Est le nom qui a été donné à un vol
d’ampleur exceptionnel perpétré
dans la nuit du 8 août 1963 à
Bridgewo Railway Bridge, Ledburn
dans le Buckinghamshire. Jamais
le butin qui s’élevait à près de 2,6
millions de Livres Sterling, soit 68
millions de dollars actuels ou 46
millions d’euros n’a été retrouvé.
De plus, ce dernier était en 125
sacs remplis de petites coupures
usagées qui se destinaient à la
destruction.
Pris d’assaut à 6h50 du matin, le
train a été stoppé par un feu rouge
à un échangeur. Feu rouge créé
par un gant placé manuellement,
tout simplement devant le feu vert
de la voie ferrée et allumé par une
petite batterie de 6 volts !
Le temps que les chauffeurs
vérifient le pourquoi de cet arrêt
non prévu, l’un deux fut esbaudi par
un grand coup à la tête ! Le pauvre
ne s’en remettra jamais... Et l’autre
réquisitionné par les voleurs afin de
mener la locomotive sur une gare
de triage à un demi-mile de là. Oui !
Réquisitionné car les voleurs ne
s’étaient pas entraînés à conduire
sur des trains diesel !
Les voleurs : un gang de quinze
membres mené par Bruce Reynolds
et dont le fameux Ronald
Biggs faisait partie. Ainsi que Char-
lie Wilson, Jimmy Hussey, Roy James,
John Wheater, Brian Field,
Jimmy White, Tommy Wisbey, Gordon
Goody, Buster Edwards... Une
vraie équipe dont quelques-uns de
ces hommes étaient des anciens
Paras de l’armée britannique.
Et c’est tout simplement qu’ils ont
chargé le butin dans des véhicules
garés le long des voies.
Quand la police arriva sur les lieux,
elle retrouva un jeu de Monopoly
avec lequel les voleurs s’étaient
amusés après le casse, laissant
ainsi leurs empreintes digitales sur
tous les jetons !
13 sur 15 furent arrêtés et furent
condamnés à l’emprisonnement
lors de leur procès, le 16 avril
1964.
Ronnie Biggs qui faisait partie du
lot s’échappa de prison quinze
mois après la sentence, en se
servant d’une échelle laissée dans
la cour intérieure par les prisonniers durant leurs exercices sportifs
journaliers.
Il s’enfuit en Australie à Adélaïde
où il recommença à vivre une vie
toute ordinaire avec femme et enfants.
Un signalement le dénonçant
le força à rejoindre Melbourne
puis finalement le Brésil. Brésil
où les lois d’extradition avec le
Royaume Uni ne fonctionnaient
pas dans la mesure où il avait un enfant d’une ressortissante brésilienne.
C’est ainsi, à Rio qu’il
vécut intouchable et tranquille
durant plusieurs années. Avec sa
part, fort agréable, du butin.
Mais en mai 2001, Ronald Biggs
alors âgé de 71 ans, volontairement
s’en retourna en Angleterre
soigner une santé vacillante qui
déjà lui avait donné 3 attaques
cardiaques. Évidemment, il alla
droit en prison où il y est encore.
Mais en août dernier, il fut annoncé
qu’en raison de son état
de santé, il bénéficierait sûrement
d’une grâce.
le casse d’Anvers dans le «brillant km2», 15 février 2003.
Casse remarquable tant par sa
logistique intelligente que par la
bêtise dont les voleurs ont fait
preuve en voulant éliminer les
preuves !
C’est à Anvers dans le Centre
Anversois du Diamant (9/11
Shupstraat) en plein dans le
quartier ultra protégé des diamantaires
que le 15 février 2003,
123 coffres sur 160 ont été vidés
de leurs contenus !
Date très importante car ce jourlà,
la Belgique est en arrêt devant
sa télé pour le tournoi opposant
la tenniswoman Wallonne Justine
Hénin contre la Flamande Kim
Clijsters.
Il aura fallu près de deux ans de
préparation pour ce casse effectué
en moins de cinq heures.
Infiltration des lieux en louant un
bureau dans l’immeuble, location
d’un coffre et d’une place de
parking permettant avec le badge
un accès souterrain pratique à toute
heure. Composition d’une équipe
où chacun est spécialiste dans
son domaine : serrurier, électricien,
bijoutier... afin de déjouer tour à tour
tous les systèmes de sécurité.
Le casse a été une telle réussite
que les voleurs n’ont pu tout
emporter ! C’est un tapis de diamants,
émeraudes, topazes, turquoises
qu’ils laisseront derrière
eux dans la salle fracturée !
Le butin est partagé dans un
appartement anversois par les
cambrioleurs avant de partir pour
l’Italie par l’autoroute. C’est là, sur
un abord qu’ils jetteront bêtement
des preuves comme les tickets de
caisse du matériel acheté ayant
servi au casse, ainsi que des
restes de sandwichs donnant de
fait leur ADN aux policiers chargés
de l’enquête.
L’un deux fut donc arrêté, c’était
le locataire du bureau, ainsi que le
propriétaire de l’appartement où ils
se divisèrent les pierres précieuses
en en laissant dans l’enthousiasme
de nombreuses sur le tapis du
salon !
À ce jour, aucun des diamants n’a
été retrouvé
le casse de Genève, perpétré le 25 mars 1990
Laissant à la banque une grosse
tristesse de 31,4 millions de francs
suisses soit 220 kilos de billets,
eux aussi jamais réapparus !