
1 CD naïve V 5055 – Sortie le 17 octobre 2006
avec
The King’s Singers
Béatrice Mayo Felip, chant
Lucilla Galeazzi, chant
Pepe Habichuela, guitare flamenca
L’Arpeggiata
Los Impossibles : programme
- Sã qui turo - anonyme (Coimbra, 1643) / Pluhar
- Jácaras - Lucas Ruiz Ribayaz / Pluhar / Habichuela
- La Llorona - traditionnel (Mexico) / Pluhar / improvisation
- Recercada 1+2 - Diego Ortiz / improvisation
- Falalán - anonyme (Canzionere, Upsala, Venedig, 1556)
- Marizápalos - anonyme (Pérou, 1730) / Pluhar
- Bastião - anonyme (Coimbra, 1643) / Pluhar
- Moresca - Marcello Vitale / improvisation
- La Petenera - traditionnel (Mexique)
- La Dia Spagnola - Nicola Mattei / Pluhar / improvisation
- Olvídate de mí – standard / Rose-Marie Mayo-Farail
- Fandango - Santiago de Murcia
- La Lloroncita - traditionnel (Mexico) / Hidalgo
- Españoletas - Lucas Ruiz de Ribayaz
- Villancico catalan - traditionnel / Goff Richards
Distribution
L’Arpeggiata – Christina Pluhar
Christina Pluhar – harpe baroque, théorbe et direction
Marcello Vitale – chitarra battente, guitare baroque
Charles Edouard Fantin – luth, guitare baroque
Elisabeth Seitz – psaltérion
Marina Albero – psaltérion
Doron Sherwin – cornet à bouquin
Mira Glodeanu – violon baroque
Lucas Guimaraes Peres – viole
Richard Myron – contrebasse, violone
Francesco Turrisi – clavecin, percussions
Michèle Claude – percussions
David Mayoral – percussions
Les invités
The King’s Singers
David Hurley - Robin Tyson - Paul Phoenix - Philip Lawson
Christopher Gabbitas - Stephen Parham-Connolly
Béatrice Mayo Felip – chant
Patricio Hidalgo – chant, jarana
Pepe Habichuela – guitare flamenco
Dr. Jorge Matta – coach linguistique et conseiller musicologique
Olivier Martinez Kandt – jarana et conseiller musical
Los Impossibles
Depuis sa création par Christina Pluhar en 2000, l’ensemble Arpeggiata, composé d’instruments à cordes pincées et de percussions, explore la musique italienne du XVIIè siècle, ainsi que l’improvisation et la musique traditionnelle. Sa discographie, déjà importante, compte de nombreux succès, dont les fameuses Tarantella.
Dans ce nouvel album, Christina Pluhar confronte des pièces venant d’horizons aussi divers que l’Italie, le Portugal, l’Espagne mais aussi l’Amérique du Sud. Ici ce sont des « negrillos » du 17èm siècle découverts à la bibliothèque du monastère de Coimbra au Portugal qui côtoient des pièces italiennes plus anciennes de 100 ans ou des danses provenant de manuscrits espagnols et mexicains du 17ème et 18ème siècles.
Toutes les pièces ont pour point commun qu’elles laissent à l’interprète une grande liberté d’expression. Seule une partie est écrite –souvent la basse-, laissant ainsi la voie libre à l’improvisation et aux rencontres originales et inédites, comme celle de la guitare flamenco de Pepe Habichuela avec le psaltérion ou encore la guitare baroque. Ailleurs, les mélodies sont parfaitement écrites comme dans les Nigrillos, interprétés avec swing par les célèbres King Singers et c’est alors au tour de l’accompagnement et surtout aux percussions d’improviser.
Des musiques qui se croisent, se répondent, d’un siècle à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre. Un voyage fascinant fait de métissages, de rencontres improbables et qui met pleinement en lumière toute la modernité du baroque, certaines de ces mélodies, comme celle qui s’intitule « Los Impossibles », ayant traversé les siècles.
L’idée pour ce projet est née de la simple curiosité : il existe au Mexique un manuscrit, composé au début du XVIIIe siècle par le guitariste baroque espagnol Santiago de Murcia, qui contient une pièce intitulée Los Impossibles. Il s’agit d’une romanesca du type qu’on retrouve dès le XVIe siècle en Italie, en Espagne et au Portugal. Son thème est encore courant de nos jours dans la musique traditionnelle du Mexique. Ma curiosité et ma fascination se sont portées en premier lieu sur le fait qu’une mélodie qui a su se frayer un chemin entre la musique traditionnelle de son époque et la musique savante, et voyager dans l’espace d’un siècle de l’Italie, via l’Espagne et le Portugal, jusqu’au Mexique, soit encore vivante aujourd’hui dans la musique de tradition orale de l’Amérique latine.
Cette curiosité m’a donc poussée à explorer la musique ancienne et traditionnelle de l’Espagne, du Portugal et de l’Amérique latine à la recherche d’un « fil rouge » qui puisse relier les divers styles et époques. Et ce fil rouge se trouve dans des traits rythmiques et harmoniques, dans la présence de certains instruments dont les origines remontent au baroque, et dans l’existence, à la fois dans la musique ancienne « savante » et dans les musiques traditionnelles de cette époque et de la nôtre, d’un mélange de très nombreuses influences et cultures. La recherche des traits communs et des origines, ainsi que la fascination des mélanges et des liens multiculturels, nous ont servi de guide tout au long de ce projet : parcours passionnant à travers les continents et les siècles.
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