Dans l’interview qu’il accorda aux Cahiers du cinéma en 1970 (1), Yasuzô Masumura déclarait n’attacher que peu d’importance à l’image et se défier de l’esthétisme. Si la rigueur des compositions de Irezumi (Tatouage) ou Manji (Passion) semble contredire cette affirmation, il est vrai que souvent chez Masumura l’image se trouve entraînée vers une forme de raréfaction, voire un pur évanouissement. Dans Manji (Passion), l’éblouissement du couple vouant un culte à la déesse Kanon, transforme leur chambre en un monde sans contour ni consistance où vacille leur identité même ; l’héroïne de Seisaku no tsuma (La Femme de Seisaku), aveuglant son mari, parvient à le soustraire à la guerre et à l’oppression du village ; une semblable cécité est partagée par les amants de Môjû (La Bête aveugle) et leur fait rejeter le monde visible pour un univers tactile. Ce dernier film peut d’ailleurs valoir comme le manifeste d’un cinéma davantage sensitif que visuel et soumis à des forces de vitalité, d’intensité et de rythmique. Que ces énergies en viennent à se figer à l’intérieur d’une image, à se conformer à une esthétique, serait déjà en soit un signe d’aliénation. Quel que soit le genre qu’ils abordent (comédie, film noir, érotisme cruel), les films de Masumura sont traversés par un même conflit : l’oppression des forces vitales de l’homme dans une société où « ni l’individu ni la liberté n’existent »
Le cinéma de Masumura naît à un tournant de la société et du cinéma japonais : le développement du capitalisme et le crépuscule des grands auteurs : Ozu, Naruse et Mizoguchi. Après avoir d’ailleurs assisté Mizoguchi sur ses dernières oeuvres, Masumura passe trois années au Centro Sperimentale Cinematographico de Rome (où il se lie avec Antonioni). Masumura aura donc connu successivement la fin du cinéma classique japonais et la modernité européenne. Son premier film, Kuchizuke [Les Baisers] en 1957, s’inscrit alors presque naturellement dans un genre « moderniste » et d’inspiration occidentale : les films des taïo-zoku ou Saison du soleil, désignant les adolescents hédonistes ayant grandi dans l’après-guerre. Pour Oshima et ses pairs, ce courant, et particulièrement Kuchizuke [Les Baisers], ont représenté l’équivalent de Monika et, dans une moindre mesure, de Et Dieu créa la femme pour la nouvelle vague française (3). Les corps et le désir se dévoilaient avec une franchise inédite ; les courses en moto et les pistes de danses imprimaient des rythmes et des vitesses nouvelles aux personnages. Enfin, les cinéastes sortaient des studios pour plonger dans le chaos de la vie urbaine. Pourtant, cette libération contenait déjà les paradoxes de l’oeuvre à venir de Masumura. Ce tempo inédit et les postures calquées sur celles de James Dean ou Brando étaient naturels à une jeunesse ayant vécu dans le voisinage des bases militaires américaines. Si les adolescents japonais trouvaient dans l’Occident matière à s’extirper du carcan des traditions, cette modernité relevait d’une culture d’occupation. L’année suivante avec Kyojin to gangu [Le Géant et les Jouets], à travers la guerre que se livrent des sociétés de caramels, Masumura attaquera frontalement les nouveaux rythmes de vie imposés par le capitalisme.
Kyojin to gangu [Le Géant et les Jouets], reproduit le style euphorique des comédies de Frank Tashlin et Stanley Donen (il s’inspire d’ailleurs en partie de Funny Face). Rapide, saturé de couleurs, avec des personnages en mouvement perpétuel, le film paraît s’abandonner aux formes les plus extatiques du cinéma hollywoodien. Pourtant, les plans de machines d’usines et les presses à journaux révèlent l’inhumanité des forces motrices qui entraînent ce monde. Les personnages tentent de survivre à la folie du consumérisme et à la marche implacable de l’industrie. Kyoko, l’adolescente plébéienne choisie pour représenter la
marque de caramels, perd son innocence lorsque le photographe lui demande de jouer la candeur. Désormais, mieux que personne, elle saura manier les codes de ce monde factice. Son parcours est absolument identique à celui de Otsuya dans Irezumi (Tatouage) qui retourne contre ses oppresseurs le monstrueux dessin d’araignée dont ils ont marqué sa peau. A l’inverse, le « créateur » de Kyoko, le chef de publicité Goda, s’éreinte à suivre le rendement de sa compagnie au fur et à mesure qu’elle « dévore » ses concurrents. Alors que Kyoko évolue cyniquement sur la scène scintillante du spectacle capitaliste, Goda se retrouve à l’agonie, crachant du sang dans des bureaux sombres et déserts. Au terme de la relation vampirique qui unie la plupart des couples du cinéaste, les personnages masculins achèvent souvent leur destin dans la répétition hystérique de leur aliénation.
