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Shainee Gabell a écrit le scénario de LOVE SONG avec la ferme
intention de le réaliser elle-même. Il lui aura fallu cinq ans pour y parvenir,
mais lorsqu’elle a entamé le tournage, elle avait derrière elle une équipe
de production qui croyait en elle, une distribution dont rêveraient bien
des réalisateurs chevronnés, et la Nouvelle-Orléans pour cadre…
La première personne à se joindre à Shainee Gabel a été le producteur
Paul Miller. Ils se sont rencontrés par l’intermédiaire de leurs agents et
ont développé le scénario durant plusieurs années.
Paul Miller.r explique : « Le scénario de Shainee est magnifiquement écrit.
Il dépeint un monde dont la plupart des gens ignorent l’existence, un
monde magique… C’est une histoire sur la littérature et l’amour - non
pas le sexe, mais l’amour entre les êtres humains à un niveau bien plus
profond. »
Le producteur David Lancasterr a rejoint le projet durant la pré-production.
Pour lui, le scénario de Shainee Gabe se compare à ceux de deux écrivains
lauréats du prix Pulitzer avec qui il avait travaillé auparavant : Marsha
Norman, auteur de la pièce et du scénario de GOODNIGHT MOTHER,
et Beth Henley, auteur de la pièce et du scénario de CRIMES DU COEUR.
Il confie : « J’ai toujours été attiré par les grands auteurs féminins du sud
des États-Unis. Bien que Shainee ne soit pas elle-même du Sud, son histoire
baigne dans cet esprit, cette atmosphère à nulle autre pareille, et ses
personnages sont exquis. Elle a une oreille extraordinaire pour le dialogue
et un vrai don pour rendre ses personnages réels. »
Le rôle de Bobby Long marque pour John Travolta un retour à un
registre dramatique que l’on n’avait plus vu depuis l’homme de main
philosophe de PULP FICTION, l’avocat tenace de PREJUDICE, ou le
candidat à la présidence manipulateur de PRIMARY COLORS. Travolta
s’est immédiatement identifié au personnage. Il explique : « J’aime
énormément les oeuvres de William Inge et de Tennessee Williams, et j’ai
tout de suite retrouvé cet esprit dans le scénario, une réponse contemporaine
à ces oeuvres. C’est évident dès la première page et cela ne cesse de se confirmer à chacune des suivantes. Il était très facile de tomber amoureux
de ce scénario… L’histoire est forte, très complète, et je n’ai pas eu à
travailler du tout sur la narration elle-même. Tout ce que j’ai eu à faire,
c’est construire le personnage à partir des indices que donnait le scénario.
Les dialogues aident à faire découvrir la profondeur du personnage de
Bobby Long, et comme toute histoire remarquablement écrite, celle-ci
fonctionne à plusieurs niveaux. »
Pour Shainee Gabel, le rôle de Pursy était parfait pour Scarlett
Johansson. La scénariste-réalisatrice avait remarqué la jeune actrice lorsque
celle-ci avait dix ans, dans MANNY AND LO. Elle était en train d’achever
la première version de son scénario lorsqu’elle vit L’HOMME QUI
MURMURAIT A L’OREILLE DES CHEVAUX… Elle sut alors avec
certitude qu’elle avait trouvé sa Pursy. Deux ans plus tard, Scarlett Johansson
lisait le scénario, et elles se rencontraient pour la première fois. Elles se
revirent régulièrement au cours des années suivantes, tandis que le
financement du film se constituait peu à peu. Scarlett Johansson et son
agent - qui est aussi sa mère, Melanie Johansson, coproductrice - sont
tombées sous le charme du projet ; elles l’ont ardemment défendu et n’ont
jamais faibli dans leur détermination à voir le film se monter.
Paul Miller confie : « Scarlett est la parfaite Pursy. Elle a quelque chose
de puissant et un vrai naturel. Elle habite totalement le rôle. »
Gabriel Macht a dû se battre pour obtenir le rôle de Lawson, l’ancien
brillant étudiant de Bobby Long. Shainee Gabel, raconte : « Je ne connaissais
pas bien le travail de Gabriel. Nous avons interviewé et auditionné un grand
nombre d’acteurs, et il était celui qui se détachait de tous les autres. »
Paul Miller ajoute : « Gabriel a été le dernier à rejoindre la distribution. Nous
cherchions quelqu’un qui puisse relier les deux personnages, Bobby et Pursy.
Ce qui est passionnant dans son interprétation, c’est que l’on comprend qu’il
a vécu toutes ces choses avec Bobby, la boisson, les excès, la philosophie,
mais qu’il en est arrivé à un point où il ne supporte plus tout ça. »
L’histoire de LOVE SONG se déroule sur une période d’un an, à la
Nouvelle-Orléans, en Louisiane. L’équipe y a tourné durant les journées
chaudes et humides des mois de juillet et août.
Paul Miller explique : « Il fait très chaud à la Nouvelle-Orléans en été,
mais plutôt que de nous battre contre cela, nous l’avons intégré au film.
Une partie de la langueur de la ville s’exprime à travers la chaleur. Les
gens prennent leur temps, justement parce qu’il fait si chaud… » John Travolta souligne : « Cette histoire n’aurait pas pu se dérouler ailleurs.
La Nouvelle-Orléans est un personnage en soi, ce n’est pas un décor. La
chaleur en est un trait de caractère. Elle fait partie de sa personnalité. Il
y a quelque chose dans le Sud, un mélange d’espoir et de tragédie perceptible
de façon évidente. C’est son héritage. L’esprit a pris beaucoup de coups,
à bien des niveaux, mais il a toujours gagné à la fin… »
« Malgré la chaleur, l’humidité, la pluie et un planning de tournage très
serré, je suis heureux d’avoir pu jouer ce personnage, qui est un rôle
merveilleux, et d’avoir eu la chance de contribuer à faire naître cette
histoire à l’écran… »
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