeur toutes les nuances de son jeu. Jamais elle n'a été
aussi humaine à l'écran, aussi proche de nous, et sans doute aussi proche
d'elle-même. On est bouleversé, attendri, subjugué, sous le
charme.
Dès le début du film, on est d'emblée transporté dans la vie
intérieure de Fanette, dans ses rêves et ses illusions, à travers la vision
répétée de scènes extraites du film "Elle et lui", sommet du
mélodrame romantique avec Cary Grant et Deborah Kerr. Son portrait se
précise ensuite par petites touches impressionnistes, grâce à des
scènes magnifiques avec sa fille, son amant, ses amis, moments magiques
qui dévoilent différentes facettes de sa personnalité.
La seconde
partie du film, qui se déroule à New York, avec William Hurt,
adopte un ton
plus enjoué et badin, et les joutes verbales entre les deux personnages
rappellent les meilleurs moments des comédies américaines de l'âge d'or.
Ajoutez à cela une audace "à la Ozon" : une scène assez surréaliste dans un
restaurant autour de la chanson "Love the one you're with".
On se
repasserait bien le film en boucle pour rester indéfiniment en compagnie de
Fanette. Dans une scène touchante, celle-ci dit à sa fille : "Je ne suis pas
une fée". En sortant de la projection, on est convaincu que Catherine
Deneuve, par contre, en est une, puisqu'elle a su nous transporter, d'un coup
de baguette magique, au plus près du paradis des spectateurs.
Isabelle
75014 France (www.toutsurdeneuve.com)
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