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Après 50 ans d'exil aux États-Unis Myriam (Anouk Aimée)
retourne à Birkenau. C'est là qu'elle fut déportée avec son père qui, lui, n'est
pas revenu d'Auschwitz. Elle avait 15 ans. Y aller lui est une obligation. En
quête de sa propre identité, Myriam doit se confronter à ce lieu où elle a été
blessée dans son corps et sa conscience. Elle fait ce voyage seule.
Ce
retour à Birkenau provoque chez elle un choc d'une extrême violence et déclenche
une tempête d'émotions qui la ramène à son passé. Les baraquements, les
cheminées des anciens crématoires, les salles de douches, les chambres à gaz à
moitié détruites, les clôtures de fils barbelés rouillés, les miradors désertés
: Myriam reconnaît tout.
Au cours de sa visite elle rencontre Oskar
(August Diehl), un jeune Allemand, petit-fils d'un colonel SS qui tente, en
photographiant le camp, de déceler les traces de l'horreur du passé. Ce que
recherche Myriam est d'un autre ordre. Sa quête procède de l'invisible et de
l'indicible. Ensemble ils trouveront la force de s'aider l'un l'autre, comme ils
le peuvent, à avancer coûte que coûte, malgré les blessures, les cassures, les
douleurs non dites.
La petite prairie aux bouleaux est la traduction de
Brzezinka (Birkenau).
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