Jean-Claude Brialy présente une sélection des Répliques les plus drôles du théâtre, de Georges Feydeau à la troupe du Splendid, en passant par Marcel Pagnol, Marcel Achard, Sacha Guitry, Jean Anouilh, Jean Poiret, ou encore Français Veber.
"Vous avez beaucoup d'ennemis ?", demandait-on un jour à Bernard Blier, qui s'empressa de répondre : "Oui, comme tous les gens qui n'aiment pas les cons." A la question : "Quel est le point commun entre tous les hommes que vous avez aimés? ", Jeanne Moreau fit cette réponse toute simple : "Moi !" Orson Welles déclarait : "Il y a trois choses dans la vie que je ne supporte pas : le café brûlant, le champagne tiède et les femmes froides." Et Woody Allen : "L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible." "Les comédiens ont un langage singulier, écrit Jean-Claude Brialy dans la présentation de cet ouvrage. Ils se souviennent, improvisent, colorent leur mémoire, citent les formules oubliées, inventent même des phrases drôles, cruelles, qui se répètent et deviennent des citations." C'est un florilège de ces pensées d'acteurs qui est proposé ici, de Sacha Guitry à Jean Yanne, en passant par Arletty, Groucho Marx, Pierre Brasseur, Jean Rochefort ou encore Jean Gabin. Que ce soit sur l'amour ("Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est juste parce qu'ils ont peur de s'entretuer ", Groucho Marx), l'argent ("On dit que l'argent ne fait pas le bonheur. Sans doute veut-on parler de l'argent des autres", Sacha Guitry) ou encore la religion ("Dieu ? Faut y croire pour le voir !", Jean Yanne), leurs mots font chaque fois mouche, et, en refermant le livre, on ne pourra que penser, comme Jean Gabin : "Moi, j'adore les acteurs ! C'est chouette, les acteurs, c'est bath, les acteurs !"
Je suis né en Algérie. J'y ai passé les dix premières années de ma vie, dans le petit village d'Aumale, à Blida et à Bône. Les jours de fête, je découvrais Alger. Le dimanche, mon père nous amenait dans les Gorges de la Chiffa, à la recherche, au détour d'un virage, du Ruisseau des Singes. C'est en Algérie que j'ai fait mes premiers spectacles, rencontré mes premiers amis, c'est là-bas que je me suis découvert. J'ai quitté le pays en 1942, sans savoir que je l'emmenais avec moi, dans mon cœur. En 2005, enfin, j'y suis revenu, retrouvant les visages, les lieux de mon enfance. L'Algérie a grandi, elle n'a pas changé. C'est ce pays de mon enfance que je veux vous faire aimer. L'Algérie de mes souvenirs, celle d'hier et d'aujourd'hui, et celle que je ne connais pas, que je n'avais jamais visitée, mais dont j'ai tant rêvé : dans les ruelles d'Oran, au cœur de l'ermitage du père de Foucauld, avec les Touaregs qui l'ont adopté... Bienvenue dans mon Algérie. Jean-Claude Brialy.
" Pourquoi écrire une suite au Ruisseau des singes ? Parce que, une fois le mot "fin" écrit au bas du livre, des milliers d'autres souvenirs me sont revenus à l'esprit et que j'avais envie à nouveau de vous les faire partager. Parce que, c'était évident, j'avais oublié de vous dire... " Ce que nous conte aujourd'hui Jean-Claude Brialy, c'est l'histoire d'une vie bien remplie, avec ses folies, ses tristesses et ses colères, avec ses belles rencontres et ses joyeuses complicités. Qu'ils soient célèbres ou inconnus, qu'ils se nomment Gabin, Trenet, Barbara, Cocteau, Noureïev ou Arletty, qu'il s'agisse d'un dîner intime ou d'un tournage, ce ne sont pas des stars qui se montrent, ce sont les rencontres magiques d'un homme hors du commun qui évoque sous un angle personnel et chaleureux de nouveaux rendez-vous inoubliables...
45 ans d'une extraordinaire vie de comédien, à la rencontre des plus grandes figures du cinéma français.