Georges Méliès magicien du cinema exposition a la Cinémathèque française  
 
Georges Méliès exposition a la Cinémathèque française - mis  en ligne le 27/03/2008 par Philippe BaledentObtenez les dernières nouvelles sur :biosstars.com.....................
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Georges Méliès magicien du cinema

Exposition a la Cinémathèque française A partir du 16 avril 2008

Georges Méliès à la Cinémathèque ! Voilà une histoire qui vient de loin, qui continue et s’amplifie. L’inventeur d’abord : magicien et cinéaste de la Belle Epoque, auteur de plus de 500 films à l’imaginaire débridé, Méliès ou l’homme-orchestre, initiateur du tournage en studio et des « effets spéciaux ». La collection ensuite : dessins, photos, appareils de magie, costumes, lettres, maquettes, décors, et bien sûr les films : retrouvés, sauvés, miraculés. C'est là que la Cinémathèque française entre en scène avant même sa création, grâce à Langlois, cinéphile fou aux yeux brûlés par le cinéma des années 1910 et 1920. Langlois connaît l’artiste, l’auteur du Voyage dans la lune, des Quatre Cents Farces du Diable et de Escamotage d’une dame chez Robert-Houdin, du Mélomane, de Vingt mille lieues sous les mers, d’À la conquête du pôle. Il lui rend visite et l’aide en ces temps difficiles. A la naissance de la Cinémathèque en 1936 (deux ans avant la mort de Méliès), Langlois commence à rassembler les pièces de ce qui est devenu alors un puzzle, à force de dettes, de pertes et d’éparpillement.

Georges MélièsCe travail, à mi-chemin entre les travaux d’Hercule et la tapisserie de Pénélope, mené conjointement par les héritiers (coup de chapeau à Madeleine Malthête-Méliès !) et une institution, relancé en 2004 par la cession d’une collection au Ministère de la Culture et de la Communication, Centre national de la cinématographie (et confiée à la Cinémathèque), trouve en 2008 une forme « d’apothéose ». Après le temps de la création, après celui douloureux de la dispersion, voici venu celui, plus joyeux, du remembrement.

Moment historique : jamais l’oeuvre préservée n’a été à ce point visible, parce que la Cinémathèque a pour mission de montrer ce qu’elle conserve, parce que revient aujourd’hui le désir de projeter une collection et de l’exposer à tous.

Dès lors, c’est toute la Cinémathèque (de la conservation à la restauration, de l’exposition à l’édition, de la programmation à l’action culturelle et éducative) qui déploie pour tous les publics, pendant plusieurs mois, une offre exceptionnelle autour de Georges Méliès

Magie et cinématographe

Magie et cinématographeLa première salle de l’exposition est consacrée au monde magique de Robert- Houdin et à la découverte du cinématographe. Méliès rachète le théâtre de Robert-Houdin, un illusionniste qu’il vénère et dont il collectionne les automates. Il monte de grandes illusions et des saynètes magiques qui préfigurent ses propres films à trucs. Nous montrons ici les accessoires, costumes et automates originaux de Robert-Houdin. Deux pièces phares : le carton fantastique original de Robert-Houdin et « l’armoire du décapité récalcitrant » de Georges Méliès. Dès les années 1890, Méliès côtoie le monde de Marey et de la chronophotographie, mais il faut attendre le printemps 1896 et le triomphe de la projection cinématographique pour qu’il se décide à utiliser cette technique. Méliès achète sa première caméra à Londres (1896), réalise ses premiers films, les projette au théâtre Robert-Houdin – il les vendra également aux forains – et commence son abondante production. Ses premiers films et ses premiers appareils cinématographiques (sa première caméra, son premier projecteur)

Le Studio Méliès de Montreuil

Le Studio Méliès de MontreuilOn pénètre ensuite dans l’espace du Studio de Montreuil, premier studio vitré (1897) réalisé uniquement pour la prise de vues cinématographiques. Nous en présentons une maquette et proposons au visiteur de l’explorer virtuellement, grâce à une reconstitution 3D interactive, et de pénétrer ainsi quelques-uns des secrets de ce mystérieux atelier, détruit en 1947. Dans cet espace figurent également les plans et esquisses préparatoires du film le plus abouti que Georges Méliès ait tourné dans son studio : La conquête du Pôle (1912)

L’univers fantastique de Méliès

L’univers fantastique de MélièsLes films à trucs plaisent au public des années 1900 et les forains sont les principaux clients de Georges Méliès. Des affiches, programmes, pièces d’archives, dessins, costumes et projections permettent d’évoquer le Voyage dans la lune, film-phare de Méliès (1902), de même que les autres films relatifs à des « voyages fantastiques ». La naissance rapide de l’industrie cinématographique, la montée en croissance des géants Pathé, Gaumont, Eclair, ont su imposer une autre économie, d’autres structures, un cinéma plus réaliste, moins rêveur. Ces trois sociétés, aux structures financières solides, ont chassé des écrans les films féériques de Georges Méliès, dont le style, avant la Grande Guerre, devient totalement obsolète. Après avoir tenté de collaborer avec Charles Pathé, et après avoir connu de graves échecs financiers, Georges Méliès arrête sa production cinématographique en 1913. Il connaît alors la gêne. Le public l’oublie totalement. Il anime le théâtre des Variétés à Montreuil mais, après la guerre, il doit gagner sa vie en vendant des jouets à la gare Montparnasse. Un journaliste l’y retrouve, et en 1929 un gala est organisé pour lui venir en aide. Il se retire au château d’Orly (maison de retraite réservée aux gens du cinéma) et meurt en 1938..

Liens

http://www.cinematheque.fr

 

 


 

      

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