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Harry Belafonte
Né
le:1 mars 1927
Lieu:New York, USA
Chanteur, compositeur, homme de scène,
comédien, producteur, inlassable militant des
droits de l'homme, Harry Belafonte est l’une
des plus grandes figures du show-business.
Né à New York le 1er mars 1927, Belafonte
passe son enfance à la Jamaïque et fait ses
études à la George Washington High School.
Après la guerre, il rejoint l’American Negro
Theatre et monte avec Sidney Poitier
plusieurs spectacles au Dramatic Workshop
de la New School for Social Research de New
York. Pour payer ses études, il chante dans un
cabaret de jazz, accompagné par Max Roach,
Charlie Parker et Miles Davis, avant de se
découvrir un goût pour le folk song et de
s'orienter vers un répertoire plus engagé,
dans un style dérivé de la tradition antillaise.
En 1950, avec les guitaristes Milliard
Thomas et Craig Work, Belafonte commence à se bâtir un répertoire de ballades folkloriques,
nouvelles et traditionnelles. Après un
passage remarqué au Village Vanguard, il
signe son premier contrat avec RCA. Trois
ans plus tard, il remporte le Tony à
Broadway dans "John Murray Anderson’s
Almanac" et débute à l’écran aux côtés de
Dorothy Dandridge dans une production
MGM, réalisée par un neveu de Louis B.
Mayer, BRIGHT ROAD.
Le couple Belafonte/Dandrige se reforme en
1954 dans CARMEN JONES, chef-d’oeuvre
de l’"all-black musical", puis partage en
1957 la tête d’affiche d’UNE ÎLE AU SOLEIL
avec James Mason et Joan Fontaine. Entre
ces deux titres, Belafonte retourne à la scène
dans une production de Paul Gregory :
"Three for Tonight".
Star du disque, Harry Belafonte grave, entre
autres classiques : "Jamaica Farewell",
"Day-O", "Brown Skin Girl", "Matilda",
"Calypso" (premier album de l'histoire
vendu à plus d'un million d'exemplaires), et
compose lui-même des succès comme
"Shake That Little Foot" ou "Turn Around".
Ses concerts battent des records d’audience,
de même que ses shows télévisés,
qui lui vaudront notamment l’Emmy en 1959.
À la fin des années cinquante, Harry
Belafonte monte sa propre société de production,
Harbel, sous la bannière de laquelle
il produit et interprète le thriller de Robert
Wise LE COUP DE L’ESCALIER et la parabole
antiraciste de Ranald MacDougall LE
MONDE, LA CHAIR ET LE DIABLE. Côté
musique, il organise des spectacles et fait
connaître au public américain Myriam
Makeba et Nana Mouskouri. Fidèle à ses
engagements, il consacre aussi une large
part de son temps à la défense des droits
civils, lutte aux côtés de Martin Luther King
(dont il sera l'un des trois exécuteurs testamentaires),
occupe pendant cinq ans un
poste de conseiller culturel au sein des
Peace Corps du Président Kennedy, milite
dans de nombreuses associations culturelles et antiracistes. Il apporte également un
soutien actif à Nelson Mandela et occupe
durant de longues années un poste
d'"ambassadeur" auprès de l’UNICEF.
Outre les films cités, Harry Belafonte a tourné
le documentaire KING : A FILMED RECORD…
MONTGOMERY TO MEMPHIS en hommage à
Martin Luther King, ainsi que le western
BUCK ET SON COMPLICE et UPTOWN
SATURDAY NIGHT de son ami Sidney Poitier,
le film d’action WHITE MAN, avec John
Travolta, et KANSAS CITY de Robert Altman,
où il a remporté le New York Film Critics'
Circle Award dans l'un de ses rôles favoris.
Premier producteur afro-américain de l'histoire
de la télévision américaine, Harry
Belafonte a notamment produit avec Norman
Jewison l'émission musicale "Tonight with
Belafonte", qui lui a valu l'Emmy. Il a assuré
récemment avec Jon Avnet et Taylor Branch la
production exécutive de la mini-série THE
AFFAIR après avoir produit une série d'émissions
à succès citées à l'Emmy, comme "The
Strollin' Twenties", avec Sidney Poitier,
Diahann Carroll, Sammy Davis, Jr. et Duke
Ellington, "A Time for Laughter", avec Richard
Pryor et Redd Foxx.
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