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Exposition Lanterne magique et film peint 400 ans de cinéma
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 Exposition Lanterne magique et film peint 400 ans de cinéma 14 octobre 2009 - 28 mars 2010. À la Cinémathèque française . En co-production avec le Museo Nazionale del Cinema de Turin
L’exposition temporaire Lanterne magique et film peint révèle les richesses des deux
plus belles collections mondiales de plaques de verre pour lanterne magique peintes à
la main entre 1659 et les années 1920, celles de la Cinémathèque française (18 000
images) et du Museo Nazionale del Cinema de Turin (8000 images).
Ces images peintes sur verre, fixes ou mécanisées, naïves ou complexes, ont influencé les premiers metteurs en scène
(Lumière, Méliès, Zecca, Chómon). Elles ont émerveillé les cinéastes classiques (Truffaut, Bergman, Fellini), mais elles ont
aussi conduit les cinéastes expérimentaux d’hier et aujourd’hui (Emile Reynaud, Len Lye, McLaren, Sistiaga) à peindre sur
pellicule, image par image.
La lanterne magique est un appareil d’optique apparu en 1659 aux Pays-Bas. Son inventeur est probablement
l’astronome hollandais Christiaan Huygens.
La lanterne magique, aussi nommée « lanterne de peur », permet la projection, sur un écran blanc, à l’intérieur d’une salle
obscure, d’images fixes ou animées. Celles-ci sont peintes sur des plaques de verre généralement de forme rectangulaire. Il
faut une grande dextérité pour réaliser les figures, car la lanterne amplifie les vues qui peuvent atteindre une taille
gigantesque. Il faut aussi une source lumineuse puissante, que l’on place à l’intérieur de la lanterne, et un objectif composé
de plusieurs lentilles (le secret de la combinaison optique restera, au début, un secret).
Au début de l’exposition figure le dessin original de la première plaque
connue, réalisé en 1659 par l’astronome hollandais Christiaan Huygens
pour sa « lanterne de peur » : il représente un squelette animé, remuant
les bras et jouant avec son crâne. Cette vue métaphysique, échappée de la
Danse de mort d’Holbein, marque les débuts de la fabrication des plaques
de lanterne magique. L’explosion d’images hallucinantes qui suit
immédiatement, proches parfois de Jérôme Bosch, sera désignée dès le
XVIIe siècle comme un « art trompeur » préfigurant « l’art magique »
d’André Breton.
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