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Ou de la difficulté de se débarrasser d'un mari qui refuse de quitter le domicile conjugal. C'est le
problème de Marie-Do, confrontée à l'incroyable obstination de Bertrand, époux têtu mais malin qui
sait que rien dans la loi ne peut contraindre un conjoint à abandonner son foyer contre son gré. Grâce
à Antoine, amant charmeur mais déconcertant, Marie-Do vient de découvrir des horizons de liberté qu
'elle ne soupçonnait pas. C'est qu'elle a toujours été sage, Marie-Do, trop sage même peut-être. Il
faut se méfier des femmes qui vous suivent pendant que vous vous livrez à votre unique passion : le
vélo. Au volant d'une voiture, avançant à dix à l'heure on a le temps de penser. Engoncé dans ses
manies - il ne mange que de l'agneau, ne boit que du bordeaux et écoute du Jacques Brel en boucle
- Bertrand n'a rien vu venir. Lui, c'est le type carré, droit dans ses bottes, expert en BTP. Ça ne
prépare pas vraiment à comprendre les méandres de l'esprit féminin. Le ras-le-bol de Marie-Do va
déferler sur lui comme un cyclone. Totalement pris de court, il décide de pratiquer la tactique de l'
huître : résister aux vagues en s'accrochant désespérément au rocher. Il reste donc, suscitant du
même coup l'intérêt et la sympathie d'Antoine. Car c'est quand même une démarche originale que
de vouloir à tout prix continuer à partager l'appartement de quelqu'un qui ne vous supporte plus. Le
regard compatissant de son amant sur son mari exaspère Marie-Do. Antoine irait presque jusqu'à
comprendre Bertrand : un comble ! Elle finira par découvrir la vraie nature d'Antoine : scénariste, il
passe son temps à faire évoluer à son gré les personnages qu'il croise ou qu'il invent
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