|
Simon était un enfant juif qui vivait à Paris pendant la guerre.
Les Allemands l'avaient arrêté avec ses parents.
Et Monsieur Batignole l'a sauvé.
En juillet 1942, pendant la Deuxième Guerre Mondiale.
Voilà déjà deux ans que Paris est occupé par l'armée allemande.
La vie est de plus en plus difficile. Par exemple, il faut faire la queue pendant des heures pour acheter un peu de nourriture, avoir du charbon pour
se chauffer...
Monsieur Batignole est charcutier. Pour lui et sa famille, c'est un peu moins dur, surtout qu'il a un frère fermier et qu'il élève des lapins dans sa
cave !
Les Allemands, il connaît : il a fait la guerre de 14-18 et il ne les aime pas beaucoup.
Mais bon, tant qu'ils le laissent tranquille...
Seulement, un beau jour, tout va basculer : ses voisins du dessus, une famille juive, sont arrêtés. Ils ont été dénoncés aux Nazis par le fiancé de
sa propre fille.
Et voilà que quelques jours après, Simon, l'un des enfants, se réfugie chez Monsieur Batignole. Il est parvenu à se sauver !
Il n'en veut pas, Monsieur Batignole, il renverrait bien Simon là d'où il vient.
Car il a peur, peur des Allemands, de la police française, de sa propre famille qui n'est pas au courant... Pourtant, peu à peu, entre l'enfant et le
petit commerçant, une sorte d'amitié se noue. Presque comme entre un père et son fils. Et Monsieur Batignole, qui s'était juré de rester en
dehors de tout ça, va prendre tous les risques.
Il va tenter de sauver Simon en le faisant passer en Suisse.
C'est loin, la Suisse, et les Allemands sont partout...
C'est un Monsieur très ordinaire Batignole,le charcutier. C'est un peu "monsieur tout le monde". Il n'aime pas beaucoup les Allemands qui
occupent la France car il s'est battu contre eux pendant la Première Guerre Mondiale. Il a même été blessé. Mais il n'est pas disposé non plus à
faire de la Résistance... Il n'est pas contre les Juifs, mais pas pour non plus. Comme il le dit lui-même, il préfère ne pas trop penser à ce qui se
passe, ne pas se poser des questions. C'est presque malgré lui, au début, qu'il va sauver le petit Simon. Et c'est comme si, peu à peu, il ouvrait les
yeux, il redevenait "humain". Il se met à comprendre que le sort des Juifs est injuste, inadmissible, et que s'il ne fait rien, il sera complice
|