Le yakuza de Karakkaze yarô [Le Gars des vents froids] interprété par Yukio Mishima (qui détourne d’ailleurs le film par une interprétation très camp) est ironiquement couplé à un petit singe mécanique joueur de cymbale. Dans un final dont s’est peut être souvenu Brian de Palma pour Carlito’s Way (L’Impasse), il succombe à la loi du clan : échouant à s’évader avec sa compagne enceinte, il meurt en remontant l’escalier mécanique d’une gare. Le héros de Nise daigakusei [Le Faux étudiant],
séquestré par ses camarades activistes, devient lui-aussi un automate détraqué : arpentant un couloir d’asile, il déclame des slogans en un simulacre de manifestation. L’employé de Chijin no ai (La Chatte japonaise, d’après Tanizaki) ne peut échapper à la soumission, même dans ses jeux érotiques : chevauché par son épouse, il en est réduit à faire indéfiniment le tour de la table du salon. Pour Masumura, l’homme se construit avant tout par la négation de son individualité : « répression de soi, harmonie avec le groupe, tristesse, défaite, fuite » (4). Si Masumura aborde le milieu militaire, c’est évidemment pour en faire la matrice de la régulation des corps et de l’écrasement des esprits de la société japonaise. Dans Heitai yakuza [Le Soldat yakuza], le système de grades qui régit les prostituées établit un rapport entre le bordel et la caserne : les militaires sont eux aussi des corps déterminés par un usage, des pantins dociles, remplaçables à l’infini. Dans Akai Tenshi (L’Ange rouge), mutilés, réduits à des fragments de corps indifférenciés, ils perdront toute identité.
Face à ces « ombres » sans corps ni conscience, la femme canalise les énergies vitales : « les actions dynamiques, les oppositions, les joies, les luttes à mort. (5) » Dans les premiers temps, elle est une créature du mouvement et de la vivacité, comme Nozoe Hitomi dans Kuchizuke [Les Baisers] et Kyojin to gangu [Le Géant et les Jouets], qui enchaîne à une vitesse folle les mimiques et les gestes. Elle peut aussi épouser la forme plus chimérique et inquiétante d’Ayako Wakao, la femme de toutes les métamorphoses, déesse autant qu’animal sanguinaire. Au cours des années 60, l’opposition du personnage féminin à tous les types de sociétés humaines va incliner les films de Masumura vers un érotisme archaïque et barbare. Il adapte les romans de Tanizaki (Passion, Tatouage) et Edogawa Rampo (La Bête aveugle), posant ainsi les premiers jalons cinématographiques de l’ero-guro (érotique grotesque), érotisme sanglant auquel on peut rattacher de nos jours le très masumurien Ôdishon (Audition) de Takashi Miike. Ayako Wakao va incarner des créatures proches de Sacher-Masoch ou Pierre Louÿs ; une statue d’albâtre au contact de laquelle les hommes se disloquent. L’introduction de Irezumi (Tatouage) pourrait définir les personnages d’Ayako Wakao : « une superbe femme piétine des corps d’hommes exsangues. Elle se repaît de leur chair et de leur sang pour prospérer. » Comme chez Tod Browning (cinéaste ero-guro qui s’ignorait), les pulsions font dégringoler l’homme de sa stature et le condamnent à la reptation.
Les attractions irrépressibles, l’animalité primordiale ou encore le déterminisme des caractères féminins et masculins, inclinerait le monde de Masumura vers le Naturalisme. Cependant, bien que son action soit davantage nihiliste qu’émancipatrice, la violence de la femme relève également du choix. Dans Tsuma wa kokuhaku suru [Confession d’une épouse], au cours d’une escalade, la femme doit décider entre couper la corde qui la relie à son mari ou tomber dans le vide avec lui. Elle sera moins accusée du meurtre de son conjoint que d’avoir refusé le sacrifice. En crevant les yeux de son mari pour l’empêcher de retourner à la guerre, la femme de Seisaku choisit de s’opposer au village se cherchant un héros militaire. L’infirmière de Akai Tenshi (L’Ange rouge) pourrait n’être qu’une figure maudite, entraînant malgré elle les hommes vers la mort, pourtant c’est sa volonté qui délivre le médecin de l’impuissance et de la drogue. Même si Nagisa Oshima rejeta violemment Masumura à partir de Karakkaze yarô [Le Gars des vents froids], Abe Sada dans Ai no corrida (L’Empire des sens), vivant sa passion en marge du Japon militariste, est un personnage strictement masumurien.
