Depuis quelques années, quelques mois surtout, on entend des
portes grincer, des vasistas s'entrouvrir. On cherche à forcer l'un des plus
beaux secrets de chacun, à étaler au grand jour ce qui par nature ne se résume
pas, ne s'explique pas, ses coups de coeur, ses amours. Les perceurs de
coffres-forts n'agissent pas dans la discrétion mais dans l'hypocrisie : ils
sont les rats de garde. Ce journalisme de trou de serrure n'a rien à nous
apprendre sur les capacités ou les limites de chacun. Oui ou non, le
responsable, qu'il soit politique, économique, syndical, journaliste, a-t-il du
talent, du courage ? Nous n 'avons pas besoin de savoir s'il est franc-maçon,
karatéka, cordon bleu, catholique, juif, ou protestant, homo ou hétérosexuel, ni
avec qui il couche... Certains journalistes surfent, hélas !, sur une vague qui
ne demandait qu'à s'engouffrer dans les brèches de digues qui s'effondrent.
Elles préservaient ce que l'on nomme dans ce domaine comme en d'autres une
exception culturelle bien française. Et c'est très bien comme ça.
Dans un rythme de roman-feuilleton du 19e siècle - l'intrigue
a lieu de 1836 à 1848 - un jeune Rastignac vit une histoire très romantique dans
un décor qui ne l'est pas moins: le Paris d'Emile de Girardin où l'on croise
Hugo, Dumas et Théophile Gautier
Trente nuits mauves, une par mois, et autant de femmes
fantasmatiques, d'héroïnes, avec qui l'auteur aurait aimé partager ces heures:
Antigone, Isabelle Adjani, Héloïse, Lou Andreas-Salomé, Juliette Drouet, Marie
Stuart, Béatrice (de Dante), etc. Une suite de portraits brossés avec talent,
émotion, brio et humour.
Le coup de gueule de Poivre d'Arvor contre les paparazzis,
cette "meute de charognards" qui lui gâchent la vie, lui et sa famille, depuis
plusieurs années. Il en a gros sur le coeur.
En janvier 1995, Patrick Poivre d'Arvor bouleversait des
millions de téléspectateurs en apparaissant à l'écran au lendemain du suicide de
sa fille Solenn. Déjà, dans Lettres à l'absente, il nous avait livré avec une
émouvante simplicité le dialogue d'un père et de sa fille anorexique. Ce livre
lui valut un abondant courrier dans lequel des malades, ou leurs proches, lui
disaient leur reconnaissance pour avoir témoigné de ce qu'ils vivaient. Avec la
même sincérité et la même pudeur, il nous dit ici ce que fut - ce qu'est
toujours - le deuil. Ces pages écrites au hasard d'un voyage en train, ou dans
les rares moments d'inaction d'un homme qui voulut se jeter dans le travail pour
éviter de souffrir, ont un inoubliable accent de vérité. " Si cette souffrance
qui a été la nôtre peut aider tous ceux qui ont été ou vont être confrontés à la
boulimie ou à l'anorexie ", écrit Véronique Poivre d'Arvor en préface, " alors
Solenn ne sera pas morte pour rien.
"Je ne sais quoi d'étrange et d'enchanté... ", disait
Baudelaire. Cet enchantement j'ai, à mon tour, envie de le léguer à d'autres
générations qui pourraient découvrir à travers ce livre - ou d'autres - que bien
des coeurs ont battu avant le leur et, le plus souvent, au rythme de vers
inoubliables. Voici une anthologie intime de ce qu'à mes yeux, les hommes ont
créé de plus sincère, en soupirant et en souffrant. N'est-ce pas souvent de la
douleur que naissent les chants désespérés dont on sait qu'ils sont parfois les
plus beaux, comme ce quatrain d'Aragon : Mon amour il ne reste plus Que les mots
notre rouge à lèvres Que les mots gelés où s'englue Le jour qui sans espoir se
lève
Porté en lui depuis longtemps, le premier roman de Patrick
Poivre d'Arvor est un roman d'amour. D'amour fou entre deux adolescents. À
l'écart de la comédie des adultes qu'ils récusent. Ils se jettent dans la plus
belle et la plus émouvante des aventures... comme des oiseaux contre une vitre
dans les couleurs de l'aube. Cette tendre et tragique histoire d'amour, chacun
de nous l'a vécue - ou rêvée. Ce premier roman écrit à dix-sept ans - un de ses
plus grands succès - est aujourd'hui adapté à la télévision
Comme des milliers d'adolescentes en France, Solenn, seize
ans, est atteinte d'anorexie mentale : une maladie d'origine psychologique qui
conduit le sujet à refuser toute alimentation, au point de mettre sa vie en
péril. Solenn est l'" absente " de cette bouleversante lettre ouverte, dans
laquelle Patrick Poivre d'Arvor, en marge de la vie trépidante d'un journaliste
vedette de la télévision, s'interroge inlassablement sur les causes, sur l'aide
aussi qu'il peut apporter à son enfant. Et dévoile la souffrance d'un père
par-delà son aura d'homme public.