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l'Image d'après - mis  en ligne le28/04/2007 par Philippe Baledent - Obtenez les dernières nouvelles sur :biosstars.com grâce Aux Alertes Google

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L'Image d´après a la Cinémathèque française

Galerie Photos - Vidéo - Réagissez sur le blog - Interview - Livre - Dvd

 

L'Image d´après a la Cinémathèque française Le cinéma dans l’ imaginaire de la photographie du 4 avril au 30 juillet 2007

Exposition réalisée par la Cinémathèque française et Magnum Photos

 

« L’image d’après », c’est ainsi qu’Henri Cartier-Bresson définit le cinéma. Selon Henri Cartier-Bresson, le cinéma c’est toujours ce qui vient après : moins l’image vue ou projetée sur un écran, que celle qui lui succède, prise dans le défilement.


Le cinéma peut-il être, a contrario, “l’image d’avant”, c’est-à-dire celle qui inspire le photographe dans la capture du réel ? Comment le cinéma s’immisce-t-il dans l’imaginaire d’un photographe ? Quelle part de rêve, de fantasme, d’obsession, le photographe projette-til sur le monde ?


A l’occasion des 60 ans de Magnum Photos en 2007, nous avons interrogé dix photographes de cette agence, appartenant à plusieurs générations et représentatifs de divers courants qui traversent aujourd’hui la photographie documentaire. Ils nous révèlent comment un
réalisateur, un film, ou un plan a laissé une empreinte dans le labyrinthe de leur psyché. Et comment cette empreinte a marqué à son tour leur travail. Assumer l’héritage d’un autre regard, mieux : le revendiquer. Des images mouvantes, enfouies en eux, vont se superposer au film de la vie : une manière de cadrer ce qui advient, « sous influence ».


Passages, infiltrations, superpositions entre les deux médiums. Le cinéma crée l’illusion du réel pour que le spectateur ne doute pas de sa vraisemblance. La photographie s’appuie sur l’imaginaire pour rétablir la vérité du vécu. Se placer à la frontière du vrai et du faux, du certain et de l’incertain, du juste et du non juste. Ultime issue pour dire une réalité mouvante,qui se dérobe, où on ne peut pas refaire de prise.


« Nous savons que sous l’image révélée, il en existe une autre, plus fidèle à la réalité, et sous cette autre, une autre encore et ainsi de suite. Jusqu’à l’image de la réalité absolue, mystérieuse, que personne ne verra jamais ». (Michelangelo Antonioni)


Diane Dufour et Serge Toubiana
Commissaires de l’exposition

 

Les 1 0 photographes de l'exposition L’Image d’ après

Abbas reconstitue, en écho à Paisà de Roberto Rossellini, la séquence de « sa » révolution iranienne en 1979, vécue de l’intérieur, entre l’exaltation partagée des premiers temps et les doutes d’un mouvement populaire confisqué par les mollahs. Comme Rossellini filme, Abbas photographie : au plus droit, au plus direct.


Antoine d’Agata opère la rupture ultime : devenir cinéaste. Le photographe est le héros d’un scénario documentaire à vivre, au Japon. « A. documente ce qu’il vit et vit chaque situation dans le dessein de la documenter ». C’est l’expérience qui est ici porteuse de vérité, l’arbitraire qui fait foi.

Bruce Gilden use d’un artifice, d’une distorsion de la perception, le gros plan, pour appréhender un univers dominé par l’angoisse : celui du film noir américain, dans la plus grande tradition, celui des postiches, des rictus, des coups bas, des traîtres.

Au cours de son travail photographique, Harry Gruyaert s’attarde sur les moments de doute, de pause, de silence. Entre lui et Michelangelo Antonioni, les connivences sont flagrantes : des personnages dépossédés de leur identité, des femmes qui peuplent des lieux en déshérence, des aplats de couleur qui incarnent des sensations éphémères.

Gueorgui Pinkhassov retourne sur les pas d’Andrei Tarkovski, un cinéaste qu’il a connu, admiré et photographié, en « un processus mystérieux et insaisissable, qui se poursuit comme en dehors de nous, dans notre inconscient et se cristallise sur les parois de notre âme ». (Andrei Tarkovski)

Gilles Peress crée entre New York et Bagdad un « espace narratif, un déroulé, une sorte de film à
plat ». Repérages, le livre d’Alain Resnais, sert de fil conducteur, pour mettre en scène et en images
l’attente d’un film en devenir.

Pour Mark Power, photographier c’est se plonger dans les affres d’une mémoire douloureuse. Celle de sa mère disparue, et celle des lieux de son enfance, à Leicester, au coeur de l’Angleterre des années 70. Avec, à l’esprit, la prise de conscience du héros du film L’Amateur, de Krzysztof Kieslowski.

Alec Soth a parcouru des milliers de kilomètres au Texas en quête de salles de cinéma désaffectés. Un road-trip sur les traces des deux héros d’un film qui a marqué son adolescence : Au fil du temps de Wim Wenders.

Né à Belfast à l’apogée du conflit entre communautés catholiques et protestantes, Donovan Wylie présente des objets et photographies trouvées dans sa famille. Ces documents, où se mêlent l’individu et le collectif, l’intime et le politique, prennent tout leur sens confrontés au film Elephant d’Alan Clarke.

Patrick Zachmann prend conscience, à l’occasion de cette exposition, de l’écho obsédant du cinéma shanghaïen des années 30 dans son travail photographique sur la diaspora chinoise. Durant toutes les années d’enquête, sans préméditation, il « prélève des morceaux de réalité qui raisonnent en lui ».

 

 


 

 

 

 

 

 


 
 

 

       

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