Malgré ses affirmations péremptoires, Masumura aura su doter certains personnages masculins d’une individualité forte. Ainsi Omiya dans Heitai yakuza [Le Soldat yakuza], ou encore Hanzo dans Goyôkiba: kamisori hanzô jigoku zeme (L’Enfer des supplices), tous deux personnifiés par Shintaro Katsu. De fait, l’interprète de la série des Zatoïchi, représentant d’un anarchisme populaire typiquement japonais, ne pouvait entrer dans la lignée des hommes atrophiés de Masumura. Face aux soldats, tous taillés sur le modèle de la virilité japonaise (cheveux ras, corps sec), la rondeur burlesque de Katsu le désigne comme un corps absolument hors norme. Forgé au code d’honneur des yakuzas, son mépris absolu de la hiérarchie militaire lui permet de rester insensible aux pires châtiments corporels. Dans Goyôkiba: kamisori hanzô jigoku zeme (L’Enfer des supplices), Katsu interprète un inspecteur « tantrique » qui soutire des aveux aux femmes grâce à son pénis, fortifié par d’effarants exercices. Le personnage retient toute jouissance, émotions et pulsions et devient une force abstraite, presque
immatérielle, circulant entre les corps féminins.
C’est logiquement par l’évanouissement dans le féminin que l’homme peut se soustraire à l’aliénation. Yonosuke, le libertin de Koshoku ichidai otoko [L’homme qui ne vécut que pour aimer], interprété par le génial Raizo Ichikawa, fait passer son amour des femmes avant toutes les conventions sociales. Bravant le pouvoir du Shogun, Yonosuke dilapide en orgies la fortune familiale. Proche du Casanova de Fellini, il traverse des mondes dégradés ou parodiques : un bordel pour travestis, une forêt de vieilles prostituées, un cimetière où l’attend une fiancée morte. Mais à la différence de Casanova, jamais le personnage,
sans doute le plus optimiste créé par Masumura, n’atteint le territoire des passions glacées et mécaniques. A bord d’un navire dont les cordages sont tissés de cheveux de femmes, il s’embarque pour une île merveilleuse bordée de sirènes. Dans Môjû (La Bête aveugle), l’oeuvre la plus transgressive du cinéaste, l’atelier du sculpteur sert également à une mythification du corps féminin. Rampant sur le corps d’une géante de pierre, les amants aveugles explorent l’« art tactile ». De mutilations en mutilations, ils s’éloignent du monde des hommes pour atteindre un autre territoire, n’ayant pour règle et superficie que l’intensité des sensations. Même si leur destination se révèle les ténèbres et la mort, par la seule force de leur désir, ils incarnent le nihilisme forcené de Masumura, dirigé vers l’abolition de toutes les formes de sociétés.
Les films projetés
L’Ange rouge (Akai Tenshi)
de Yasuzô Masumura
Japon/1966/95’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Shinsuke Ashida, Yûsuke Kawazu, Ranko Akagi, Jôtarô Senba.
Pendant la guerre sino-japonaise, une jeune et belle infirmière est chargée de veiller sur les soldats mutilés. Elle va être
prise dans un tourbillon charnel et violent.
Mercredi 22 août 20h00 Salle HL Ouverture de la rétrospective Yasuzô Masumura.
Sam 15 septembre 19h30 Salle GF
[l’archipel des artères / l'artère du Japon] (Dômyaku rettô)
de Yasuzô Masumura
Japon/1975/121’/VOSTF/35mm
Avec Jirô Tamiya, Masaomi Kondô, Keiko Sekine, Meiko Kaji, Sô Yamamura
Un homme menace de faire exploser des rames de shinkansen si les autorités ne se décident pas à prendre des mesures
contre les terribles nuisances sonores de cette ligne à grande vitesse.
Sam 15 septembre 21h30 Salle GF
Dim 14 octobre 21h30 Salle HL
[à travers les ténèbres] (Yami o yokogire)
de Yasuzô Masumura
Japon/1959/103’/VOSTF/35mm
Avec Hiroshi Kawaguchi, Sô Yamamura, Junko Kanô, Osamu Takizawa, Hideo Takamatsu.
Un journaliste décide de faire sa propre enquête à la suite d’une série de meurtres étranges commis durant une campagne
électorale locale.
Dim 02 septembre 17h00 Salle GF
Ven 28 septembre 21h00 Salle HL
[avenue des enfants ingrats] (Oyafukô dôri)
de Yasuzô Masumura
Japon/1958/80’/VOSTF/35mm
Avec Hiroshi Kawaguchi, Yôko Katsuragi, Hitomi Nozoe, Eiji Funakoshi, Katsuhiko Kobayashi.
