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Hommage A Danielle Darrieux
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Hommage A Danielle Darrieux du 7 janvier au 2 mars 2009 a la Cinémathèque française
Danielle Darrieux, les dates-clé au cinéma
1er mai 1917
Danielle Darrieux naît à Bordeaux avant de passer son enfance à Paris.
Sa famille est mélomane, elle sera élève au Conservatoire de musique (études de violoncelle).
1931
Elle fait ses débuts à 14 ans dans Le Bal de Wilhelm Thiele
J’ai vécu le tournage comme un jeu : j’ai mis trois semaines à m’apercevoir qu’il y avait des micros. (…) Le film terminé, je me suis dit que j’avais vécu une expérience amusante et je suis passé à autre chose. ».
1933
Mauvaise graine de Billy Wilder
1934
Dédé de René Guissart avec Albert Préjean
« J’ai souvent tourné avec Albert Préjean au cours des années 1934 et 1935. Nous formions en effet une sorte de couple idéal : moi l’adolescente insupportable et lui, le bon vivant, débrouillard et charmeur ».
1935
Danielle Darrieux épouse le cinéaste Henri Decoin, rencontré lors du tournage de son film L’or dans la rue. Ensemble, ils tourneront sur plusieurs années une dizaine de films, dont Abus de confiance, Retour à l’aube, Battement de coeur, La Vérité sur Bébé Donge.
« Sans ses conseils, son flair et son appui, je serais sans aucun doute restée une jolie fille chantant et bêtifiant dans des productions mineures et j’aurais probablement quitté le métier assez rapidement. Il a su me mettre en valeur et me persuader que je pouvais jouer de grands rôles dramatiques (…) C’est à lui, et à lui seul, que je dois d’être ce que je suis devenue. »
1938
1er film américain
La Coqueluche de Paris (The Rage of Paris) avec Douglas Fairbanks Jr.
1939
Battement de coeur d’Henri Decoin
« Sorti en 1940, ce film est l’équivalent des grandes comédies américaines. (…) Ce film symbolise pour moi toute l’insouciance et la gaieté de l’avant-guerre (…)Ce fut l’un des sommets de ma carrière. »
1949
Elle enchaîne ensuite avec trois films de Claude Autant-Lara, dont Occupe-toi d’Amélie (1949) : « ce film est celui de ma résurrection. J’avais retrouvé ma gaieté, mon entrain, et j’ose le dire, tout mon éclat, car j’étais heureuse. » Suivront plus tard Le Bon Dieu sans confession (1953), Le Rouge et le Noir (1954) avec Gérard Philipe.
1950
L’Affaire Cicéron de Joseph L.Mankiewicz.
1951
La Ronde (Max Ophuls) donne le coup d’envoi des « années Ophuls » que complèteront Le Plaisir et Madame de… « Max Ophuls m’a permis de découvrir le cinéma, ou plutôt un autre cinéma. Avant lui, j’avais beaucoup tourné. De bons et de mauvais films, et comme je l’ai dit, l’idée d’abandonner le métier me venait parfois à l’esprit. Avec Max Ophuls, je suis entré dans un univers délicat et magique, où la mort rode dans des décors insensés, mais plus vrais que nature. (…) Madame de… restera mon film, celui grâce auquel on ne m’oubliera pas tout à fait. (…)
1958
Marie-Octobre de Julien Duvivier
1966
Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy
«Jacques Demy me « voulait » depuis longtemps, ce qui était d’ailleurs réciproque. Il vint enfin me chercher pour Les Demoiselles de Rochefort. (…) Le bonheur ne se raconte pas. Je dirai simplement que j’ai vécu un tournage de rêve. (…) Le succès a couronné cette belle réussite. »
1982
Une chambre en ville de Jacques Demy
« Une chambre en ville reste un film culte. (…) Tout comme Les parapluies de Cherbourg, le film est chanté à cent pour cent. (…) C’était curieux à faire, mais amusant et excitant. Je le répète : ce film est sublime. »
1983
En haut des marches de Paul Vecchiali : « Ce film, beau mais difficile, représenta pour moi un double challenge. Tout d’abord, ne pas décevoir Paul Vecchiali, l’un de mes plus grands fans, qui rêvait de me faire tourner. Ensuite et surtout, devoir incarner un personnage inspiré par sa propre mère : une femme écrasée, comme bien d’autres, par l’Histoire. »
1986
Le Lieu du crime d’André Téchiné
« J’étais vraiment ravie d’incarner une seconde fois la mère de Catherine Deneuve après Les Demoiselles de Rochefort. (…)Catherine m’a souvent dit qu’il existait une certaine ressemblance entre elle et moi. Je suis de son avis. Elle a déclaré aussi quelque chose qui m’a beaucoup touché : « Danielle est la seule actrice qui m’empêche d’avoir peur de vieillir ». »
1988
Quelques jours avec moi de Claude Sautet avec Daniel Auteuil
2002
Huit femmes de François Ozon : elle y est la mère de Catherine Deneuve pour la troisième fois et y chante le poème d’Aragon mis en musique par Georges Brassens : « il n’y a pas d’amour heureux »
2006 - 2007
Nouvelle chance d’Anne Fontaine avec Arielle Dombasle
L’heure zéro de Pascal Thomas d’après Agatha Christie
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