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Au cours de ces dernières années, plusieurs films
directement inspirés du cinéma d'horreur japonais ont
captivé le public américain, et mondial.
RING, en 2001, puis sa suite, ont connu un immense succès :
ce film raconte l'histoire d'un journaliste qui enquête sur
une mystérieuse cassette causant fatalement la mort de
ceux qui la visionnent. De la même façon, THE GRUDGE,
remake du film Ju-on, s'est imposé en 2004 comme un
véritable succès au box office. Les producteurs Mike
Leahy et Joel Soisson espèrent que PULSE est appelé à
connaître le même succès que ces remakes antérieurs.
"Ces films d'horreur japonais évoquent des situations que
les films américains négligent," déclare Leahy. "Ils parlent
de solitude et d'isolement, et la terreur des personnages
en est d'autant plus frappante. Il y a des moments qui
donnent vraiment la chair de poule dans RING et dans THE GRUDGE, et je crois que PULSE n'est pas en reste de ce
point de vue." Le but des films japonais est bien de terroriser
le public, plutôt que de susciter chez lui un sentiment de
dégoût. "Ils ont réussi à tourner des films d'horreur qui
s'attachent au mental," ajoute Soisson. "Je pense qu'après
des années où des monstres n'ont cessé de détruire des
villes, ils ont compris que les images les plus effrayantes
sont celles qui viennent de l'intérieur de notre cerveau.
Les Américains ont tardé à comprendre ça. On en fait
trop dans le matraquage sanguinaire. Les Japonais ont
parfaitement saisi comment faire peur, et je crois que
PULSE s'inscrit dans cette vision des choses."
PULSE s'inspire du film d'horreur japonais KAIRO (2001).
Ecrit et réalisé par Kiyoshi Kurosawa, KAIRO relate les
aventures d'un groupe de jeunes Japonais enquêtant sur
une série de suicides liés à une webcam qui permet aux
internautes d'entrer en contact avec les morts.
"KAIRO est une oeuvre qui vous hante, à la fois mystérieuse
et poétique," poursuit Soisson. "Nous avons beaucoup
puisé dans le film original. Les Japonais excellent dans la
retenue, même dans les films d'horreur. Mais quand ils
décident de faire peur, et que l'on ne s'y attend pas, vous
en avez le souffle coupé. Je pense que nous avons réussi
à adapter ce parti-pris dans PULSE."
Tout en conservant cette impression de terreur innée qui
est au coeur du film de Kiyoshi Kurosawa la version américaine va
au delà du concept original : "Nous avons essayé de faire
quelque chose de plus ambitieux et de plus effrayant, et je
pense que ça fonctionne," explique Soisson. "Nous
voulons vraiment vous faire bondir de votre siège !"
Mais, de même que KAIRO,PULSE. traite des risques latents
de nos modes de vie accélérés, inféodés au numérique et
au sans fil, et exploite notre peur de la technologie. Dans
PULSE., un groupe d'amis d'une université de l'Ohio tombe
par hasard sur un portail wi-fi du campus qui ne se borne
pas à les connecter à Internet, mais les plonge dans un
terrible cauchemar high-tech. Leahy le nomme "le virus
informatique ultime." "PULSE. soulève de nombreuses
questions sur la technologie que nous utilisons, et nous
interroge sur le fait que ce serait plutôt elle qui nous utilise,"
déclare Kristen Bell, qui tient un des premiers rôles dans le
film. "Une bonne part de cette technologie arrive à penser
par elle-même, et ça, c'est réellement effrayant."
Pour Soisson, le producteur, ces éléments contribuent à
faire de PULSE un film d'horreur qui plonge au coeur de
nos paranoïas inavouées de la vie quotidienne. "Dans
notre film," reprend-il, "la terreur relève de l'intime."
Forts d'une telle intrigue et d'un scénario effrayant signé
Stephen Susco (auteur de THE GRUDGE 1 et 2), les producteurs
ont été soutenus par l'expertise et les moyens de Bob et
Harvey Weinstein, via leur nouvelle société de production,
The Weinstein Company. Le fait que les deux ex-patrons de
Miramax, producteurs de nombreux succès du genre tels
que SCREAM, SCARY MOVIE et leurs suites respectives,
s'investissent dans ce projet, a convaincu la plupart des
comédiens. "Ce qui m'a attiré dans ce projet était la présence
des frères Weinstein," reconnaît Jonathan Tucker, qui
campe Josh, le pirate informatique malchanceux.
Leahy et Soisson se sont alors mis en quête d'un metteur
en scène. Leur choix s'est arrêté sur Jim Sonzero, l'un des
meilleurs réalisateurs actuels de pubs.
"On savait qu'il apporterait un regard d'une grande
richesse à ce projet," signale Soisson. "Jim comprend ce
qui fait la structure d'un film. Il a aussi une grande
connaissance de la direction d'acteurs, et un véritable
sens de la narration, ce qu'un réalisateur qui vient de la
pub a peu de chances de mettre à profit : c'est pour cette
raison qu'il avait très envie de faire ce film, dont le scénario lui
plaisait d'ailleurs beaucoup." Sonzero était particulièrement
intéressé par les thèmes principaux du film, comme l'idée
que la technologie
donne naissance
à un sentiment
d'isolement. Pour
lui, PULSE est comme un conte moral. "Il est illusoire de croire que ces
gadgets nous rapprochent les uns des autres. Plus nous
dépendons d'eux, plus nous sommes leurs esclaves," fait-il
remarquer. "Dans ce monde de technologie numérique,
nous déposons des fragments de nos voix sur des
répondeurs plutôt que d'avoir des contacts physiques les
uns avec les autres. Nous communiquons virtuellement.
C'était réellement passionnant pour moi d'approfondir ces
réflexions, parce que je voulais que les gens voient
plusieurs axes d'analyse au film."
Sorenzo était aussi impressionné par le film d'origine.
"La vision des choses de Kiyoshi Kurosawa
était réellement
obsédante, et la terreur qu'il provoque agit de manière
unique, comme une douloureuse brûlure," dit-il. "J'adore ça."
Une fois Sorenzo convaincu, le casting pouvait commencer.
La production a choisi de réunir une équipe jeune, dont se
distingue Kristen Bell, vedette de la série Veronica Mars.
Kristen Bell a été engagée pour incarner Mattie, l'étudiante en
psychologie qui essaye d'enquêter sur les e-mails
énigmatiques et effrayants provenant d'outre-tombe.
"Mattie est un des personnages clés de l'histoire," ajoute
Bell. "Elle assiste au suicide d'un de ses proches au début
du film, et cela la ronge. Elle est déterminée à découvrir ce qui
se passe vraiment, et elle décide de ne pas baisser les bras."
Bell fut convaincue de participer au projet après avoir vu
la version japonaise. "Ce qui est effrayant dans KAIRO, c'est
qu'il parle des technologies que nous utilisons tous les
jours," précise-t-elle. "L'idée que quelque chose s'empare
d'un objet qui nous paraît si familier, comme un ordinateur,
est terrifiante. Il y a quelque chose de profondément
troublant dans le film, qui vous poursuit au-delà de la
projection." (Note de production)
Pulse
sortie 11 octobre 2006
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