Un jeune voyou veut venger sa soeur qu'un étudiant de l'université a mise enceinte avant de l'abandonner. Pour cela, il
décide de séduire la soeur de l'étudiant pour lui faire subir le même sort.
Mer 29 août 21h00 Salle HL
Mer 26 septembre 19h00 Salle HL
[les baisers] (Kuchizuke)
de Yasuzô Masumura
Japon/1957/74’/VOSTF/35mm
Avec Kawaguchi Hiroshi, Nozoe Hitomi, Aiko Mimasu, Eitarô Ozawa, Sachiko Murase.
Kinichi et Akiko se rencontrent lorsqu’ils rendent visite à leurs pères en prison. Tous les deux sont à la recherche d’argent
pour les libérer.
Jeu 23 août 17h00 Salle HL
Mer 19 septembre 17h00 Salle GF
[beauté coupable] (Bibô ni tsumi ari)
de Yasuzô Masumura
Japon/1959/87’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Fujiko Yamamoto, Hiroshi Kawaguchi, Hitomi Nozoe, Haruko Sugimura.
Dans la banlieue encore rurale de Tokyo, une propriétaire agricole est abandonnée par ses enfants attirés par la ville.
Dim 02 septembre 19h30 Salle GF
Jeu 27 septembre 21h15 Salle HL
[la berceuse de la grande terre] (Daichi no komori uta)
de Yasuzô Masumura
Japon/1976/112’/VOSTF/35mm
Avec Mieko Harada, Natsuko Kahara, Meiko Kaji, Eiji Okada, Kinuyo Tanaka
Dans une province reculée du Shikoku vit une vieille femme avec une enfant sauvage, Orin, qu'elle a recueillie dans les
montagnes. Un jour, la vieille meurt. Par peur des gens du village voisin, Orin cache la mort de sa mère adoptive.
Mer 12 septembre 21h30 Salle GF
Dim 14 octobre 19h15 Salle HL
La Bête aveugle (Môjû)
de Yasuzô Masumura
Japon/1969/84’/VOSTF/35mm
D'après le roman de Ranpo Edogawa.
Avec Eiji Funakoshi, Mako Midori, Noriko Sengoku.
Un sculpteur aveugle kidnappe la belle Aki, mannequin à succès, et l’enferme dans son atelier, un immense hangar rempli
de gigantesques sculptures.
Dim 26 août 21h00 Salle HL
Dim 16 septembre 19h30 Salle GF
La Chatte japonaise (Chijin no ai)
de Yasuzô Masumura
Japon/1967/92’/VOSTF/35mm
D’après le roman de Junichiro Tanizaki L'Amour d'un idiot.
Avec Michiyo Yasuda, Shôichi Ozawa, Mazakuzu Tamura, Isao Michiyo, Yuka Konno.
Joji Kawaï, ingénieur sans histoire et qu’on ne voit jamais accompagné d’une femme a un secret : il héberge chez lui une
belle adolescente sortie du ruisseau dont il veut faire la femme de ses rêves.
Jeu 06 septembre 19h00 Salle HL
Ven 21 septembre 19h00 Salle HL
[confessions d’une épouse] (Tsuma wa kokuhaku suru)
de Yasuzô Masumura
Japon/1961/91’/VOSTF/35mm
Avec Wakao Ayako, Kawaguchi Hiroshi, Eitarô Ozawa, Haruko Mabuchi, Jun Negami.
En excursion à la montagne, une jeune femme se retrouve attachée entre son mari et son amant. Menacés de mourir tous
les trois, elle doit choisir entre les deux.
Ven 31 août 19h30 Salle GF
Mer 03 octobre 19h30 Salle GF
[courant chaud] (Danryû)
de Yasuzô Masumura
Japon/1957/94’/VOSTF/35mm
Avec Jun Negami, Sachiko Hidari, Hitomi Nozoe, Eiji Funakoshi, Junko Kano.
Un gestionnaire est recruté par une famille propriétaire d'une clinique au bord de la faillite. Il se fait aider dans sa tâche par
une infirmière des lieux. Mais leur travail va bientôt entraîner la méfiance des héritiers.
Jeu 23 août 21h30 Salle GF
Mer 19 septembre 21h30 Salle GF
[débordements] (Hanran)
de Yasuzô Masumura
Japon/1959/97’/VOSTF/35mm
Avec Shin Saburi, Ayako Wakao, Keizo Kawasaki, Junko Kanô, Sachiko Hidari.
Un ingénieur est promis à une brillante carrière après avoir inventé un nouveau produit adhésif révolutionnaire. Mais sa vie
de famille tourmentée à l'extrême va porter préjudice à sa réussite professionnelle.
