Le documentaire Claude Lelouch, on s'aimera" très prochainement sur France 5 !
Le documentaire de Stéphane Krausz "Claude Lelouch, on s'aimera", sera diffusé le jeudi 24 mai prochain sur France5 à 20h40. Tourné sur le plateau de son dernier long-métrage ou chez lui, à Deauville, le documentaire aborde ainsi successivement les thèmes chers à Lelouch : la méthode de travail, la musique, l’aventure, la vitesse, l’amour, la boxe, les succès, les échecs, les femmes, les enfants, Dieu, l’avenir… P
Claude Lelouch… on s’aimera
Son dernier film, Roman de gare, réalisé dans le plus grand secret, vient d’être sélectionné pour le 60e Festival de Cannes. A l’aube de ses 70 ans, Claude Lelouch n’en finit pourtant pas de douter. ans ce portrait à la première personne, il revient sur une vie consacrée au cinéma.
laude Lelouch : souvenez-vous bien de ce nom, vous n’en entendrez plus jamais parler ! » écrit un critique des Cahiers du cinéma à la sortie de son premier film, en 1960. Quarante-sept ans après, le cinéaste a réalisé plus de quarante longs-métrages, obtenu deux Oscars à Hollywood et la Palme d’or à Cannes. Mais, tout au long de sa carrière, il aura entretenu avec la critique, qui ne l’a jamais ménagé, un rapport difficile. Celui qui a « consacré l’essentiel de [sa] vie et de [son] temps au cinéma » n’a cessé d’alterner échecs cuisants et succès populaires. Aujourd’hui, face au réalisateur Stéphane Krausz, il s’interroge : « Est-ce qu’il reste encore chez moi suffisamment d’énergie et de fraîcheur pour intéresser un public plus jeune ? » Pourtant, Lelouch est loin d’avoir dit adieu à un monde dans lequel il est tombé dès la naissance... « La première chose que j’ai dû voir en sortant du ventre de ma mère, c’est une caméra. » Ses parents s’étaient rencontrés au cinéma. Son père, cinéaste amateur, filma l’accouchement de sa femme. Il achètera à son fils sa première caméra, qui ne devait plus le quitter. Il ne douta jamais du talent de Claude, malgré le fiasco de son premier film (Le Propre de l’homme). Et mourut avant d’assister à son triomphe. « L’enthousiasme de mon père, ses certitudes m’ont beaucoup aidé.» Six films plus tard, la consécration arrive avec Un homme et une femme. Les récompenses tombent. Claude Lelouch a 25 ans et sa vie change. L’itinéraire de l’enfant gâté ne cessera plus dès lors de connaître des hauts et des bas. Mais toujours sa vie et son cinéma s’entremêleront.
«Dans mes films, je me suis servi de mon vécu et du vécu de mes amis.» Pour le prouver, à chaque propos du cinéaste répond un extrait de film qui semble illustrer à merveille ses confidences. «Ce documentaire n’est pas une biographie, explique Stéphane Krausz. Il parcourt sa vie à travers les grands thèmes qui constituent l’homme (…). Car on se rend compte que tout ce qui est dans sa vie se retrouve dans ses films.» Portrait d’un boxeur de la vie Tourné sur le plateau de son dernier long-métrage ou chez lui, à Deauville, le documentaire aborde ainsi successivement les thèmes chers à Lelouch : la méthode de travail, la musique, l’aventure, la vitesse, l’amour, la boxe, les succès, les échecs, les femmes, les enfants, Dieu, l’avenir… « La boxe m’a toujours intéressé, parce que c’est la métaphore parfaite de ce qu’est la vie»… Tandis qu’il termine le montage de son 41e film, Roman de gare, il regarde les années qui lui restent à vivre, « les plus belles », et cherche à dépasser encore une fois ses angoisses. Générique de début : un homme roule à moto dans l’immensité du désert. La voix de Lelouch résonne : «Quand on crée, on est seul… » Plus tard, au volant de sa voiture, sur la route de Deauville, il confiera : « Si je n’avais pas rencontré le cinéma, je pense que j’aurais pu être un voyou…C’est le seul point commun que j’ai avec Truffaut.»
Anne-Laure Fournier
.
|