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A
l'origine du projet L'histoire de Wimbledon, considéré comme le tournoi de tennis le plus prestigieux
au monde, remonte à 1877 : cette année-là a lieu la première édition, ouverte
uniquement aux hommes, qui accueille 22 joueurs et environ 200 spectateurs. La
victoire revient à l'époque à Spencer Gore.
Le projet de LA PLUS BELLE VICTOIRE - le film - est né 120 ans plus tard, à la fin des
années 1990 : les scénaristes Jennifer Flackett et Mark Levin ont alors l'idée d'une
comédie romantique située dans le monde du tennis professionnel. Ils proposèrent
leur projet à la maison de production Working Title, réputée en Europe pour ses
comédies sentimentales. La société ne tarda pas à donner son accord.
"Nous avons adoré le scénario", explique Eric Fellner, producteur et cofondateur
de Working Title Films. "La manière dont les personnages sont pris au piège, le fait
que le protagoniste soit un "loser" et que l'histoire d'amour se passe dans le milieu du
tennis professionnel - il y avait là tous les ingrédients pour que le film soit une vraie
réussite."
Peu importe qu'on aime ou qu'on déteste le tennis : cette histoire a tout pour maintenir le
public en haleine," précise la productrice Liza Chasin, elle-même joueuse passionnée.
"Les gens adorent les histoires de losers - surtout quand le loser séduit l'héroïne," ajoute
celle qui a passé son enfance à Forest Hills, dans l'état de New York, tout près du
prestigieux West Side Tennis Club (ancien site de l'US Open).
Restait à trouver un réalisateur suffisamment averti pour parvenir au bon équilibre
entre humour, romantisme et émotion - et pour faire du match de tennis un vrai
spectacle cinématographique. Réputé pour ses films dramatiques (RICHARD III) et
ses téléfilms (MY HOUSE IN UMBRIA, THE GATHERING STORM), Richard Loncraine n'était
pas, a priori, l'homme de la situation. Lui-même reconnaît : "Je ne suis pas
franchement fan de sport et mon expérience en matière de comédies sentimentales est
plutôt limitée. Mais j'ai été emballé par le projet, que j'ai trouvé réellement original. Et
puis, mes enfants n'arrêtaient pas de me dire, "Papa, quand est-ce que tu feras un film
qu'on aura envie d'aller voir ?'""
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