Ven 31 août 21h30 Salle GF
Jeu 27 septembre 19h15 Salle HL
[démangeaisons / désordres] (Tadare)
de Yasuzô Masumura
Japon/1961/92’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Jirô Tamiya, Yoshie Mizutani, Eiji Funakoshi, Keiko Yumi.
Poussée par le désir de confort et de stabilité, la maîtresse d'un jeune industriel incite ce dernier à divorcer pour se remarier.
Quelques temps après apparaît la nièce de celle-ci qui va user de tous ses charmes pour évincer sa tante.
Dim 09 septembre 17h00 Salle GF
Jeu 04 octobre 19h30 Salle GF
[deux épouses] (Tsuma Futari)
de Yasuzô Masumura
Japon/1967/94’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Mariko Okada, Kôji Takahashi, Takao Itô, Masao Mishima.
Shibata, employé dans la maison d'édition de son beau-père, rencontre par hasard son ancienne amante. Elle lui raconte sa
vie misérable et les mauvais traitements que lui inflige son concubin. Ce dernier débarque un jour chez Shibata et tente de le
faire chanter.
Dim 16 septembre 17h00 Salle GF
Mer 10 octobre 21h00 Salle HL
[le dossier noir] (Kuro no hôkokusho)
de Yasuzô Masumura
Japon/1963/92’/VOSTF/35mm
Avec Ken Utsui, Junko Kanô, Shigeru Kôyama, Eitarô Ozawa, Hideo Takamatsu.
Un policier enquête sur la mort d'un grand industriel de produits alimentaires. Il doit lutter contre un avocat véreux et une
avalanche de faux témoignages.
Mer 12 septembre 19h30 Salle GF
Ven 05 octobre 19h30 Salle GF
[double suicide à Sonezaki] (Sonezaki shinjû)
de Yasuzô Masumura
Japon/1978/112’/VOSTF/16mm
D'après l'oeuvre du dramaturge Monzaemon Chikamatsu.
Avec Meiko Kaji, Ryudo Uzaki, Hisashi Igawa, Sachiko Hidari, Isao Hashimoto.
Toku, fils d'un grand bourgeois et Hatsu, courtisane du quartier des plaisirs s'aiment en secret. Mais Toku doit faire un
mariage arrangé pour développer les affaires familiales, tandis que Hatsu a été promise à un riche client d'une province
lointaine.
Dim 09 septembre 21h30 Salle GF
Dim 14 octobre 17h00 Salle HL
[l’école militaire de Nakano] (Rikugun Nakano gakkô)
de Yasuzô Masumura
Japon/1966/95’/VOSTF/35mm
Avec Raizô Ichikawa, Sachiko Murase, Mayumi Ogawa, Daisuke Katô, Kyôsuke Machida.
Au cours d'un étrange examen oral, un lieutenant comprend qu'il vient d'être intégré à l'école d'espionnage de Nakano.
Coupé du monde pendant un an, formé à toutes les disciplines, même le sexe, il va devenir le parfait espion. Sa fiancée
cherche à retrouver sa trace en se faisant embaucher à Nakano comme dactylo.
Mer 05 septembre 21h30 Salle GF
Mer 10 octobre 19h00 Salle HL
[le faux étudiant] (Nise daigakusei)
de Yasuzô Masumura
Japon/1960/94’/VOSTF/35mm
d’après le roman de Kenzaburô Oe.
Avec Ayako Wakao, Jerry Fujio, Jun Fujimaki, Eiji Funakoshi, Jûzô Itami.
Après avoir échoué au concours d’entrée d’une prestigieuse université, un étudiant aigri rejoint un groupe d’activistes
politiques.
Dim 02 septembre 21h30 Salle GF
Dim 30 septembre 19h00 Salle HL
La Femme de Seisaku (Seisaku no tsuma)
de Yasuzô Masumura
Japon/1965/93’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Takahiro Tamura, Nobuo Chiba, Yûzô Hayakawa, Yuka Konno.
À la mort du vieillard dont elle était la concubine, une jeune femme retourne dans sa famille, pourvue d’un important
héritage.
Sam 25 août 21h00 Salle HL
Sam 22 septembre 21h00 Salle HL
[la femme du Dr. Hanaoka] (Hanaoka Seishû no Tsuma)
de Yasuzô Masumura
Japon/1967/99’/VOSTF/35mm
Avec Raizô Ichikawa, Ayako Wakao, Hideko Takamine, Yûnosuke Itô, Misako Watanabe.
L’épouse délaissée d’un chirurgien qui fait des recherches sur l’anesthésie générale décide de devenir son cobaye pour qu’il
s’intéresse à elle.
Ven 07 septembre 19h30 Salle GF
Jeu 11 octobre 17h30 Salle GF
[la femme qui touchait les jambes] (Ashi ni sawatta onna)
de Yasuzô Masumura
Japon/1960/85’/VOSTF/35mm
Avec Machiko Kyô, Hajime Hana, Eiji Funakoshi, Jerry Fujio, Haruko Sugimura.
