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Elle s'appelait Sarah - Réalisateur Gilles Paquet-Brenner

 
Affiche cinemaTitre original: Elle s'appelait Sarah
D’après le roman de Tatiana de Rosnay
Origine: France
Sortie: 13 Octobre 2010
Réalisateur: Gilles Paquet-Brenner
Scénariste: Serge Joncour & Gilles Paquet-Brenner
Genre: Drame, romance
Durée: 111 mn
Distribution
: UGC Distribution
Festival:

Synopsis

 

Paris, de nos jours.
Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l’épisode douloureux du Vél’d’Hiv.

En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Pour Julia, ce qui n’était que le sujet d’un article devient alors un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.

Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...

 
Casting - Fiche Artistique


Kristin Scott Thomas ..... Julia Jarmond
Mélusine Mayance ..... Sarah
Niels Arestrup ..... Jules Dufaure
Frédéric Pierrot ..... Bertrand Tezac
Michel Duchaussoy ..... Edouard Tezac
Dominique Frot ..... Genneviève Dufaure
Gisèle Casadesus ..... Mamé
Aidan Quinn ..... William Rainsferd
Natasha Mashkevich ..... Mme Starzynski
Arben Bajraktaraj ..... M. Starzynski
Sarah Ber ..... Rachel
Karina Hin ..... Zoe Tezac
George Birt ..... Richard Rainsferd
Charlotte Poutrel ..... Sarah Jeune femme

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Elle s'appelait Sarah

Plus de photos >> Trailer >>

 

   

 

C’est compliqué pour un écrivain d’accepter la vision qu’un réalisateur peut avoir de son livre. Mais j’avais décidé de faire confiance à Gilles Paquet-Brenner dès le départ. Il y avait quelque chose de passionnant et de passionné chez lui lorsqu’il m’avait expliqué «sa» vision de «ma» Sarah. Et puis il y a eu Serge Joncour, l’ami fidèle, le romancier de talent, et je savais que cette nouvelle Sarah allait renaître à travers son regard.

J’ai lu le scénario. Je l’ai aimé. Il faut dire que pour nous romanciers, c’est toujours un peu sec, un scénario, pas de descriptions, pas de nuances. Il faut y ajouter le jeu des acteurs. Je ne savais pas faire ça. Mais j’ai constaté que Serge et Gilles avaient respecté mon livre, n’avaient rien changé de façon brutale.

Ensuite, l’aventure du tournage. La rencontre inoubliable avec Mélusine Mayance, Sarah. Je la revois encore, venant vers moi, son étoile jaune sur la poitrine, son petit visage pointu, ses grands yeux clairs. Ma Sarah ! Moment intense et presque irréel. Puis, plus tard, Kristin Scott Thomas, en Julia Jarmond. Je fais de la figuration dans une scène avec elle, là aussi, instants féeriques et à jamais gravés dans ma mémoire.
Puis, le jour où je visionne le film pour la première fois, avec Serge. Je suis inquiète. J’ai peur d’être déçue. J’ai peur de ne pas reconnaître «ma» Sarah. Les dix premières minutes m’échappent. J’ai du mal à me défaire de mon livre. Je me fais violence. Et là, je tombe dans le film. Et je tombe amoureuse du film. Et à la fin, devant la dernière scène, une incroyable vague d’émotion me submerge, et je pleure. Oui, je pleure.

Le film est sobre, comme mon livre. Il n’y a pas de pathos, pas de mièvrerie. Kristin Scott Thomas campe à merveille cette journaliste américaine qui veut connaître la vérité à tout prix. Michel Duchaussoy qui joue Edouard Tézac est extraordinaire de justesse, de pudeur. Gisèle Casadesus - Mamé - m’enchante. Niels Arestrup - Jules Dufaure - me séduit par sa rude tendresse. Aidan Quinn et son regard intense me bouleversent. Tous les acteurs ont leur place dans ce film, Frédéric Pierrot, Dominique Frot, Natasha Mashkevich... Et dans mon coeur d’auteur, car ils deviennent à l’écran mes personnages. Gilles Paquet-Brenner a réussi à transmettre l’émotion que j’ai cherchée à partager avec mes lecteurs en écrivant ce livre. Le portrait d’une femme qui ouvre une boîte de Pandore. L’image déchirante d’une petite fille à la vie brisée. Un homme qui ne savait rien de sa mère. Le tabou laissé soixante ans plus tard par un des événements les plus sombres de notre histoire. Merci à lui.
Tatiana de Rosnay

 


 

   

      

 

 

Elle s'appelait Sarah