L'Irrésolu - Patrick Poivre d'Arvor
Quel récit déprimant. L'auteur nous
présente des personnages qui mènent une vie instable et immorale. Conséquemment,
que peut-on attendre de la société dans laquelle ils les fait évoluer ? Les
personnages sont constamment en révolution contre leur gouvernement (eux-mêmes).
Le bouquet, pour dénoncer l'injustice du système qui l'a condamné, le personnage
principal (Victor) décide de se faire justice et place des bombes à des endroits
stratégiques en s'assurant qu'elles causeront le moins de dommages possibles aux
citoyens (quel grandeur d'âme pour un geste aussi incompréhensible). Ce livre
nous présente un peuple qui jacasse constamment à tort et à travers sur de
grands idéaux mais qui n'agit pas constructivement, le pays semble tout
désordonné. Conclusion: (1)heureusement, j'ai lu la version condensée.
(2)j'ai passé outre certains paragraphes surtout vers la fin puisqu'il
ajoutait à la confusion dans laquelle je me trouvais. (3)heureusement, je
n'ai pas payé le livre, il faisait partie des livres à donner d'une de nos
librairies. (4) l'auteur est plus cultivé et écrit beaucoup mieux que moi.
Pourquoi n'utilise-t-il pas sa créativité pour produire un oeuvre qui nous
inspire? Aout
2004
L'irrésolu a le mérite d'être construit comme le miroir de l'évolution du
personnage et le style change à mesure que le protagoniste s'engage et se
compromet. Ceci provoque une ambiguité concernant l'instance narrative et le
regard focalisateur. Cette confusion volontaire, travail d'une recherche
littéraire digne d'un grand écrivain, reflète de manière sous-jacente la double
personnalité de Patrick Poivre d'Arvor
. Celui-ci, bien qu'assez conformiste dans ses choix
professionnels, montre, à ceux qui savent y prêter attention, le souci de ne
jamais se laisser enfermer dans le formalisme petit-bourgeois de son
environnement. Il semble avoir à coeur de rester libre de ses choix, quelles
qu'en soient les conséquences, et de vivre le monde qui l'entoure avec une
sensibilité réceptive des plus subtiles nuances qui composent nos existences. Un
beau plaidoyer du mentir-vrai dans un monde relatif.Septembre
2003