Une jolie pickpocket rentre dans son village natal, suivie par un détective en vacances et un écrivain en panne d’inspiration.
Mer 05 septembre 19h30 Salle GF
Sam 29 septembre 19h00 Salle HL
[femmes de champion] (Saikô Shukun Fujin)
de Yasuzô Masumura
Japon/1959/95’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Hiroshi Kawaguchi, Eiji Funakoshi, Seiji Miyaguchi, Chieko Higashiyama.
Deux fils de l'entreprise Mihara où ils sont directeurs se marient avec leurs secrétaires respectives, les soeurs Nonomiya.
Chez les Mihara, il reste un cadet, et chez les Nonomiya, une cadette. Les deux familles tentent un mariage arrangé malgré
le refus des deux enfants.
Ven 31 août 17h00 Salle GF
Mer 26 septembre 21h00 Salle HL
[le gars des vents froids] (Karakkaze yarô)
de Yasuzô Masumura
Japon/1960/96’/VOSTF/35mm
Avec Yukio Mishima, Ayako Wakao, Keizô Kawasaki, Eiji Funakoshi, Takashi Shimura.
Un gangster intrépide tente de se refaire après quelques années de prison. Mais il met enceinte une jeune fille qu'il a violée
et dont il va chercher à se débarrasser.
Jeu 23 août 19h30 Salle GF
Ven 28 septembre 19h00 Salle HL
[les géants et les jouets] (Kyojin to gangu)
de Yasuzô Masumura
Japon/1958/95’/VOSTF/35mm
Avec Kawaguchi Hiroshi, Nozoe Hitomi, Yûnosuke Itô, Hideo Takamatsu, Kinzô Shin.
Devant la concurrence féroce que se livrent trois usines de caramels, l’attaché de presse de l’une d’entre elles découvre une
jeune fille pauvre et décide d’en faire la star publicitaire de la marque.
Ven 24 août 21h00 Salle HL
Dim 23 septembre 17h00 Salle HL
[le grand salaud] (Dai akutô)
de Yasuzô Masumura
Japon/1968/93’/VOSTF/35mm
Avec Jirô Tamiya, Mako Midori, Kei Satô, Isao Kuraishi, Asao Uchida.
Yoshiko, une belle et fougueuse jeune fille qui pose pour des photos de nu, découvre que son photographe est un yakuza
spécialisé dans les affaires de chantage.
Jeu 13 septembre 19h30 Salle GF
Jeu 11 octobre 19h00 Salle HL
[L’homme qui ne vécut que pour aimer] (Kôshoku ichidai otoko)
de Yasuzô Masumura
Japon/1961/91’/VOSTF/35mm
D'après le roman de Saikaku Ihara.
Avec Raizô Ichikawa, Ayako Wakao, Tamao Nakamura, Saburô Date, Eiji Funakoshi.
Les aventures sentimentales et sexuelles d'un homme dans le monde des plaisirs d'Edo jusqu'à son départ, un jour, vers la
mythique "îles des femmes" à bord de son voilier baptisé « Plaisir ».
Ven 07 septembre 21h45 Salle GF
Mer 03 octobre 17h00 Salle GF
[jeune fille sous le ciel bleu] (Aozora musume)
de Yasuzô Masumura
Japon/1957/88’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Kenji Sugawara, Keizô Kawasaki, Chieko Higashiyama, Kuniko Miyake.
Une fille illégitime est traitée avec mépris par sa belle-famille. Une version insolite de Cendrillon.
Jeu 30 août 19h00 Salle HL
Mer 19 septembre 19h30 Salle GF
[jeux dangereux] (Asobi)
de Yasuzô Masumura
Japon/1971/90’/VOSTF/35mm
Avec Keiko Takahashi, Masaaki Daimon, Keizô Kanie, Keiko Matsuzaka, Akemi Negishi.
Une jeune fille s'éreinte à rembourser les dettes de jeux de son père. Décidée à gagner plus d'argent, elle accepte de
devenir hôtesse de bar et se laisse séduire par un violent proxénète.
Sam 08 septembre 21h45 Salle GF
Ven 12 octobre 21h00 Salle HL
Kung-Fu Hara Kiri / L’Enfer des supplices (Goyôkiba: kamisori hanzô jigoku zeme)
de Yasuzô Masumura
Japon/1973/95’/VOSTF/35mm
Avec Shintarô Katsu, Keiko Aikawa, Kazuko Inano, Keizô Kanie, Shin Kishida.
