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Rétrospective Robert Mulliga |
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| Rétrospective Robert Mulliga a la Cinémathèque française - mis en ligne le 05/06/2010 par Philippe Baledent. | ||||||||
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Rétrospective Robert Mulliga a la Cinémathèque française du 9 au 27 juin 2010
Mulligan / Pakula En 1965, Le Sillage de la violence met en scène Steve McQueen en chanteur violent que sa femme, interprétée par Lee
Remick, essaie de sauver de lui-même.
Le film lui apporte trois Oscars et une réputation internationale. L’année suivante, il produit et réalise L’Autre (1972), film à la lisière du fantastique qui raconte l’histoire de deux jumeaux d’une dizaine d’années. Dans Du silence…, Mulligan filmait les ombres presque comme dans un film expressionniste, ce qui ajoutait une touche de fantastique. Dans L’Autre, il fait exactement le contraire. Tout y est solaire. Tout y est à plat. Le contraire du Gothique, pour un film hors normes et fascinant qui distille lentement l’angoisse. Après avoir réalisé ce film à part dans son oeuvre, Mulligan confiait s’en être senti mal longtemps, décrivant une cruauté qui ne lui était pas coutumière. En 1974, production et réalisation de Mulligan, The Nickel Ride, film noir si l’on veut, raconte la vie d’un homme à la marge de la loi, intermédiaire entre la police et la pègre. Autre film singulier, où tout semble advenir comme dans un rêve, tragédie ordinaire d’un homme qui voit une époque disparaître. Drame d’un nostalgique, à l’image de Mulligan dont les films sont souvent conjugués à l’imparfait. Un directeur d’acteurs On a parlé, à propos de Mulligan, d’un « Truffaut américain ». Comme ceux de l’auteur des 400 Coups, de L’Enfant sauvage et de L’Argent de poche, les enfants et adolescents que filme Mulligan sont toujours d’un naturel confondant, jamaishorripilants ou têtes à claques. Le cinéaste se met à leur hauteur, il les comprend parce qu’eux aussi enchantent le monde etle recréent, comme les enfants de Du silence et des ombres et les histoires qu’ils inventent. Les enfants sont le double du réalisateur. Ils jouent au même jeu, contre le réel. À l’image du héros du Roi des imposteurs (1961), qui ment pour réussir et arriver à ses fins, impatient comme un enfant. Son psy lui dit : « Vous avez eu une enfance heureuse. Elle dure depuis 30 ans ». La perte de l’innocence, les rêves brisés Ce refus de la réalité, cet idéalisme, cet esprit d’enfance, sont au coeur des films de Mulligan. Dès son premier film (Prisonnier de la peur, 1957), un enfant est contraint de se plier aux rêves de son père de le voir devenir joueur de base-ball,comme dans Les Chaînes du sang (1978), où le héros (Richard Gere) est contraint par son père de devenir électricien, alorsqu’il rêve de s’occuper d’enfants. Quand une jeune fille (Daisy Clover, 1966) rêve d’Hollywood, de ses ors et de ses honneurs,son voeu se réalise au prix de la liberté qui faisait sa singularité et son bonheur. Dans Escalier interdit (1967), le désir d’unprofesseur d’enseigner la littérature, se brise face à une administration tatillonne et des élèves peu motivés. Dans Un été enLouisiane (1991), c’est l’héroïne, Dani, qui perdra ses illusions sur l’amour. Ce dernier film est un film-testament. Mulliganrevient à un sujet où il excelle : une histoire d’amour adolescente, qui pourrait aller vers la mièvrerie sans son habileté. Il ymontre une fois de plus son talent de directeur d’acteur en révélant une jeune actrice de quinze ans, dont c’est le premierrôle, Reese Witherspoon. La fin du film, proche de celle d’Un été 42, est une profession de foi humaniste. Une fois de plus,tout en finesse.
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Rétrospective Robert Mulliga a la Cinémathèque française |
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