Comme une image  
 
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Comme une image  

Comme une image Titre original: Comme une image
Origine: France
Sortie: 22 Septembre 2004
Réalisateur: Agnès Jaoui

Scénariste:Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri
Genre: Comedie dramatique
Durée: 110 mn

Distribution: Mars Distribution

Festival: en sélection officielle du 57ème festival de cannes 2004

Synopsis


C'est l'histoire d'une jeune fille de vingt ans, Lolita Cassard, qui en veut au monde entier, parce qu'elle ne ressemble pas aux filles des magazines, en tout cas pas à sa jeune belle mère, et qui aimerait tellement se trouver belle, au moins dans le regard de son père, trouver son regard tout simplement. Mais c'est aussi l'histoire d'un homme, Etienne Cassard qui regarde peu les autres, parce qu'il se regarde beaucoup lui-même et qu'il se sent vieillir, et qu'il a sûrement manqué d'amour lui aussi et qu'il a dû se battre pour trouver sa place. C'est l'histoire d'un écrivain, Pierre Miller, qui n'y croit plus, et qui doute de ne jamais rencontrer le succès, jusqu'au moment où il le rencontre et où il rencontre Etienne Cassard. C'est l'histoire d'une professeur de chant, Sylvia Miller, qui croit en son mari, en son talent en tout cas mais qui doute du sien et de celui de son élève Lolita, jusqu'au moment où elle se rend compte qu'elle est la fille d'Etienne Cassard cet auteur qu'elle admire tant. C'est l'histoire d'êtres humains qui savent très bien ce qu'ils feraient s'ils étaient à la place des autres mais qui ne se débrouillent pas très bien à la leur, qui la cherchent tout simplement.

 Casting Fiche Artistique


Jean-Pierre Bacri .............. Etienne
Marilou Berry .............. Lolita
Keine Bouhiza .......... Sébastien
Agnès Jaoui.............. Sylvia
Virginie Desarnauts .......... Karine
Laurent Grévill .............. Pierre
Michèle Moretti .......... Edith
Serge Riaboukine ..........Félix  
Grégoire Oestermann ..........Vincent
Jean-Pierre Lazzerini .......... Le chauffeur de taxi
Jacques Boko ..........Le videur
Yves Verhoeven .......... un spectateur
Samir Guesmi .......... un spectateur
Emma Beziaud .......... Louna
Julien Baumgartner .......... Mathieu
Zelie Berger .......... La petite amie de Mathieu
Jackie Berroyer .......... l'ami devant les Bains
Olivier Doran .......... François Galland  
Bernard Blancan .........
Andre Crudo .......... Le Photographe
Emilie Lafarge .........

Vos avis


Comme une image (Agnès Jaoui) courier adressé au Nouvel Obs (cité cette semaine) :Abonné fidèle depuis de nombreuses années au Nouvel Obs, je suis en phase, disons à 80 %, avec vos éditorialistes et vos chroniqueurs. C'est la première fois que je vous écris parce que je suis indigné et que je dois donc vous le faire savoir. Il s'agit de la critique du film "Comme une image" parue dans le n° 2081 de TéléCinéObs et signée Marie-Elisabeth Rouchy, en fait deux articles, l'un sur Bacri, l'autre sur Jaoui que je trouve scandaleux. Je n'arrive pas à comprendre : soit elle s'est trompée de salle (elle aura, par erreur, vu "Les Parisiens", ce qui expliquerait l'absence étonnante d'article sur ce dernier film), soit elle s'est sentie personnellement visée par ce « miroir tendu aux bobos. tous pris en flagrant délit de bassesse, tous serviles », soit enfin, il pourrait s'agir d'un règlement de compte personnel, allant jusqu'au au lynchage d'un film et d'un couple de créateurs. Et pas un mot pour la jeune Marilou Berry qui pourtant crève  l'écran ! Pour ma part, j'ai vu (avant de lire cette critique) un film merveilleux, encore plus subtile que "Le Goût des autres", plein de finesse, de nuances, d'un humour rare et incisif, auquel le public réagit avec bonheur, et surtout des personnages hyperréalistes d'humanité, tous attachants malgré leurs défauts.Je ne sais pas où votre critique a vu « le microcosme branché des bobos » (gens de gauche ? lectorat du Nel Obs ?) qui devraient  sans douter être les gentils et, bien entendu, les méchants seraient de droite et ceux qui votent Le Pen, des salauds ! Une vision de l'humanité tout aussi effrayante que celle de W. Bush ! Cela expliquerait pourquoi des superproductions hollywoodiennes, aux personnages creux et glorifiant l'empire du bien, sont gratifiées d'un cour ou deux, quand un fleuron du cinéma français est assassiné d'un pique.De plus, en observant objectivement  les caractères des personnages, avec toutes les nuances souhaitables, une bonne moitié est plutôt positive, les jeunes en particulier, voire altruistes et désintéressés comme le groupe des chanteurs amateurs. Le jeune arabe, dont la seule faiblesse est de changer son prénom en Sébastien (plus facile à porter que Rachid) est un modèle de dignité. Et puis le carriérisme, la bassesse, la compromission, la soumission, la domination, la lâcheté ou l'autisme (du père pour sa fille) ne sont pas l'apanage des classes dominantes. Être réaliste, autocritique et exigeant envers nous-mêmes, nos proches, nos amis, nos camarades est plus intéressant que de s'attaquer aux tares de ceux qui ne sont ni de notre bord, ni de notre monde.Enfin, pourquoi reprocher à Jaoui et Bacri leur attitude à Cannes, en parfaite cohérence avec leur propos. Que dire de plus que "merci" quand on reçoit un prix mille fois mérité ? Devaient-ils choisir les mondanités et courber l'échine devant l'étalage du fric ou s'adonner au star-system, plutôt que d'être au côté des intermittents ?Je retourne la question : pourquoi tant de haine ? J'aimerais, sans remettre en cause la liberté du critique de cinéma, pouvoir prendre en compte l'avis de mon hebdomadaire préféré, avec toute la crédibilité, la fiabilité et la neutralité que tout lecteur est en droit d'attendre quand il doit choisir un film. Alain Taubes Paris octobre 2004

 



 

      

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