Hanzo Itami, le célèbre détective, enquête sur la mort d’une jeune fille dans un couvent qui cache, en fait, un réseau de
prostitution de jeunes vierges.
Jeu 06 septembre 21h00 Salle HL
Dim 23 septembre 21h00 Salle HL
[le mari était là] (Otto ga mita)
de Yasuzô Masumura
Japon/1964/92’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Jirô Tamiya, Keizô Kawasaki, Kyôko Kishida, Kyôko Enami.
Un cadre supérieur sacrifie sa famille à sa carrière et entretient une relation adultère. Délaissée, sa femme finit par s'enticher
d'un homme d'affaires véreux qui cherche en fait à prendre le contrôle de l'entreprise de son mari.
Sam 01 septembre 19h30 Salle GF
Dim 07 octobre 19h00 Salle HL
[le nouveau soldat yakuza : La ligne de feu] (Shin-heitai yakuza : kasen)
de Yasuzô Masumura
Japon/1972/92’/VOSTF/35mm
Avec Shintarô Katsu, Takahiro Tamura, Michiyo Ôkusu, Jô Shishido, Hideji Ôtaki.
Tamiya et Arita sont affectés à un régiment placé en première ligne, au beau milieu d'un village chinois dont le chef a un fils
que les soldats japonais soupçonnent d'espionnage. Ce dernier est condamné à mort et on charge Arita de l'exécuter.
Ven 14 septembre 17h00 Salle GF
Sam 13 octobre 19h00 Salle HL
[nuée d'oiseaux blancs] (Senbazuru)
de Yasuzô Masumura
Japon/1964/105’/VOSTF/16mm
D'après le roman de Yasunari Kawabata.
Avec Ayako Wakao, Machiko Kyô, Mikijirô Hira, Eiko Azusa, Eiji Funakoshi.
À une cérémonie de thé où il est invité, Kikuji rencontre par hasard la maîtresse de son père (ancien maître dans l'art du
thé), qu'il n'avait pas revue depuis la mort de ce dernier.
Sam 08 septembre 19h30 Salle GF
Jeu 11 octobre 21h00 Salle HL
[ode au yakuza] (Yakuza Zessho)
de Yasuzô Masumura
Japon/1970/92’/VOSTF/35mm
Avec Shintarô Katsu, Naoko Ôtani, Masakazu Tamura, Yûsuke Kawazu, Kiwako Taichi.
Une lycéenne tente en vain de raisonner son frère, un voyou, qui éprouve des sentiments incestueux à son égard. Pour
échapper définitivement à ses avances, elle décide de séduire le professeur de son lycée et de fréquenter l'ami yakuza de
son frère.
Jeu 13 septembre 21h30 Salle GF
Ven 12 octobre 19h00 Salle HL
Passion / Svastika (Manji)
de Yasuzô Masumura
Japon/1964/90’/VOSTF/35mm
D’après le roman de Junichiro Tanizaki.
Avec Ayako Wakao, Kyôko Kishida, Yûsuke Kawazu, Eiji Funakoshi, Ken Mitsuda.
Une épouse délaissée par son mari avocat tombe amoureuse d’une femme.
Sam 25 août 19h00 Salle HL
Dim 23 septembre 19h00 Salle HL
[Le précipice] (Hyôheki)
de Yasuzô Masumura
Japon/1958/97’/VOSTF/35mm
D’après le roman de Yasushi Inoue.
Avec Kenji Sugawara, Fujiko Yamamoto, Hitomi Nozoe, Keizô Kawasaki, Ken Uehara.
Un homme trouve la mort dans une escalade. Accident ou homicide ? Son ami penche en faveur de l'homicide et mène sa
propre enquête.
Ven 24 août 19h00 Salle HL
Jeu 20 septembre 19h30 Salle GF
[les soeurs encombrantes] (Urusai Imôto tachi)
de Yasuzô Masumura
Japon/1961/95’/VOSTF/35mm
Avec Hiroshi Kawaguchi, Miki Nakasone, Kaneko Iwasaki, Kyôko Enami.
La vie dissolue de la jeunesse bourgeoise dans le quartier nocturne de Roppongi, au coeur de Tokyo, qui finit par rentrer
dans le rang tandis que les jeunes gens pauvres des bas quartiers tentent de vivre en rebelles de la société.
Sam 08 septembre 17h00 Salle GF
Mer 03 octobre 21h30 Salle GF
[le soldat yakuza] (Heitai yakuza)
de Yasuzô Masumura
Japon/1965/102’/VOSTF/35mm
Avec Shintarô Katsu, Takahiro Tamura, Eiko Taki, Keiko Awaji, Mikio Narita.
En 1943, dans une garnison de Mandchourie, un ancien yakuza furieusement indiscipliné et un intellectuel ancien objecteur
de conscience se lient d'amitié et tentent de déserter.
