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Le bonheur ne coûte rien est un titre à la fois vrai et trompeur, car le bonheur
coûte probablement quelque chose qui ne s’achète pas. Le bonheur n’a rien à
voir avec l’argent, la possession, le pouvoir. Il est probable que le bonheur
existe juste en soi. Le bonheur, cela se conquiert. C’est en tout cas ce que
pense Sergio. Si on ne parvient pas à être heureux avec soi même, pas de panique
: on peut toujours fermer les yeux, glisser dans le rêve, errer jusqu’au moment
où l’on trouvera le paradis, notre paradis, celui qui convient à notre vie.
Mais attention : il ne faut pas oublier que pour y parvenir, il faut tout
abandonner, il faut se déposséder de tout. Et c’est là le secret que Sergio aura
la générosité de nous révéler une fois qu’il aura terminé de raconter son
histoire… Sergio, un homme de quarante ans, sent qu’il doit essayer d’être
heureux. Un jour, après un accident de voiture, il s’arrête et réfléchit. Il se
rend compte qu’il n’aime plus sa femme et qu’elle a aussi cessé de l’aimer ;
même si pour préserver sa tranquillité, celle-ci accepte les incartades de son
mari. Sergio n’est plus satisfait de ce qu’il possède : il ne sait que faire de
tout ce qu’il a autour de lui, de son travail d’architecte, de sa belle maison
et de son fils, de son argent, des amis avec lesquels il ne parvient pas à être
hypocrite et dont il ne tolère plus l’hypocrisie. Sergio abandonne tout et
reste seul. Seul avec lui-même et avec un de ses ouvriers, qui est surtout un
ami, et qui l’aide à comprendre que le paradis de la simplicité existe. Un jour
survient le miracle. Sergio rencontre l’amour de sa vie, mais la femme belle,
mystérieuse et sensuelle, l’abandonne. Il ne reste plus à Sergio qu’à
plonger au plus profond de soi pour tenter de donner un sens à quelque chose
dont il ignore lui-même la nature. Lorsque Sergio sera enfin arrivé au terme de
sa quête, il retrouvera tout : la vie, l’amour, les amis et surtout l’espoir
d’être heureux. |