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Comment avez-vous découvert la pièce "Un petit jeu sans conséquence" ?
J'étais en mixage de mon précédent film, en Belgique, lorsque Bruno Pesery m'a
appelé en me demandant d'aller voir cette pièce dont il avait acquis les droits.
Lorsque j'y suis allé, la salle était comble, comme chaque soir. Le public s' amusait
beaucoup de cette histoire de séparation, pourtant très cruelle. C'est cette
cruauté, mélangée au rire qu'elle suscite, qui m'a beaucoup intéressé.
La transposition d'une pièce
de théâtre au cinéma
est un exercice difficile.
Dans la mesure où "Un petit jeu sans conséquence" repose sur un dialogue à la
fois drôle et omniprésent, et où l'action est tenue à l'unité de temps (une journée)
et de lieu (une maison), je devais m'appuyer sur ces caractéristiques.
Ma démarche s'est inscrite dans une simplicité et une humilité qui avait pour but
de laisser place à la performance des comédiens. Cela produit un sentiment de
mise en scène classique que certains jugeront peut-être peu inventive. Mais je
me suis attaché à trouver du rythme en associant des plans presque toujours en
mouvement (au steadycam) et en privilégiant l'accompagnement des acteurs.
Au montage, j'ai choisi de laisser certains plans en longueur pour mettre parfois
en valeur le rythme naturel de la comédie. En revanche, la règle était de ne jamais
passer à côté d'un regard ou d'une intention comme savent en offrir les comédiens
qui tiennent aussi bien leur personnage.
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