Sam 01 septembre 21h30 Salle GF
Ven 21 septembre 21h00 Salle HL
Tatouage (Irezumi)
de Yasuzô Masumura
Japon/1966/86’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Akio Hasegawa, Gaku Yamamoto, Kei Satô, Reiko Fujiwara.
Une jeune fille s’enfuit avec son amant et se réfugie chez un ami de la famille qui la vend à une maison de geishas.
Dim 26 août 19h00 Salle HL
Sam 22 septembre 19h00 Salle HL
[testaments de femmes] (Jokyô)
de Yasuzô Masumura, Kon Ichikawa et Kôzaburô Yoshimura
Japon/1960/100’/VOSTF/35mm
Avec Ayako Wakao, Hiroshi Kawaguchi, Jirô Tamiya, Sachiko Hidari, Fujiko Yamamoto.
Film à sketches dont Yasuzô Masumura a réalisé le premier segment intitulé « Mimi o kamitagaru onna » [la femme qui
veut mordre l'oreille]. Le second l'a été par Kon Ichikawa [la femme qui ne faisait pas de cadeaux] et le troisième par
Kôzaburô Yoshimura [la femme qui avait oublié d'aimer]. Trois portraits de la femme de l'après-guerre libérée et
dominatrice.
Jeu 30 août 21h00 Salle HL
Sam 29 septembre 21h00 Salle HL
[le train super express noir] (Kuro no chô tokkyû)
de Yasuzô Masumura
Japon/1964/94’/VOSTF/35mm
Avec Jirô Tamiya, Eiji Funakoshi, Yukiko Fuji, Daisuke Katô, Tatsuya Ishiguro.
Un petit agent immobilier de campagne est sollicité un jour par une étrange "société de développement" qui cherche à
acquérir dans sa région des terrains pour le compte d'un constructeur automobile.
Jeu 13 septembre 17h00 Salle HL
Dim 07 octobre 21h00 Salle HL
[un homme audacieux] (Futekina Otoko)
de Yasuzô Masumura
Japon/1958/85’/VOSTF/35mm
Avec Hiroshi Kawaguchi, Hitomi Nozoe, Kyôko Kishida, Eiji Funakoshi, Tomoo Nagai.
Un jeune voyou qui s'est déjà rendu coupable de nombreux forfaits est à nouveau condamné pour viol. A sa sortie de prison,
un an après, sa victime l'attend pour le tuer.
Mer 29 août 19h00 Salle HL
Jeu 20 septembre 21h30 Salle GF
[le vaurien : la guerre des territoires] (Akumyô nawabari arashi)
de Yasuzô Masumura
Japon/1974/104’/VOSTF/35mm
Avec Shintarô Katsu, Jôji Ai, Hideji Otaki, Ganjirô Nakamura, Taichi Kiwako.
Dans les années 30, un joueur se lance dans les combats de coqs et entre en conflit avec les yakuzas.
Dim 16 septembre 21h30 Salle GF
Sam 13 octobre 21h00 Salle HL
[la vie d’une femme] (Onna no Issho)
de Yasuzô Masumura
Japon/1962/92’/VOSTF/35mm
D'après l'oeuvre de Kaoru Morimoto.
Avec Machiko Kyô, Masaya Takahashi, Jirô Tamiya, Chieko Higashiyama, Junko Kanô.
Histoire de la vie d'une femme, Kei, entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle.
Dim 09 septembre 19h30 Salle GF
Sam 06 octobre 21h00 Salle HL
[vivre pour l’amour] (Koi ni inochi o)
de Yasuzô Masumura
Japon/1961/92’/VOSTF/35mm
Avec Jun Fujimaki, Kyôko Enami, Kenji Oyama, Mitsuko Mito, Jun Hamamura.
Un garçon est à la recherche de son père disparu. En menant sa propre enquête, il apprend toutes sortes d'étranges
rumeurs au sujet de son géniteur.
Ven 07 septembre 17h00 Salle GF
Dim 30 septembre 21h00 Salle HL
[la voiture d’essai noire] (Kuro no tesuto kâ)
de Yasuzô Masumura
Japon/1962/95’/VOSTF/16mm
Avec Jirô Tamiya, Junko Kanô, Eiji Funakoshi, Hideo Takamatsu, Ichirô Sugai.
Deux constructeurs de voitures s’espionnent mutuellement à la veille de la sortie de leurs nouveaux modèles de voiture de
sport.
Sam 01 septembre 17h00 Salle GF
Sam 06 octobre 19h00 Salle HL
Les titres entre crochets sont les traductions littérales des titres fournis par La Maison du Japon. Ces films n’ont jamais été distribués en France
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