Festival international de la bande dessinée Angoulême, du jeudi 24 au dimanche 27 janvier 2008, de 10 heures à 19 heures et 20 heures le samedi pour le Salon des Éditeurs
A l’heure de la dématérialisation et du multimédia, il est intéressant – et, pourquoi ne pas le dire, rassurant
- de constater que « l’événement » (au sens large, qu’il soit culturel, sportif ou lié à d’autres formes
de loisirs) rencontre un succès grandissant.
On ne compte plus le nombre de manifestations qui se créent chaque année dans tous les domaines
pour accueillir toutes sortes de publics, du « spécialiste » au « curieux », du « jeune » au « senior », du
« régional » au « visiteur lointain ». L’univers de la bande dessinée n’y fait pas exception et c’est heureux !
Cette tendance repose sans doutes en grande partie sur la conjonction de deux phénomènes :
L’intérêt pour la rencontre. Celle de « la vraie vie » où l’on se retrouve entre amis, en famille (celle de l’état civil et/ou celle d’une communauté de sens) et où l’on échange regards, propos, sourires avec des inconnus grâce à une passion conjointe.
• L’opportunité de trouver des repères, des références, l’événement se devant, pour être réellement digne d’intérêt, d’offrir « le meilleur ».
Ce sont sans doute ces motivations qui conduisent le public au Festival d’Angoulême depuis 35 ans. C’est aujourd’hui tout simplement sur ces fondamentaux que ce Festival souhaite bâtir son avenir. En restant un point de rencontre entre les auteurs, les éditeurs et le public. Entre fans et novices. Entre tous les genres de la bande dessinée. Entre professionnels et « jeunes talents ». Entre « grands éditeurs » et créateurs de fanzines. Entre institutions publiques, entreprises partenaires à la démarche citoyenne et « grand public ». Un point de rencontre qui veut conserver son caractère convivial au coeur d’une ville d’histoire évoluant avec son temps et où il fait bon vivre. En apportant un éclairage – son éclairage, avec sa part inévitable de subjectivité – à tous ceux qui, à un titre ou à un autre, avec une expertise plus ou moins grande, s’intéressent à la bande dessinée. La volonté affi chée de promouvoir dorénavant, non seulement le Palmarès du Festival mais aussi la Sélection Offi cielle dans son ensemble et l’éclectisme de la programmation, atteste de cette réalité.
C’est sur ce socle que le Festival compte assurer son développement et son rayonnement. En restant ancré dans le réel pour intégrer le virtuel planétaire. En fédérant plutôt qu’en divisant. En respectant l’identité même de la bande dessinée qui sait traiter de sujets sérieux sans forcément toujours se prendre au sérieux. En suscitant les échanges pour que la création du 9e art élargisse le cercle de ses rencontres.
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